‹ uvres complètes d'Évariste Parny, poète célèbreChapitre 104 sur 174 · AU COMTE DE SCHOWALOW · texte numérisé non relu

AU COMTE DE SCHOWALOW

Je l'avais juré, mais en vain , De cliercîiei Théocrite aux cliamps de la Sicile , De niouiller de mes pleurs le tombeau de Virgile, FA d'aller à Tibur, un Hjrace à la main ,

Boire à la source fortunée Qui coulait autrefois sous le nom d'Albuuée. J'ai relu cet écrit par la raisc-u dicté, Où des nouveaux Romains vous peignez la fcii;' -

El du voyage d'Italie

Vos vers heureux m'ont dégoûté.

Que verrais.je eu effet sur ce Tibre vanté .-• Les temples du sénat transformés en conclave -, ^ Des marbres dispersés l'aulique majesté ,

Monumeus de la liberté

Au milieu d'un périple d'esclaves.

De ce peuple avili détournons nos. regards; Fuyons aussi Paris, tributaire de Rome; Allons, volons plutôt vers ces nouveaux rempaî î.i Où déjà la laison rend tous ses droits à l'homme Je les verrai ces lieux que foui aimer vos vers. Oui , je veux avec vous traverser les déserts

De la froide Scandinavie.

Parle sauvage aspect de ces sonjbres b« aulés

Mwi 1 ej;ar<ls lon§-tem])5 attristés

Se fiveiout enfin sur les champs de Rusaif.

De Catherine alors vous direz les travaux.

Les iravaux créateurs, les bienfaits, le geuiu.

Et vous la placerez au-dessus des liéros. A ces discours de politique.

Mêlant de plus joyeux propos, Vous répandrez le sel atiique,

Le sel de la raison, mortel pour les cai^ots.

Voltaire vous légua ce secret que j'ignore.

Nous rirons avec lui du pape et des enfers;

Sur les Romains bénis vous redirez vos vers, Et je croirai l'eùtendre encore.

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