‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource]Chapitre 92 sur 482 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

DES MEDICAMENS CHAVDS ET ATTRAC- TIFS, QVI OSTENT LA DOVLEVR ET INFLAMMATION ^.

Le feu tient le premier lieu aux petites brusleures. Quand on approche

1 Ce chapitre se retrouve en germe dans l'édition de 1545; en voici le texte, qui a été à peu près exactement reproduit dans celles de 1652 et 15G4.

« La cure des combustions faictes par poudre à canon, metaulx, huiles, eaue, feu, ou d'aultres matières, ne diffère qu'en la seulle quantité de la combustion. L'action du feu faisant combustion, laisse à la partie intemperature chaulde, condense le cuir le rendant dur, cause grande douleur, qui est cause de faire fluer les humeurs des parties prochaines et loingtaines , les conuerlissant en aquosités séreuses excitant vessies : ainsi par multiplication de cause, et accroissement de matière, s'augmente l'inflammation non seulement neuf iours, comme disent les vulgaires, mais quelques foys plus longtemps, aulcunes foys moins, selon la diuersité des corps, qui est tant que la douleur soit sedéc, et la lluxion cessée : et debuons lors tendre nostre pouuoir à estaindre l'igncité délaissée par l'action du feu imprimée en la partie combuste. » — Après quoi il passe de suite à son cataplasme d'oignons. Celte opinion des vulgaires se retrouve également combattue au chapitre suivant.

* Tout ce chapitre se lisait déjà , et même

2o4 LE Dixii^::

le lieu briislc contio vne chandelle, ou chardon ardent, et le tient-on assez longuement, on voit par expérience que cesfe chaleur attire à soy ce que le feu auoit délaissé de sa qualité, dont procedoit la douleur : et est par ce moyen le vray alexitere et contre-poison du mal qu'il auoit fait.

Autre remède , c'est d'appliquer subit oignons cruds, pilés avec un peu de sel. Et est à noter, qu'il ne les fautappliquers'ilyauoit vlcere,par-ce qu'ils causeroient douleur, et feroient augmentation d'inflammation :-cequi ne se fait où le cuir est demeuré entier sans estre escorché , mais prohibent qu'il ne se procrée bubes ou vessies : et à celte occasion Hippocrates s'en sert pour faire tomber les escarres. Et quant aux parties circonuoisines, est vtile y appliquer remèdes refrigerans ^ le sçay que plusieurs n'ayans encores experimeu i é ce remède des oignons, considéré leur qualité chaude, contemneront l'application d'iceux, voulans disputer les maladies estre curées par leurs contraires, et que combustion est faite par chaleur :

parquoy pour sa cure demande remèdes froids. Ton tes fois s'ils veulent ouïr la raison, ils comprendront.

L'apparente probation de l'vtilité des oignons au premier appareil des combuslions.

Les oignons, comme dit Galien, sont chauds au quatrième degré: dont tant

avec plus d'étendue en 1545, 1652 et 16G4. Je noterai les choses relranchées.

' L'édition de 1545 dit medicamens froids, repercussifz , et elle ajoute : comme vnguent de liiliarfje appellé nuiriium , ou de bolo , ou auUre.s de semblable J'acullé. — L'édition de 1575 parle seulement de medicamens refrigerans , comme ceux desquels nous auoiis parlé cy dessus.

K LIVRE

s'en faut qu'ils contrarient aux combustions, que plustost doiuent estre cause de l'augmenter : parquoy n'y peuuent commodément estre appliqués. Or nonobstant que telle raison ait quelque apparence de probabilité, toutesfois l'expérience, raison, et autorité nous en demonstrent le contraire : ce que i'ay veu plusieurs fois par expérience

Et par raison se peut prouuer , que les oignons sont chauds potenliellement, et actuellement humides : ainsi par leur température chaude rarifient, et par leur humidité actuelle relaxent le cuir : par ce moyen attirent, consomment, tarissent, et seichent l'humeur ja flué : ce faisant prohibent les vessies : qui est aussi la raison pourquoyil est bon, promptement qu'on est bruslé, d'approcher la partie du feu 2.

