‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource]Chapitre 403 sur 482 · SES MAMMELLES ET DE LA POITRINE DE JLA NOVRRICE · texte numérisé non relu

SES MAMMELLES ET DE LA POITRINE DE JLA NOVRRICE

Elle doit auoir la poitrine large, et les mammelles assez grosses , et non lascbes et pendantes , moyennes entre dures et molles : car celles qui ont une moyenne fermeté, digèrent mieux le laict de leur chaleur naturelle, laquelle est tousiours plus forte en vne chair ferme , pleine de veines et artères , apparentes par dehors, qu'en vne chair lasche et mollasse : celles qui ont vne moyenne grosseur, comprennent le laict suffisamment pour le nourrissement de l'enfant : et celles qui sont dures et serrées , ont le laict quasi estouffé : parquoy il flue difficilement quand l'enfant le succe et tire. D'abondant l'enfant imprime lebout de son nez à la mammelte : la trouuant trop dure se fasche , et ne veut teter, et quelquesfois en dénient camus : et aussi les molles et lascbes n'ont point la vertu lactifiante assez forte. Pareillement les bou ts des mammelles ne doiuent eslre cachés ne retirés au dedans, par-ce que l'enfant ne le.s pourroit succer qu'à bien grande peine : ny trop gros , à raison qu'ils rempliroient la bouche <le l'enfant, qui seroit cause qu'il ne pourroit •bien au aller'.

éditions de 1673, 1675 et 1579; le dernier paragraphe est de 1585.

' Celte lin de phrase : n>j trop gros, etc., a élé ajoutée en 1579.

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