PORTRAIT
Zélis est aimable et jolie :
On lui ironve, de loin, im air de voiiipté. De près, c'est bien Yéuns, mais Vénus assoupie; L'àrue et l'expression yianqueul à sa beauté. Le travail d'exister accable sa paresse. Sa langueur, quelquefois, ressemble à laleudresse.
Et dans sa langueur elle plait.
Un long sommeil fait sou bonheur suprêm2.
En vous jurant qu'elle vous aime.
Eu vous disant l'iiecre qu'il est ,
Son ton sera toujours le méaie.
Si je peignais Zélis, sous mes crayons nouveaux
S'élèverait une ile solitaire, Inaccessible au bruit, chère au dieu du repos. Un fleuve, avec lenteur, y traînerait ses flots;
Jamais l'Aquilon téméraire N'oserait y troubler la surface des eaux;
Zepbvre même v soulflernit à peine.
Su»' le gazon qui couvrirait la plaine
Je sè(nerais des lis et des pavots.
Les ruisseaux couleraient, mais Sdus aucun murmure. De tranquilles amans, couchés sur la verdure, Dans lems molle.î olnnsons rediraient leurs plaisirs. Lcn rejjrels ni les soins, l'espoir ni les désu's.
Ne troubleraient 1« sommeil de Icuràme:
Jaui'iis î'AiiiuiM :''v serait une ilimme.
Sur un autel de marbre on y ferait dos vœux Au Dieu du calme et du silence; Zéliâ régnerait dans ces lieux , Et son nom serait l'Indoleace.
Fl^' DU TOaiE rUFJHER.