‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource]Chapitre 438 sur 482 · CHAPITRE LIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE LIX

POVRQVOY NATVRE A FAIT QVE LA FEMME A VN FLVX MENSTRVAL».

Or Nature a fait que la femme a vn tlux menstrual, pourautant que Dieu l'a créée pour estre compagnie à l'homme, et aussi pour luy seruir de suiet et champ fertile à la génération des indiuidus. A esté aussi soigneux de la nourriture du petit enfant conceu et formé en la matrice de la femme : aussi a composé la femme de tempérament froid et humide, à ce qu'elle peust amasser suffisante quantité de sang superflu, appellé sang menstrual, non seulement pour la nourriture de son corps, mais aussi pour s'en seruir à nourrir l'enfant, et luy donner accroissement tout le temps qu'il y seroit : mesmement pour d'iceluy sang conuerti en laict és mammelles, donner aliment quelque espace de temps à l'enfant estant sorti du ventre de la mere. Qu'il soit vray, ce sang menstruel ne commence à paroistre aux femmes que lors qu'elles sont capables d'estre mariées et porter enfans, qui est en l'aage de quatorze, quinze,et seize ans, et cesse à celles qui approchent de quarante et Cinquante ans.

1 Ce chapitre n'existait pas dans les premières éditions; il a été publié pour la première fois en 1686.

On trouve quelquefois écrit menstruel dans le texte do Paré; mais cela est si rare, et toutes les éditions originales sont si unanimes que J'ai dU adopter menurual.

INERATION. ^C)^

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