DES PLAYES EN PA.11TICVLIER
OU intérieures , les doigts de la main se doiuent tenir demi-flechis , en mettant dedans la main une pelote ou compresse. Car si on les tient droits et non courbés, ils demeureront quasi impuissans en leur action , qui est de prendre. Et aduenant que la main demeurast demi-flechie après la curation, le malade s'en pourra encores aider à prendre diuers instruments, comme vue espée,picque, hallebarde, la bride d'vn chenal, et faire autres actions delà main.
S'il y a playe en la iointure de la hanche, on la doit tellement situer, que la teste de l'os femoris ne sorte hors de sa place, qui se fera par bonnes compresses et ligatures. Le malade se tiendra couché sur le dos.
Quand la playe commencera à se consolider, on fera mouuoir l'os femoris dedans sa boëtte, à ûn qu'il ne se face vne conionction de la teste dudit os contre la cauité de l'os Ischion , comme nous auons dit qu'il falloit faire du bras.
Si la playe est faite en la iointure du genoiiil, on fera tenir la iambe du malade toute droite : car il ne pourroit bien cheminer après , parce qu'il demeureroit boiteux i.
» Le traité de 1573 donnait un tout autre conseil :
« Si la playe est faicte en la ioincture du genouil, on fera tenir la iambe du malade non droicle, mais vn peu courbée, car si elle demeurait droite il ne pourrait bien cheminer •■ aussi si elle estait trop ployée, le malade serait fort boiteux , partant sera tenue vn peu fléchie ». pag. 600.
Les iointures du pied et des orteils vulnerés , seront tenues droites , et non courbées et fléchies : autrement l'on no marcheroil pas bien.
El pour le dire en vn mot, la situation de la iambe et du pied, est toute différente à celle du bras et de la main ».