DES MOYENS DE SVRVENIR A L'ENFANT, LA MERE MORTE
Ors'iladuenoit que la femme grosse d'enfant fust en agonie, ou aux efforts de la mort, qui se peut connoistre par les signes cy deuant déclarés , faut que le chirurgien se trouue prest et
* Monsieur louberl. — A. P. — Tout ce dernier paragraphe, avec la citation qui s'y rapporte, a été ajouté en 1579.
' Ce chapitre, comme le précédent, est en grande partie extrait de Za manière de extraire les enfans, etc. Franco en a fait son chapitre 87 inliluié : La manière tirer l'enfant quand la mere est aux traits de la moc«. Voyez ci-devant page 631. Ni Rocssiin ni UuelV n'ont traité ce sujet.
UE LA GENERATfON
appareillé à ouurir subit la femme, après le dernier souspir de la mort, à fin de sauner l'enfant, s'il est possible : et ne faut auoir confidence à la bâillonner, et tenir sa bouche et parties g-enitales ouuerles, pour donner air et esprit à l'enfant estant dans le ventre de sa mere et encor inuolué dedans les membranes, veu que ledit enfant estant au ventre de sa mere n'a son air que par les mouuemens de l'artere ombilicale ». Et la mere decedée, ses poulmons ne font plus leur action, qui estoit attirer l'air extérieur par la bouclie, et le conduire par la trachée artère aux poulmons, et d'iceux au cœur par l'artere vénale, et du cœur par la grande artère aux artères de la matrice, et d'icelles
par les cotylédons, qui sont au cho-
lion ou arriere-faix , et d'iceux à
l'ombilic de l'enfant par l'artere ombilicale, et de là aux artères iliaques,
puis au cœur, et d'iceluy à toutes les
parties de l'enfant. Parquoy la mere
estant decedée, tous ces mouuemens
cessent, dont ne pourra plusreceuoir
ny attirer aucunement l'air par l'ou-
uerture de la bouche et parties génitales de la mere estant morte : et par
conséquent le mouuement naturel du
cœur dudit enfant cesseroit en brief,
après que la femme auroit rendu
l'esprit. Parquoy si tost qu'elle aura
expiré et ietté le dernier soupir, la
faut ouurir en diligence, et ne se fier
aucunement ausdites ouuertures.
Et quant à l'ouuerlure de la femme
grosse decedée, pour extraire l'enfant, elle doit estre commencée près
le cartilage nommé xiphoïde, ou po-
mum granatum, en louant le cuir et
muscles du ventre elle péritoine en
' Beau discours comme l'eiifani autre son airestanlauvenire de samere. — A, P. — 1676.
figure d'escusson, en euitant bien de faire apertion des intestins : puis subit on incisera la matrice, la leuant en haut, de peur qu'en faisant l'incision on ne touche du rasoir à l'enfant, lequel trouueras nager aux aquosités susdites, et souuent le nombril entortillé au col , ou aux bras et iambes.
Faite l'ouuerture, le dit enfant ne se meut pas tousiours, pour l'oppression et la debilitation et faute des esprits et vertus qu'il n'aura receuës à suffisance, à cause du decés de la mere. Parquoy de prime face semblera aux assislans qu'il n'aura nulle vie: ce que connoistras véritablement en touchant et tastant son ombilic, auquel sentiraspousser et battre l'artere ombilicale, s'il a vie : aussi que si tost qu'il aura senti l'air, mouuera tout eu vn coup aucuns de ses membres. Or si tu connois que ses vertus et forces soient débiles, faut bien euiter de lier et séparer l'ombilic d'auec l'arriere-faix, à cause que le dit enfant peut attirer et receuoir chaleur et quelque reste d'esprits contenus encore audit arriere-fail : parquoy le poseras sus le ventre de l'enfant, et le laisseras iusques à ce que la chaleur soit exhalée : car par ce moyen seras cause d'augmenter ses vertus, et par conséquent d'allonger sa vie!
