‹ uvres complètes d'Évariste Parny, poète célèbreChapitre 92 sur 174 · H L hS l>kr, l J SK ATEWS DE VKNl' S · texte numérisé non relu

H L hS l>kr, l J SK ATEWS DE VKNl' S

TABLEAU XXHI.

Viens, jeune et charrnaute Iheouc.

— Non; Junou peut-être t'attend:

Jamais sou orguiil ue pardonne.

— Qu'in^porte? — Fuià. — Uu seul instant:

— Demain je tiendrai mes promesses.

— Je brûle des feu^. du désir; Viens ; la beauté fait les déesses.

— Et qui fait les dieux. ^ — Le plai'^ir.

TABLKAU XXÎV,

Myrtis devant Junon i'iuclintv Un diadème radietix, De pourpre un manteau précieux- Un iceptre dans sa main divine , Annoncent la reine des cicux.

Au juge que sa \oix rassure Elle abauQcnue sa ceinture Ta ses superbes vètcmens :

Sans voiles et sans ornemens , La nudité fait sa parure.

Xlors sur des coussins épais Que l'or et la perle enrichissent.

Et qui légèrement fléchissent , Le berger placî ses attraits.

Ses regards troublent la déesse.

Elle soupçonne de Pallas La ruse et la Jouce faiblesse! * A Mvitis elle ouvre se^ bras ,

LES DE<>i;iSi:,MEXS DE VÉNUS. {,[} Sourit de sa vive caresse.

Et prudente elle répétait :

-On me croit sage; sois discret.-

TABLEAU XXY.

Du haut des airs qu'elle colore, La jeune Iris descend encore.

Myrtis la reçoit dans ses bras.

Elle se livre à ses caresses.

Et pourtant elle dit tout bas:

« Si je tarde , les deux déesses Pourront croire... Séparons-nous- ► Suivent des baisers longs et doux.

" Je ne puis prononcer entre elles Dit enfin le berî,ei . — Pourquoi.^ — Également elles so-it belles; Et la plus aimable, c'est toi. »

TABLEAU XXYL

Rêveuse et doucement émue.

Elle arrive dans le bosquet

Où de Vénus est la statue,

A ses pieds dépose un bouquet ,

Et dit : « O Cypris, je t'implore;

Protège moi contre ton fils.

Pour lui je suis trop jeune encore.

Je ne veu.x point aimer Myrtis. >>

Quelques jours après sa jeunesse

De l'amour craint moins les (Inure-jrs.

A()i} LES DEGUISEMENS DE VENUS.

D'un feslon de rnyrte et de fleurs Elle couronne la Déesse, Disant : « Vois mon trouble secret ; J'aime , appreuds-moi comment on plait.

Elleievieut, et le sourire Ouvre sa bouche qui soupire :

«< 11 m'aime, ô propice Vénus!

Seule à ses regards je suis belle ; Mais je reiix par quelque refus Irriter sa flamme nouvelle. »

Une guirlande sous sa main Se déploie; et de la statue, Que le ciseau fit belle et nue, Elle couvrait... Mvrtis soudain Du feuillage sort, «t s'écrie • « 'Se coxmt rien, ma jeune amie; Crains Vénus. »> Sans force et sans voix , Elle rougit, chancelle, glisse; Et la guirlande protectrice Reste inutile entre ses doigts.

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