DE LA SITVATION DE L'ENFANT AV VENTRE DE LA MERE
On ne peut bien descrire la vraye situation de l'enfant au ventre de sa mere : car véritablement ie l'aytrou-
' Ce chapi tre n'offre rien de bien nouveau ; Paré y a surtout suivi Rocsslin et P.uefT, mais il n'est pas aussi complet. Roesslin commence dans son premier chapitre par donner la figure de l'enfant daus l'utérus, les pieds en bas, la tète en haut, les mains sous les cuisses; au chapitre 2, il montre l'enfant étendu la tête en bas, puis étendu la tête en haut : la première position est celle de l'enfantement naturel; l'autre est proche du naturel. Et au chapitre 4, après avoir d'abord reproduit ces deuv positions, il rassemble 14 figures des positions contrenature. RuefT représente l'enfant accroupi dans son liv. i^', chap. 6, liv. 2, chup. 4, et liv. .3, chap, i ■ ces trois figures sont à peu prés semblables entre elles , mais différent beaucoup de celles de Roesslin, et notamment l'enfant a les mains relevées contre les oreilles. Dans ce même premier chap. du liv. 3, il montre l'enfant étendu la tète en bas, comme type de l'enfantement naturel ; et enfin son livre 4 est divisé en 15 chapitres, chacun pourvu d'une figure qui représente une position contre-nature ; la première de ces positions est celle de l'enfant debout, les bras contre le corps, et venant par les pieds; les I4 autres sont les mêmes et se suivent dans le même ordre que celles de Roesslin. Franco a aussi son chapitre 78 intitulé : De l'assiete et position de l'enfant dans la matrice; c'est toujours la même doctrine, seulement il n'y a pas de figures.
Quand je citerai Rueff dans mes notes, rç
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uée diuerse , tant aux femmes mortes qu'aux viues : aux mortes, en les disséquant promptement après qu'elles auoient iellé le dernier sou?pir : aux viues, lors que i'ay esté appellé pour les deliurer, Nature ne pouuant faire son deuoir : ayant la main en leur matrice, trouuois quelquesfois la teste de l'enfant en bas : autresfois en haut, et les pieds premiers: autresfois les fesses : autresfois les mains et les pieds ensemble >.
Et faut icy noter, que le petit fœtus ou embryon est tousiours trouué en figure spherique : mais alors que l'ame y est infuse, et à mesure qu'if croist , il se deueloppe , et eslend ses membres, et prend autre figure, comme tu vois par ces figures suiuantes
sera toujours d'après l'édition latine originale, Tiguri, 1564, dont je possède un très bel exemplaire; pour l'ouvrage de Roesslin, j'ai eu sous les yeux l'édition allemande primitive, dont j'ai parlé dans mon Iniroduclion p. ccvj; la traduction latine publiée à Francfort en 1532 par les soins de Christian Egenolph; et enfin la traduction française de 1536, sans nom d'auteur, atlribuée à Paul Bienassis. Les planches de l'édilion latine sont détestables; celles de l'édition française semblent absolument calquées sur cellesdel'édiiion allemande ; et les plus belles de toutes sont celles de Rueff, Les quatre figures de Paré ont été faites évidemment sur ces dernières, auxquelles elles élaient bien inférieures. Grâce au crayon de M. ChazaI, celles que nous mettrons cette fois sous les yeux du lecteur l'emportent infiniment sur toutes les autres, sans rien changer cependant aux rapports que l'auteur voulait représenter.
■ Les éditions de 1573, 1675 et I670ajoutent ici : Comme lu vois par ceste Jiyure. Le petit paragraphe qui suit a été ajouté en 1585.
'La première figure est copiéesurla 11-- du Livre 4 de Rueff, fol. 35 v.: seulement dans Rueff, la tête de l'enfant regarde à droite.
LE DÎX-ItVITtlÎME LtVftK,
Autresfois les genoux , au très fois vn seul pied , autresfois le dos : autresfois le ventre , les mains et les pieds en haut, comme tu vois par la
figure suiuaute'.
Cette figure est la 12« de Rueff, fol. 36
Autresfois les pieds escartés Vvn del'autre: autresfois vn seul bras, estant l'enfant hermaplirodile, comme lu vois par ceste figure
Aucuns iumeaux , dont l'vn d'iceux vient la teste première , et l'autre les pieds , comme tu peux voir par ceste figure^.
verso; seulement la lêle de l'enfant a changé de côté comme dans la précédente.
' Celte figure est la septième de Rueff, fol. 34 recto ; la lêle a toujours été changée de côté, et pour ne plus revenir sur ce point, il paraît que le graveur de Paré a copié sur le bois toutes les figures comme il les voyait sur le papier; ce qui à l'impression devait nécessairement produire la transposition indiquée.
- Cette figure est la quinzième de Rueff, fol. 37 verso. 11 faut dire que dans Rueff, comme auparavant dans Rocsslin , l'un des jumeaux empoigne le pied del'autre, ce que Paré avait fidèlement copié , cl ce qui a été corrigé par M. Chazal.
DE LA
Aux femmes mortes, lors que l'enfant estoit encore fort petit , les ay trouuésen figure ronde, ayans la teste sur les genoux , et les deux mains par dessous , et les talons contre les fesses, qui semble estre la plus vraye et naturelle silualion de l'enfant 1; d'auantage, ie proteste en auoir trouué vn (ayant ouuert la mere promptemenl estant decedée) situé de son long , la face vers le ciel, et encore viuant, ayant les mains ioiotes: et partant nul ne peut donner règle certaine de la situation des enfans aux ventres de leurs mères.