Mais là où ledit enfant seroit fort, alors pourras lier subit ledit ombilic, comme nous auons dit cy dessus, et au reste laisser l'enfant à Dieu et aux femmes, qui luy feront ce que nous auons escrit '.
' Après avoir copié ce chapitre, Franco décrit sous le titre : Autre procédure, une manière de faire un peu diflérente, dont le trait le plus saillant consiste, après la première incision faite au péritoine, à le sou-
7l8 LE DIX-HVI'
Ce qu'il faul faire lors que la sage femme a dilacoré et rompu le péri- «eum
Et s'il aduenoit, comme quelques- Ibis se fait, que par la violence d'auoir tiré l'enfant, on eust dilaceré les parties génitales de la mere, et que •des deux trous il s'en fust fait vn, alors il faudra faire quelques points d'aiguille pour réunir ce qui seroit contre Nature séparé, et traiter la playe selon l'art. Et lorsque tel accident adulent, est yn grand desastre à la pauure femme, parce que si elle reuient à estre grosse après, et que son heure soit venue d'enfanter, ses parties génitales ne se peuuent assez suffisamment dilater pour donner passage à l'enfant, à cause de la cicatrice : parquoy on est contraint la couper vn peu, puis la dilacerer, à raison que l'vnion se fait mieux, ou autrement la femme ne pourroit ia-
lever avec les doigts repliés au-dessous , pour éviter les intestins. Comme la mère est morte, cette précaution n'a pas grande importance ; et, en général, Franco n'a pas été aussi bien inspiré pour les accouchements que pour la chirurgie proprement dite.
Guillemeau dit avoir fait l'opération césarienne sur le mort, en présence de Paré :
« l'ay fait telle opération à quelques femmes fort heureusement, et entre autres à madame Le Maire, accompagné de M. Philippes, mon oncle : et à madame Pasquier , soudain après qu'elle fut deccdee , presens monsieur Paré, et le curé de Sainet-Andrôdes-Arts. » L'heureux accouch. Liu ii, ch. 28; 1621 , p. 304.
' J'ai mis en titre cette note marginale , atln d'appeler l'attention du lecteur sur ce passage perdu dans un chapitre où on ne serait guère tenté de l'aller chercher, et où l'on trouve cependant le premier conseil et la première exécution de la suture du périnée.
ÉME LIVRE,
mais accoucher : ce que i'ay fait à deux en ceste ville de Paris.
Or ie m'csmerueille comme d'aucuns veulent aflermer auoir veu des femmes auxquelles, pour extraire leurs enfans, on leur auoit incisé le venlre, non seulement une fois, mais plusieurs' : car telle chose par raison m'est du fout impossible à croire, attendu que pour donner issue à l'enfanl, il fan droit faire vnegrande playe aux muscles de l'épigastre, et pareillement à la matrice, laquelle estant imbue de grande quantité de sang, et y faisant vue diuision si grande, il y auroit vne très grande hemorrbagie, dont la mort s'ensuiuroit. D'auantage après auoir consolidé la playe, la cicatrice ne permettroit après à la matrice de se dilater pour porter enfant. 11 y a encores d'autres accidens qui en pourroient aduenir, et le pis, vne mort subite à la mere : et partant ie ne conseilleray iamais de faire tel œuure, où il y a si grand péril, sans nul espoir 2.
I L'édition de 1673 disait en cet endroit : [Si cela csl vray il peut aire) si est ce que cela m'est du tout impossible à croire, etc.
' Ce dernier paragraphe est en quelque sorte l'origine d'un des meilleurs livres du xvi" siècle ; je veux parler de l'Hysterolomotokie de Roussel , qui fut composée pour répondre au défi de Paré.
II semble que Paré n'ait pas fait preuve en cette circonstance d'autant de soumission à la voix de l'expérience, que lorsqu'il s'agissait de la diduction de la symphyse pubienne. En ell'et le livre de Rousset avait paru dès 1581 ; il avait été écrit pour le convaincre de la possibilité de l'opération, et la démonstration ne pouvait cire plus claire: Koussct rapporte dix observations, pour plusieurs desquelles il avait lui-même vu les malades. Comme l'édition française de son livre csl rare, je reproduirai le commencement de son Avis au lecteur.
