‹ uvres complètes d'Évariste Parny, poète célèbreChapitre 88 sur 174 · TABLEAU XVIII · texte numérisé non relu

TABLEAU XVIII

« Ma fidélité conjugale

Trop long-temps regretta Tithon;

Trop long-temps j'ai pleuré Céphale,

Égi* et le jeune Orion.

La douleur flétrirait mes charmes.

Revenez , amoureux désirs?

Les roses naissent de mes larmes;

Elles naîtront de oes plaisirs. >-

A ces mots, la galante Aurore

De Myrtis, qui sommeille encore ,

Hâte le paresseux réveil.

Elle a quitté son char vermeil.

Sur sa tête brille une étoile.

Un safran pur et précieux

Coloia sa robe et son voile.

L'amour est peint dans ses beaux yeux.

i/bumble lit du berger limid,e

La reçoit; ô douces faveurs !

Sous elle le feuillage aride

Renaît et la couvre de llcurs.

Iji LES DEGUISEMENS DE VENUS.

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