1 L'édition de 1545 dit ici :

« Premièrement i'ai veu par expérience lesdits oignons auoirfaitmerueilles : spécialement lorsquepensay en Piedmont plusieurs souldards, lesquelz furent bruslés par vne traynée de poudre à canon laquelle auoient faicle les ennemys à l'assaultdu chasleau de Veillaine : et vous puis asseurer, que là ou ie peux appliquer des oignons pilés en la manière prescrite, n'y veint aulcunes vessies ny pustules, comme fcist es aultres, ausquek ledit remède ne fut appliqué, (fol. 52, v.) » L'édition de 1575 conserve encore ce passage; mais celte première édition contient en outre le conseil d'appliquer les oignons, tout subit au prenner appareil, et non plus.

^L'édition de 1545 contient ici un long passage conservé encore dans celles de 1552 et 15G4.

« Ce que me semble ne nous debuoir estre plus admirable , que la consyderation des besles vénéneuses, lesquelles pour la contrariété qu'elles ont aucc nostre corps de toute leur substance , par vne sculle morsure , ou bien petit de leur saliue , en bricf temps nous estent la vie : auquel péril n'a

DfiS CONTVSIONS , COMBVSTIONS ET GANGRENES.

Par autorilé, Galien me persuade i au cinquième liure des Simp'cs , comme les maladies ne sont tousiours guéries par contraires qualités , mais aucunesfois par semblables : combien que toute curation soit faite par contrariété, prenant contrariété largement. Ce que manifestement appert aux phlegmons, qui sont souuentesfois curés par médicaments résolutifs, lesquels en euacuant la matière les curent.

Parquoy i'ose conclure l'application des oignons es'.re commode au commencement des brusleures , non toutesfois escorcfaées ou vlcerées.

Autres remèdes pour prohiber les vessies '.

Prenez lienle de chenal toute récente , et soit fricassée en huile de noix, ou huile rosat, et soit appliquée sur le lieu bruslé.

Il faut renouu aller ces remèdes trois ou quatre fois le iour, et la nuit, s'il y a grande douleur,

Autre.

Prenez huile de noix, feuilles de sureau, ou d'hiebles, cuites en ladite huile, et soient pilées, y adioustant vn peu de sel , et appliqué comme dessus.

peu estre inuenté plus seur et meilleur remède, ((ue prendre icelles bestes, les piler et appliquer au vulnere et lieu auquel ont im[)riraé leur saliuc virulente, qui sont choses assés occultes et quasi non subiectes à raison. A cette cause nous estimons vn souuerain ayde pour les blessés du crocodile, ou laisard, lost après appliquerau vulnere la gresse dudict laisard ou crocodile. Semblablement à ceulx qui ont esté mords ou picqués d'vng vipère ou escorpion : icelles bestes pilées et appliquées comme dicl est, sont pour scuucrain remède. Ce que Galien nous enseigne comme oracle delphic, en son libure de Theriach ad Pisonem. » Fol. 53.

' Ce titre était celui d'un chapitre spécial dans l'édition de 1575, réuni au précédent dans toutes les éditions postérieures.

Autre,

Prenez chaux esteinte, et lauée par six fois, puluerisée, et incorporée auec onguent rosat.

Autre.

Prenez fueilles de iarus, autrement vit de chien, fueilles de sauge, pilées auec vn peu de sel.

Autre.

Prenez colle des menuisiers , fondue en eau chaude, en double vaisseau, et en appliquez auec vne plume sur la partie brusiée.

