CHANT PREMIER
Ci>ur plénière (Ji'Elfride , reine d'Angleterre, et veuve de Ch(^rébert , roi de Paris. Emma et Blanche, filles d'Elfride et de Cliérébert. Dunstan , Engist, Os vrai , Althor, seigneurs anglais. Raoul, Albert son frère, leur sœur Isaure, Charles^ Roger, Jule, Raymond, jeunes Fran^;ais attachés à ElfVide. Chasse à l'ëpervier. Alkent, Odon, Rénistbal ,. seigneurs anglais, fidèles à l'ancien culte dos Saxons. Chasse au faucon. Jule et Olfide. Chasse du taureau sauvage. Simulacres de combats. Défi de Rénistbal à Iule.
Grave Clio, que m'offrent tes annales.'*
De longs discords, des tempêtes rivales ,
L'ambition secouant les rtals',
Ici les pleurs, là le chant des combats ,
Des conquérans l'interminable histoire,
La force injuste , et des lauriers sans gloire, v
De loin en loin Lrrillent dans ce ehaos
Quelques bons rois , appui de la faiblesse,
Quelques jours purs , présent de la sagesse,
Et que suivront des orages nouveaux.
Cjio , souvent à ta fierté qui lasse
De ta rivale on préfère la grâce.
Vous êtes sœurs ; conserve donc tes traits ;
Mtûs permets-lui d'égayer leur tristesse,
Et de mêler à tes sombres cyprès
Le doux éclat des roses du Permesse.
Point de leçons; asse;^ et trop iiislrtiils,
Les fleui s pour nous valent mieux que 1er, fruits.
Voici des fleurs, je veux dire des femmes,
Fleurs de plaisir et même de raison.
Si le Français mérite encor ce nom,
Il aime , honore et chantera les dames.