uvres complètes de A.-F. Ozanam
La belle préface ilc M. J. J. Ainpcro a appiis aux Icclcurs dos (Hhtvrcs complèli's qu'oulic les travaux réunis par les soins de sc.> amis, M. Ozanam laissait euLore uu «^rand Mondjie de uutcs inédites, (Vétaiont les matériaux des livies ((u'il voulait écrire et pu])lier plus lai'd, les iVa^meuts inachevés de cette grande hi>toire de la littérature et de la civilisation aux temps barbares dont il voulait cmbiasser l'ensemble dans une série d'ouvrages distincts, mais unis par une même pen-^'^e. Parmi ces œuvres projetées figurait une Iraduction de la Divine Comédie^ accompagnée d'un commentaire (jui eût résumé les longues études cpi'il av;iit consacrées à son poëte favori. Nous donnons au public le Punjatoirt% la seule partie «pii soit terminée. Encore ce mot ne peut-il s'appliquer (pi'à la traduction ellemême, dont la fidélité, la force, l'élégance ont paru aux juges les plus coujpétenls surpasser les nombreux essais tentés récemment pour faire comprendre dans notre langue les vers du poëte florentin, sans leui' enlever leur énergique précision et leur ricbesse d'imag('>. D.ins uu commerce journalier et presjpie quotidien avec Dante, M. Ozanam avait acquis ce (pie j'ap[iellerai volontiers le sens spécial de son auteur, celte intuition rapide et sûre de la traduction la plus convenable |)our rendre une pensée dont il pénétrait si bien le secret.
Nous avons laissé le commentiiire sous la lorme de notes, tel qu'il fut écrit pour de? leçons d'explication professées à la Sorbonue. On >ail que M. Ozanum avait coutume de fiiie en quelque sorte l'é-