AU COMTE DE SCHOWALOW
Je l'avais juré, mais en vain , De cliercîiei Théocrite aux cliamps de la Sicile , De niouiller de mes pleurs le tombeau de Virgile, FA d'aller à Tibur, un Hjrace à la main ,
Boire à la source fortunée Qui coulait autrefois sous le nom d'Albuuée. J'ai relu cet écrit par la raisc-u dicté, Où des nouveaux Romains vous peignez la fcii;' -
El du voyage d'Italie
Vos vers heureux m'ont dégoûté.
Que verrais.je eu effet sur ce Tibre vanté .-• Les temples du sénat transformés en conclave -, ^ Des marbres dispersés l'aulique majesté ,
Monumeus de la liberté
Au milieu d'un périple d'esclaves.
De ce peuple avili détournons nos. regards; Fuyons aussi Paris, tributaire de Rome; Allons, volons plutôt vers ces nouveaux rempaî î.i Où déjà la laison rend tous ses droits à l'homme Je les verrai ces lieux que foui aimer vos vers. Oui , je veux avec vous traverser les déserts
De la froide Scandinavie.
Parle sauvage aspect de ces sonjbres b« aulés
Mwi 1 ej;ar<ls lon§-tem])5 attristés
Se fiveiout enfin sur les champs de Rusaif.
De Catherine alors vous direz les travaux.
Les iravaux créateurs, les bienfaits, le geuiu.
Et vous la placerez au-dessus des liéros. A ces discours de politique.
Mêlant de plus joyeux propos, Vous répandrez le sel atiique,
Le sel de la raison, mortel pour les cai^ots.
Voltaire vous légua ce secret que j'ignore.
Nous rirons avec lui du pape et des enfers;
Sur les Romains bénis vous redirez vos vers, Et je croirai l'eùtendre encore.