‹ Œuvres complètes d'Étienne JouyChapitre 10 sur 72 · PREMIER PROCES. XXV · texte numérisé non relu

PREMIER PROCES. XXV

glais; ils apportaient pour réponse qne Taniiral, touché de la situation critique des Toulonnais, saisirait avec empressement loccasion de leur fournir tous les secours en son pouvoir, pourvu qu'il reconnût la possibilité de le faire sans compromettre les intérêts de son roi, et même ceux des habitants de Toulon , par une démarche dont l'issue paraissait encore incertaine; que néanmoins il desirait qu'il lui fût envoyé de nouveaux députés expressément chargés de traiter avec lui , et d'arrêter les plans et les projets convenables à la circonstance. La joie fut complète et générale sitôt qu'on entrevit une lueur d'espérance d'échapper aux persécutions de Robespierre et à sa vengeance. On choisit aussitôt des députés, on leur donne les pouvoirs nécessaires en leur traçant une partie des principales conditions y et il fut presque unanimement convenu que la France se trouvant dans l'état actuel des choses, sous un régime oppress^eur, sans gouvernement, sans constitution, puisque la représentation nationale avait, par le fait, disparu, et n'existait plus, il était convenable de revenir à une constitution qui avait été jurée par LA NATION ENTIÈRE , adoptée par une représentation LÉGALE , et sanctionnée par le roi ; qu'à cet effet il serait ojfert à l'amiral anglais de lui remettre la ville et le port de Toulon, et ses dépendances, pour les occuper au nom du roi légitime de France , avec le régime de la constitution arrêtée par [assemblée na-

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