‹ uvres complètes de A.-F. OzanamChapitre 2 sur 45 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

el de sou éloquence, appréciera, dans un jugement général sur l'écrivain et sur l'homme, l'œuvre et l'action religieuses d'Ozanam. Ici il s'agit seulement de sou œuvre historique et littéraire.

On a désiré qu'un de ses amis, auquel il aimait à confier ses projets d'ouvrage et qui l'avait suivi dans sa carrière déjà si brillante avec un intérêt que la différence des âges autorisait à prendre un caractère presque paternel, on a désiré que cet ami, expressément désigné par Ozanam pour être consulté touchant l'emploi qui serait fait de ses manuscrits, s'occupât de leur publication. C'est lui qui, à ce titre, va donner quelques renseignements sur cette publication, sur les différents ouvrages dont elle se compose, lesquels, je ne saurais trop le redire, dans l'intention de l'auteur devaient constituer un tout, être un livre. Ce livre, intitulé Histoire de la civilisation aux temps barbares, aurait été formé par la réunion d'un certain nombre d'écrits différents quant à la forme et au cadre, mais intimement hés par l'unité du sujet et de l'idée. Plusieurs ont été entièrement terminés; il reste, de plus, parmi les manuscrits d'Ozanam, des leçons sténographiées et un grand nombre de notes très-développées pour des cours qu'il a professés à la Sorbonne. Je vais dire dans quel ordre il voulait disposer ces précieux matériaux. Mais d'abord, pour avoir une notion vraie de la tache qu'il avait entrepris d'accomplir, il faut le .

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laisser parler lui-inènic. Dans une lettre à M. Foisset, magistrat, qui est un écrivain savant et habile, auquel il demandait de vouloir bien rendre compte de son ouvrage sur les origines germaniques, et, comme il disait, d'être le parrain de ses Gcrtiiains, de ses barbares, dans celte lettre Ozanam exposait succinctement, mais avec la netteté qui était un des caractères de son esprit, le but qu'il voulait atteindre et indiquait les chemins par où il comptait passer.

•20 j.mvior 1848.

« ....Mes deux essais, sur Dan te et sur les Germains, « sont pour moi comme les deux jalons extrêmes d'un « travail dont j'ai déjà fait une partie de mes leçons a publiques, et que je voudrais reprendre pour le com- « pléter. Ce serait l'histoire littéraire des temps l>ar- « bares, l'histoire des lettres, et par conséquent do la « civilisation, depuis la décadence latine et les prc- « miers commencements du génie chrétien jusqu'à la « fin du treizième siècle. J'en ferais l'objet de mon en- « seignement pendant dix ans, s'il le fallait, et si Dieu « me prétait vie; mes le(;ons seraient sténographiées « et formeraient la première rédaction du volume que « je publierais, en les remaniant à la fin de chaque « année. Cette façon de travailler donnerait à mes écrits « un peu de cette chaleur que je trouve quelquefois x< dans la chaire etqui m'abandonne trop souvent dans le

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