‹ uvres complètes d'Évariste Parny, poète célèbreChapitre 141 sur 174 · A UN JEUNE POÈTE · texte numérisé non relu

A UN JEUNE POÈTE

Je n'ai point fermé la carrière; Non : si la lyre des Amours A perdu sa douceur première, C'est qu'elle chante pour des sourds.

J'ai vu la Cythère française , La véritable ; et, n'en déplaise A monseigneur le Nouveau-Ton , Elle en eut un presque aussi bon.

Mais de Corbeaux une volée, Deux, trois, toutes, à qui mieux mieux , Vinrent s'ébattre dans ces lieux, Et de Philomèle troublée Cessa le chant mélodieux.

Près de Flore faible et craintive , Le triste et rampant limaçon Crut imiter du papillon L'inconstance brillante et vive.

Flore elle-même quelquefois Oublia ses antiques droits.

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