Et si par ces remèdes on ne peut tant faire qu'il ne s'y face quelques vessies , les faudra couper aussi tost qu'elles seront esleuées : pource que l'humeur retenu sous icelles acquiert vne acrimonie qui corrode la chair, qui cause vlceres caues. Ainsi par multiplication de cause et accroissement de matière s'augmente l'inflammation, non seulement neuf iours (selon les vulgaires ) mais quelquesfois plus long temps , et aucune fois moins, selon la diuersilé des corps, et aussi tant que la douleur soit sedée, et la fluxion arrestée.

Si la brusleure estoitsi grande qu'elle eust fait escarre , on la fera tomber par remèdes remolliens et humectans, comme axunges, huiles, beurre, auec un peu d'onguent basilicum, ou cest onguent.

Mucilag.psillij et cydoniorum ana § , iv. Gummi tragacanti 5 . ij.

Exlrahantur cum aqua parielariœ, olei lilior. 3 • 'j-

Cera; nouîB quantum suH".

Fiat vnguentum molle.

Et sur les escorcheures ou vlceres seront appliqués remèdes propres à telles vlceres, lesquels n'auront nulli^ acrimonie , comme vnguenti albi rasis camphorati , dcsiccatiuum rubeum ,

onguent rosat auquel il n'y entre point de vinaigre, ou milrUum, fait comme cesluy

I Toutes les formules qui précèdent ne datent que de l'édition de 1576 ; celle de 1545 conseille bien encore l'onguent suivant, niais dans d'autres circonstances. Voici son texte suivi à peu de chose près par celles de 1552 «tJ664.

« Parquoy j'ose conclure l'application des oignons, comme il a esté predict, estre commode au commancement des combustions:

niais au second appareil et aullres suiuans ne les y faitli applicquer, mais est vtile pour osier l'intemperature chaulde l'vnguentappellé nulriium principalement dispensé en la forme qui s'ensuyt. »

Suit la formule de l'onguent ; puis il ajoute :

« Et là ou il y auroit vessies, les fauldroit incontinent couper, et sur les excoriations vser de l'vngueot qui s'ensuyt. »

Alors vient la formule bwy ri receniis ; puis la suivante qui a été retranchée plus tard.

'if. Olei vitellorum ouorum 3 . iij.

Olei de papauere g . ij.

Lithargyri auri, cerussœ, plumbi vsti et loti, tuthiae lotœ ana o-j- Aquoe plantaginis etsolani ana §. ij. fi. Vnguenti popul., albi rasis ana § . j. C . Contundantur omnia simul in mortario plumbeo , fiât linimentum vt decet.

Après quoi arrive la formule de l'Hôtel- Dieu.

II faut ajouter qu'à la suite de la formule butyri receniis , etc. , l'édition de 1564 en donnait une autre pour la même intention, c'est-à-dire pour les brusleures excoriées.

Vnguenti albi rasis, camphorati et vnguenti ros. ana § . iij.

Malaxentur simul, fiât vnguentum.

Et enfin après la formule donnée plus haut dans celte note : Olei vitellorum, etc. ^ les éditions de 1552 et 15G4 ajoutaient la manière de J'iiire ilmile d'œufs, qui a été également retranchée depuis.

« Ledit oleum ouorum se fait ainsi. Faut

LE DIXIEME LIVBE

UIJ.

Lithargyri aurei 5 Olei rosati g . iij.

Olei de papauere 5 . ij Aqua; solani vcl succi.

§• ij.

et plantag. ana

Vnguenti popul. g . iiij.

Camphora; 3. j, Fiat vnguent. in mortario plumbeo secundum artem.

yfutre.

Prenez huile d'œufs battue en vn mortier de plomb : aussi chaux viue lauée par neuf fois, puis incorporée auec onguent rosat ou beurre frais sans sel, et quelque nombre de moyeux d'œufs durcis.

Ou,

Tf. Butyri receniis sine sale vstulati et colati 5. vj.

Vitellorum ouorum iiij.

Cerusae lotae in aqua plantag. vel rosa-

rum § . fi .

TuliiB similiter lotae 3. iij.

Plumbi vsti et loli 3. ij.

