‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource]Chapitre 78 sur 482 · COMMENT IL FAVT PROCEDER POVR TIRER LES FLECHES ROMPVES · texte numérisé non relu

COMMENT IL FAVT PROCEDER POVR TIRER LES FLECHES ROMPVES

Mais si le fer est d'aduenture rompu de telle sorte, qu'on ne le puisse prendre auec les susdites tenailles , soit

de l'édition de 1652. En môme temps que les tenailles à vis, dont l'objet est le môme que celui des deux instruments précédents, cette édition de 1652, et après elle toutes les autres , donnent la figure du bec de corbin (imrbé, qui a une destination toute dill'érente. Je dois dire d'abord que cette dénomination ne me paraît pas juste ; et il suflit de comparer cet instrument, d'une part aux ûcwxbecs de corbin représentés aux pages 147 et 224 de ce volume, d'autre part au bec de t/nte droit de la page 148 pour être convaincu qii'il mériterait bien mieux d'être appelé hrc de grue que bec de corbin. Toutefois il y a vne telle confusion dans tous ces instruments rostriformes , que plus d'une fois, comme nous en voyons ici un exemple, on donna à l'un le nom de l'autre; et je n'ai point voulu corriger le texte pour si peu de chose.

Mais si j'avais laissé réunis le bec de corbin et les tenailles à viz , je n'aurais su où placer le paragraphe qui donne les signes ] nur connoislre oie est le fer. J'ai donc séparé les deux instruments , entre lesquels se casait naturellement ce passage.

Le peiii crochet qui vient ensuite est une addition de l'édition de 16G4; il était parfaitement à sa place, de même que le paragraphe qui le suit et qui date de 1652.

' Cette phrase jetée là sans liaison avec ce qui précède et ce qui suit, se lit pour la première fois dans l'édition de 1685,

tiré , si possible est , auec le bec de Grue ou de Corbin, on autres instrumens propres, qui ont esté dépeints cydeuant'.

Et si le fust est rompu si près du fer, qu'on ne puisse auoir prise audit fer ny au fust auec le bec de Grue, alors faudra l'extraire auecques le Tirefond de harquebuse .- car s'il s'insère dedans le plomb , à plus forte raison il entrera bien dedans le bois. Pareillement si le fer estoit barbelé, ainsi que souuent est le fer des flèches Angloises, lors, s'il est possible, le conuient pousser outre la partie avec un instrument propre : car par ce moyen l'on euitera plus grand dan ger, pource qu'en le tirant , les barbillons pourroient rompre tant les nerfs que les veines, artères, et autres parties. Ce que soingneusement on doit euiter.

Pour-ce est-il meilleur de faire vne contr'ouuerture de l'autre part à l'endroit du fer, et le mettre hors en poussant outre, supposé qu'il y eust petite espaisseur à inciser : car par ce moyen et en moindre danger la playe qui aura double issue, l'vne par deuant , et l'autre par derrière , se guérira plustost, à raison qu'on y peut appliquer remèdes d'une part et d'autre , et aussi qu'elle se monditiera mieux.

Au contraire , si le fer ayant barbil-

1 Ce premier paragraphe se lisait déjà , sauf quelques légères dill'érences, dans l'édition de 1545 : sa rédaction nouvelle est celle' de l'édition de 1562. J'observerai seulement que ces deux éditions donnaient ici les figures du bec de grue droit et du bec de corbin; et qu'à partir de celle de 16G4 ces deux figures ont été retranchées de ce chapitre pour être reportées au chapitre 4 des Plages d'iiarqiiebases, parmi les instruments propres à l'extraction des balles.

Tout le reste de ce chapitre se retrouve également dans l'édition de 1545.

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