TABLEAU IV
LR SEIIN.
Justine reçoit son ami Dans un cabinet solitaire.
Sans doute il sera téméraire?
Oui ; mais seulement à demi :
On jouit alors qu'on diffère.
Il voit, il compte mille appas.
Et Justine était sans alarmes; Son ignorance ne sait pas A quoi serviront tant de charmes Il soupire et lui tend les bras ;
Elle y vole avec confiance ; Simple encore et sans prévoyance, Elle est aussi sans embarras.
Modérant l'ardeur qui le presse, Valsin dévoile avec lenteur Un sein dont l'aimable Jeunesse / Venait d'achever la rondeur ; Sur des lis il y voit la rose ; Il en suit le léger contour ; Sa bouche avide s'y repose; Il réchauffe de son amour ; Et tout-à-coup sa main folâtre Enveloppe un globe charmant.
Dont jamais les veux d'un amant IN'avaient même entrevu l'albâtre.
C'est ainsi qu'à la volupté Valsin préparait la beauté Qui par lui se laissait conduire :
Il savait prendre un long détour. Heureux qui s'instruit en amour, Et plus heureux qui peut instruire î