‹ Œuvres complètes d'ʹElisa Mercœur de NantesChapitre 43 sur 46 · LA SIGNATURE · texte numérisé non relu

LA SIGNATURE

Tout aemUe coooourir à la prospérité et à ragrandissemeat de la France. Louis XI a fait des traités avec tous ses Toisiua ; le duc de Bretagne est devenu son allié depuis la mort du duc de Boui^ogne; Marguerite d'Anjou lui a cédé tous ses droits sur la Pro* Tençe.

Si le crime et le parjure pouvaient assurer le bonheur, rien ne manquerait au bonheur

de Louis XI , car le parjure et le crime lui sont soumis. Il pensionne des traîtres , fait disparaître ceux dont il craint l'indiscrétion. L'abbé de Saint-Jean-d'Angely a été trouvé étranglé dans sa prison le lendemain du jour où le duc de Bretagne a signé son traité avec Louis XI. Louis a fait enlever les pièces du procès de Fabbé de Saint-Jean-d'Angely, et les a brûlées ; il a donné des charges et des^ sommes considérables à ceux qui lui ont remis ces preuves irrécusables de son crime...

Louis , malgré sa prudence , manque de tact ; il pouvait réunir la Bourgogne à la France , en mariant le dauphin à Marie de Boui^ôgne ; et Louis a manqué ce mariage , dans la crainte que le dauphin devint trop puissant , et Marie a épousé Maximilien.

Louis XI , toujours défiant et inquieti veut changer sa signature, parce qu'il prétend que le duc d'Autriche la contrefait ; mais le conseil qu'il a assemblé pour lui f^ire part de son projet lui représente le danger qu'il y aurait à la changer, à cause des traités^

qu'il a signés , et que d'ailleurs rien n'empêcherait que l'on ne contrefit la dernière comme la première , si toutefois elle l'a été ; qu'il vaut mieux faire contre-signer par un secrétaire tout ce qu'il signera , et Louis renonce à changer sa signature.

(Eiposé da plan du chapitre XXXII qui devait faire partie d«

LoaitXïet le Séniéietin.)

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