‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource]Chapitre 342 sur 482 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

DES SIGiNES DES CARNOSITES 1.

Les carnosités sont conneuës par la sonde qui ne peut passer librement par le conduit de l'vrine, ains trouue

spécial, qu'elle peut ulcérer tout le canal de l'urètre, et qu'ainsi les caroncules peuvent occuper tout ce canal; — des plaies et des fractures, etc. Pour édifier le lecteur sur les causes que je passe sous silence, il suffira, je pense, de mentionner un écoulemciu sanieux descendant du foie ou du cerveau vers les reins et la vessie, etc.

' Reproduction littérale du chapitre 8 du liure Des chaudes-pisses.

A. Ferri consacre son 4» chapitre aux signes de la caroncule. Il s'attache d'abord à ceux qui feront reconnaître les causes étudiées dans le chapitre précédent; quant à

autant de fois résistance qu'il y a de carnosités : pareillement par la difficulté que le patient a en vrinanl. L'vrine sort grandement déliée, fourchue, ou detrauers : quelquesfois ne vient que goutte à goutte, auec grandes espreintes : de façon que le plus souuent le patient voulant vriner, est contraint d'aller à la selle, comme ceux qui ont vne pierre dans la vessie : d'auautage , après auoir pissé, demeure vne petite portion d'vrine derrière les carnosités : aussi fait la semence après le coït , en sorte que le patient en tel cas est contraint de comprimer le haut de sa verge pour faire sortir lesdites matières. Aucunesfois est aduenu à quelques-vns vne entière suppression d'vrine, qui leur a causé vne telle extension de la vessie, qu'il en ensuiuoit vne grande inflammation, et quelques apostemes en diuers lieux : dont l'vrine regorgeant en haut, puis après sortoit par plusieurs endroits, sçauoir, à l'enuiron du siège , par le perineum, les bourses , le penil, et les aines , ainsi que i'ai veu à plusieurs , qui est vn mal du tout incurable.

ceux de l'affection elle-même, voici tout ce qu'il se borne à dire :

« La preuve évidente de la présence d'une caroncule éminente, c'est l'écoulement de l'urine goutte à goutte, ou par un jet tortueux ou beaucoup plus délié que de coutume; mais le signe important pardessus tous les autres se tire de l'introduction d'une argalie, ou d'une sonde, ou d'un autre instrument; avec leur aide en effet, on reconnaît aisément qu'une chair excroissante ou un callus ferme le passage à l'urine. »

Le chapitre de Paré est manifestement bien supérieur.

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