DE LA GENERATION. r^ig
par superfelalion : ce qui se proime
CHAPlTliE XXXIX.
DE LA SVPERFETATION , c'eST-A-DIKE CONCEPTION IIEÏTERÉE OV SVP.EN- GENDKÉE.
Quand la femme a deux ou trois ou plusieurs enfans, et cijacun d'iceux sont distincts et séparés, ayanscliacun leurarriere-faix, il y a superfetalion : mais s'ils sont trouués enueloppés en vn seul, seront engendrés par vne grande quantité de semence, et non
où il parle de ses discussions avec Paré.
«le n'auois entrepris ( Amy Lecteur) au commencement, que démettre en escritvne simple histoire, et quelques petites disputes, que monsieur Paré et moy auions par cydeuant amiablement eues ensemble sur l'enfantement, que ieluy baptisois du nom de cœsarien ; et ce en sliie françois, duquel il vse plus volontiers en ses conférences et escritures. Mais après que la veue de mon allégué luy eust descouuert la vérité du faict historial , et que la probabilité de mes raisons sembloit luy auoir persuadé, ce qu'il lenoit pour impossible ; ie deliberay de n'en escrire rien du tout. » Traiué nouueaa de l'Iiijsleroiomolokie ou enfanieinenl cœsarien, par Françoys Roussel, médecin. Paris 1581. On peut remarquer dans ce court passage deux points et virgules (;), ce qui fait remonter l'usage de ce signe beaucoup plus haut que je n'avais dit dans mon Introduction. J'aurai peut-être occasion de revenir sur ce point.
Mais pour revenir à notre objet, on voit donc que Roussel s'imaginait avoir converti Paré à son opinion. Qui ne l'eût cru do mcme.taprès dix observations I Et d'un autre côté, si l'on songe que Paré, en 1579, se tenait, par raison, convaincu du contraire, et qu'il a conservé celte manière de dire en 1585, il ne paraît pas pouvoir échapper au reproche d'avoir, pour cette fois au moins, préféré la raison à l'expérience. Mais un pas- ,
par les raisons qui s'ensuiuent. Galien au liure des Facultés nalurcUes^ et au liure de semine, nous enseigne, que toul ainsi qu'après que nous auons pris nostre repas, l'estomach vient à se retirer de telle sorte que, comme auec les deux mains, il tient de tous costés enuironnées les viandes qui sont au dedans, pour peu qu'il en ait, à tin de les cuire et altérer pour la génération du cbyle, de sorte que lesdits alimens ne peuuent eslre esibranlés çà et là, pour la compression faite par le susdit estomacli (Galien
sage fort curieux de Guillemeau nous donnera la véritable raison de celte apparente opiniâtreté :
« Aucuns tiennent que telle section césarienne se peut et doit practiquer (la femme estant viuante) en vn fascheux accouchement : ce que ie ne puis conseiller de faire, pour i'auoir experimcnlé par deux fois, en la présence de Monsieur Paré, et veu pi-actiquer à messieurs Yiarl, Brunei, Charbonnel, chirurgiens fort experts : et sans auoir rien obmis à la faire dexlremenl et méthodiquement : Toulcsfois de cinq femmes ausquel- Ics telle opération a esté faite, il n'en esl rcschappé aucune : le sçay ce que l'on peut mettre en auanl qu'il y en a qui ont esté sauuees : mais quand cela seroil arrivé, il le faut pluslost admirer que practiquer ou imiter : d'yne seule arondelle on ne peut iuger le printemps, ny d'vne seule expérience l'on ne peut faire vne science.
» y/presque Monsieur Paré nous l'eut fait expérimenter, et voyant que le succès en esioii malheureux, ils'esi désisté et rétracté de ceste opération, ensemble nostre Collège des Chirurgiens iurezà Paris, et la plus saine partie des Docteurs I\egens en la Faculté de médecine à Paris: lorsque ceste question fut suffisamment agi lee par feu monsieur Marchand, en ses deux déclamations qu'il flt lorsqu'il eut ccsl honneur de passer Chirurgien iuré à Paris. » {L'heureux accouchement, iiu. Ii, chap. 28; 1621, p. 307.)