Misceantur omnia simul, fiât linimentum vl decet.

Et faudra augmenter ou diminuer la desiccalion de l'vlcere selon qu'on verra estre besoin.

Autre.

"}{.. Corticis sambuci viridis et olei rosati ana H), j,

Bulliant simul lento igne , postea colentur, et adde

Olei ouorum § . iiij.

Pul. cerusœ et tuliae praeparataî ana § . j. Cerœ albœ quant, sufficit, Fiat vnguentum molle secundum artem.

prendre 40 œufs fraiz, et les faire fort cuire en eaue , puis prendre les moyeufs et les comminuer, et eh après les mettre cuire dedans vnepoille de terre vernisée ou plombée, et les tenir sur vn petit feu iusques à ce que l'on voirra qu'ilz se conuerlissenl en humidité : puis les faut mettre en vne presse, et les espraindre comme l'on fait l'huile d'amandes. Cestc huile sede à raerueillé les douleurs, et deterge médiocrement. »

DJ;S CO!N'lV;'IONS , COMIl

Autre pour le visatjc

Jl faut prendre de la pommade 5 . ij. Mucilage de psyllion tiré en eau rose 3 . j. Camphre 3 . j.

Sperme de baleine 3. ij.

r,t soil fait onguent.

S'il y auoit vne grande chaleur et (louleur,on prendra suc de iusquianie, ioubarde, ciguë, fueille de nénuphar, de chacun tant qu'il sera besoin , beurre frais, ou huile rosat : puis incorporez le tout dans une escuelle sur vn rechaut : et soit appliqué sur la brusleure, et reuouuellé souuent.

Onguent pour les taches des grains de poudre à canon.

a:.Vnguenti citrinirecenler dispensât! 5 .ij. Olei rosati 3 . fi .

Incorporentur, et fiât linimentum.

Autre qui a vertu d'appaiser la douleur.

Prenez mo5 eufs d'œufs cinq ou six, et soient incorporés auec mucilages de semence de lin , de psyllium et de coings, et renouuellés souuent.

Autre.

1^. Mucagin. sem. Uni , psyllij et cydonio. exlract. in aqua rosa. vel communi, addendo camph. parum.

Et à fin que ce remède ne se deseiche trop subitement , faut adiouster vn peu d'huile rosat.

Autre , dont les Dames de VHoslel-Dieu de Paris vsent aux bnisleures ^.

"If. Lardi conscissi per frusta ffi. j.

Liquéfiât in aqua rosar. deinde coleturper rarum linteum, etfrigidum lauelur

' Celte formule, avec celle qui suit, cl Vonguent pour les tacites ont été ajoutés en \^>Hb.

2 Celle formule n'a pas toujours porté le même litre. En 1545 et J552 l'auteur disait seulement : Pareillement plusieurs approuuent pour singulier remède cestuy, lequel ay cogneu tel par expérience.

En 1564 il mettait en marge : Singulier

STIONS lir GANGHENIÎS. aÔ'"^'

quater cum aqua iusquiam. vel alterlus generis eiusdem, deinde cum eo incorporentur vitelli ouorum récent, num.

viij. fiât vnguentum

Lorsqu'il y a grande douleur, comme adulent tousiours à telles vlceres , l'on doit mettre dessus de la toile de crespe, à fin que lorsqu'on les essuyé, on ne les touche à nud : et au trauers

remède pour les combustions. Duquel on vse ordinairement à l'Hoslel-Dieu de Paris. Celte note fut retranchée en 1575, et ce n'est qu'à partir de 1579 que la formule a été annoncée sous le titre qu'on lit encore aujourd'hui.

