‹ uvres complètes d'Évariste Parny, poète célèbreChapitre 29 sur 174 · A M. DE F · texte numérisé non relu

A M. DE F

Corrigé par tes beaux discours , J'avais ré-olu d'être sage ; Et, dans un accès de courage Je •ongédiais les Amours

Et les chimères du bel à^e.

La nuit vint; un profond sommeil Ferma mes paupières tranquilles :

Tous mes songes, purs et faciles, Promettaient un sage réveil.

Mais quand l'Aurore impatiente, Blanchissant Tombre de la nuit, A la nature renaissante Annonça le jour qui la suit, L'Amour vint s'offrir à ma vue.

Le sourire le plus charmant Errait sur sa bouche ing.înue ; Je le reconnus aisément.

Il s'approcha de mou oreille.

Tu dors, me dil-il doucement; Et tandis que ton cœur sommeille, L'heure s'éccuie' incessamment.

Ici-])as tout se renouvelle; L'homme seul vieillit sans retour; Son existence n'est qu'un jour.

Suivi d'une nuit éternelle.

Mais encor trop long sans amour. »

A ces r.i0ts j'ouvris la paupière.

Adieu, sagesse; adieu, projets.

Revenez, enfaus de Cythère; Je suis plus faible que jamais.

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