7î20 LE DIX-HVr
entend de l'eslomach des personnes sains, non malades): de mesme veut-il estre fait en la matrice, après l'eiection de la semence de l'homme et de la femme. Car de tous coslés la matrice vient se serrer, et se comprime le plus qu'elle peut, pour retenir lesdiles semences en vn, en quelle quantité qu'elles soient, de sorte qu'vne partie de la semence ne peut estre retenue en l'vn costé de la matrice, ny l'autre en l'autre, pour faire deux fœtus d'vn coït et d'vne mesme semence, couuerts de plusieurs arriere-faix :
et moins trois, ou quatre ou plus , comme il s'en trouue par fois : attendu que la matrice des femmes n'a nulles sinuosités ou réceptacles, comme ont les bestes, qui conçoiuent plusieurs fœtus à vne fois : autrement faudroit dire la semence n' estre de tous costés comprimée et serrée par ladite matrice, ce qui seroif contreuenir au dire des anciens : ioinl aussi qu'en l'espace vuide il seroitnecessairement contenu de l'air, par lequel la vertu g-eneratiue des semences seroit muée et altérée. Mais comme il est aisé à voir les deux, ou trois, ou plus ou moins, fœtus enueloppés de diuers arrierefaix, c'est-à-dire, non gémeaux, seront engendrés comme s'ensuit. Supposé que pour ce iourd'huy l'homme aye conneu la femme de telle sorte, que de ce soit ensuiui génération, laquelle, comme nous monstre Arislote et Galien, se fait en un moment : aussi tost que la semence fertile de tous deux a esté receuë dedans la mati-ice, aduient qu'elle n'est fermée si exactement et eslroitement qu'elle ne s'ouure quelque temps après, si l'homme de rechef se ioint auec la femme, et que tous deux reiettent semence fertile : et lors se fera nouuelle genera-
lEME LIVRE ,
tion c'est-à-dire, superfetation : car Supcrfelation n'est autre chose qu'vne seconde conception, soauoir lorsque la femme ja grosse vient de rechef à conceuoir: et telle est l'opinion d'Hippocrate, au liure qu'il a lait de la Superfetation.
Quant à l'occasion et cause pour laquelle l'vterus jaclos par le moyen de la première conception, vient de rechef à se r'ouurir, icelle est diuersement rencontrée. Quelques-vns disent que l'vterus après la conception par diuers interualles de temps s'ouure, pour se vuider de certains excremens qui s'amassent en iceluy : que si lors il aduient que l'homme s'accouple auec la femme, la superfetation auoir lieu. Autres disent que l'vterus, ou de soy pour estre trop friand et amoureux (selon la diuersité du tempérament) ou pour estre trop amoureusement chatoiiillé par l'homme en l'accouplement, esguillonné d'vn appétit comme enragé, par l'extrémité du plaisir et volupté qu'il sent lors (car le propre de volupté est ouurir etlascher, comme de fascherie fermer et restraiudre) se r'ouure de rechef, po ur receuoir et embrasser la semence virile, dont se fait superfetation et seconde conception : opinion qui me semble fort vray-semblable. Car ainsi voyons-nous souuent le repas pris, et par conséquent Testomach fermé, iceluy se r'ouurir, non pour toutes viandes, mais pour celles qui sont de meilleur goust, et propres pour le remettre et esguillonner de rechef en appétit 2 : ce que mesme n'aduient à
• Le paragraphe s'arrêtait ici en 1573 ; le reste est de 1575, de môme que le long paragraphe qui suit immédialcmenl.
^ Belle et facile comparaison. — A, P.
DE LA Gl
toutes personnes, mais à celles seulement qui sont , comme l'on dit, de plus grande vie : non plus que la super feta lion n'a pas lieu en toutes femmes, mais seulement en celles de plus friande et amoureuse nature.