1 Toute la fin de ce chapitre manque dans les éditions de 1545, 1652 et 15G4; mais en revanche après cette formule elles donnent des détails qui manquent dans toutes les autres : voici le texte de celle de 1545, fol. 55 : « Duquel fault estandre sur vn linge et l'appliquer sur la combustion vlcerée, consyderant diligemment si ledict vlcere est purulent et sordide; car lors nécessité seroit y adiousterpouldres des mineraulx ingrédients es susdictz vnguenls. Quant à la quantité ie ne la puis descripre sans estre taxé auec ceulx que Galien dict chausser toutes personnes sur vne seule forme : donc ie laisse la quantité d'icelles pouldres à la prudente coniecture du chirurgien, bien congnoissant que la quantité des médicaments ne se peult rationnellement descripre : tant pour la diuersilé des dispositions que des températures des corps et parties d'iceulx : ny aussi le temps de l'application, comme plusieurs foys a esté dict. Gai. au d. Des simples, appreuuc applicquer de l'ancre (duquel on escripl) aux vlceres faicles par combustion, dequoy estant à la guerre, me faisoit grand estime vn chirurgien, me cerlifianll'auoir expérimenté cl en auoir faict de belles cures : et lenoit ledict ancre pour vn grand secret, toutes foys ie ne l'experimcnlay iaiiiais. »

Les mots en italique ont élé retranchés dès l'édition de 1552.

Immédiatement après ce passage, les trois petites éditions en contenaient vn autre qui dans les éditions complètes a été reporté, au moins quant au sens, au chapitre suivant;

io8

LE DIXIEME LIVRE

de la dite toile crespe la sanie sort librement, et les remèdes y entrent pareillement : ce faisant le malade est grandement soulagé de la douleur, à cause qu'en essuyant la sanie on ne touche à nud l'vlcere.

D'auantage faut bien garder, que si les brusleures sont faites aux palpebres, ou aux léures, ou entre les doigts, ou à la gorge, ou sous les aisselles , ou aux jarrets , ou au pi y des bras, qu'icelles parties ne se ioignent lesvnes contre les autres : partant on y pouruoira en bien situant les parmais comme la rédaction diffère notablement, je vnis la reproduire ici d'après l'édition primitive de 1545.

« Etlàou il seroit besoingde deterger, fauldra vser des delersifz subséquents en y applicquantaulcune des pouldres ingredientes, escriptes aux susdicts vnguents des combustions.

2C Syrupj rosati vnc. iiij.

Terebint. lotae in aqua hordei vnc. iij. Aloes lotae drachm. ij.

Farinae hordei vnc. semis.

Incorporentur omnia simul et fiât mundificaliuum.

» Ce faict , si on voit que Nature tende à cicatriser l'vlcere, le fault lauer d'eaue de plantaing, en laquelle on aura fait boullir vn petit d'alun : ou on prendra de l'eaue , en laquelle aura trempé cbaux, qui auparauant seroit lauée par huict foys: puis y faire cuire coriic. gmnat. cum alumine rocliœ : la quantité sera selon le iugement du chirurgien. Apres l'ablution fault applicquer telle poudre cicatrisante.

-if/rmlit: prœparata;, litharg. auri, cerussa;, gallarum combuslar. et lotarum ana vnc. vnam :

« Ue laquelle en soit mys sur l'vleere pour cicatriser. »

Après ceci, l'édition de 1545 passait de suite à l'histoire des combustions profondes qui fait l'objet du chapitre suivant; mais

lies bruslées, et mettant tousiours quelques linges entre deux

le ne veux icy mettre en arrière , que la poudre à canon enflammée pénètre en la chair, sans quelquesfois vlcerer le cuir : ce qui aduieni pour sa ténuité et subtilité. Elle demeure de telle façon au profond d'icelle chair, qu'elle n'eu peut aucunement estre ostée : en sorte qu'ayant essayé à l'en tirer par tous les moyens qu'il m'a esté possible , comme auec vesicaloires , scarifications et cornets appliqués dessus , ce neantmoins la teinture et marque d'icelle y est demeurée, tout ainsi que l'on voit les caractères ou lettres qu'on a fait aux esclaues y demeurer à iamais , quelque chose qu'on y puisse fau-e.

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