Or la semence peut estre ietlée à deux ou trois fois, ou plus, par interualle de temps, c'est-à-dire, entre la première et la seconcle copulation :
ce que recite Pline ' , qu'vne femme fit vn enfant qui auoit neuf mois, et vn autre qui n'en auoit que cinq, tous deux d'vne ventrée : et dit d'auantage qu'vne femme accoucha de deux enfans, dont l'vn ressembloit à son mary, et l'autre à son paillard : aussi dit que Proconnesia esclaue conceut en vn iour deux enfans, l'vn de son seigneur, et l'autre de son procureur, chacun retirant à son père.
Rousset dil auoir veu vne femme qui accoucha d'vn second enfant , trois semaines après vn autre accouchement, dont elle estoit ja releuée^ :
' Lib. 7, cap. 2.
2 Histoire de Roussel, en son liure de l'enfanlemeni Cesarien. — A. P. — Ce paragraphe a été écrit en 1585, ou plutôt refondu et amplifié sur le texte primitif ; et cependant celui-ci mérite d'être reproduit, attendu que Paré appelle en témoignage sa propre expérience .
« Or, i'ay encor à dire pour prouuer qu'il se faict superfetation , c'est qu'autant qu'il y aura d'enfans autant se trouueront d'arrirrcfais : et est vraysemblable que si la conception ne se faisoit qu'en vne seule fois, n'y faudroit aussi qu'vn arriérerais, mais autant qu'il y a d'enfans (s'ilz ne sont iumeaux , et ne s'entretiennent), autant il y a d'arrierefais : ie le scay pour les auoir veus plusieurs foys séparés l'vntj de L'autre. Or c'est chose monstrueuse, etc. »
Ce texte existe encore en 1579j seulement augmenté de l'histoire de la femme d'Alexandrie, qui avait été ajoutée en 1575.
EUATION.
qui est bien pour prouuer qu'il se fait superfetation. Et ceux qui sont conceus par superfetation, sont cniieloppés chacun de leur arrierefaix, tellement qu'il y a autant d'arrière faix que d'enfans : au contraire des enfans gémeaux , d'autant qu'ils sont conceus d'vne raesme semence, d'vn mesme coït, et en mesme instant : aussi sont-ils couuerts et enueloppés d'vn mesme arriere-faix. El tout ainsi que les superfetations ne sont conceuës en vn mesme temps , aussi ne sont-iJs enfantés en mesme temps :
par ainsi comme le temps de la conception en a esté diuers , aussi le temps de l'accouchement en sera diuers. Or la superfetation ne se peut faire, sinon depuis le premier iour de la première conception , iusque au quarantième , et non plus outre :
parce que la matrice estant occupée du fœtus, qui commence à croistre, ne permet pas qu'il y ait place suffisante en la matrice pour receuoir vn nouueau fœtus. Vne femme d'Alexandrie fut veuë à Rome , du temps d'Adrian, auoir cinq fils, desquels le cinquième estoit né quarante iours après les quatre nés en mesme temps.
Or c'est chose monstrueuse quand la femme porte plusieurs enfans, veu que Nature ne luy a donné que deux mammeiles : toutesfois il y en a qui en portent plusieurs, comme nous dirons cy-apres'.
L'entrée de la matrice aux vierges et femmes grosses , et en celle qui'ne porte plus, est semblable au gland de la verge de l'homme : mais en celles qui sont prestes d'accoucher et celles qui sont recentement accouchées,
' Ici se termine le chapitre dans les premières éditions ; le dernier paragraphe a été ajouté en 1585.
722 LE DIX-HVr
est tellement estendue et ouuerle, qu'il n'y demeure aucune apparence d'entrée ny gland : car on n'y voit qn'vn creux presque par tout égal , depuis le fond de la matrice iusqu'à la partie honteuse. Geste entrée se serre fort estroitement depuis la conception : toutesfois elle s'ouure quand elle reçoit la semence, ou la iette hors , ou les menstrues et certaines aquosités, et autres excremens.