A M. LE CARDINAL DE RICHKUEL
Grand et grand prince de l'Église.
Richelieu , jusquesà la mort, Quelque cbemin que l'homme élise , Il est à la merci du sort.
Nos jours filés de toutes soies Ont des ennuis comme des joies ; Et de ce mélange divers Se composent nos destinées, Comme on voit le cours des anm < s Compose d'étés et d'hivers.
Tantôt une molle honace
Ni mis laisse jouer sur les (lots;
Tantôt un péril nous menace,
Plus grand que l'art des matelots :
Et cette sagesse profonde
c'est que il:' vers, pour ne connaître pas que ceux-là sont <Ih ma façon, si vous en goûtez la rimr, goûtez-en encore sait m la raison. > Il est a remarqu< r que ces v< n soul les seuls quu Malherbe ait laits en rime pi ite Mi v
1 Malherbe avait composé ces deux stancesplaadetKBteans avant que le cardinal île Richelieu, auquel il N- ad?) cardinal, et il en changea seulement les ijiialro premiers vers pour l' a accommoder a son sujet , uni.- le cardinal de Richelieu,qui avait connaissance que ces vena*avafc ni pas été bits pour lui , ne les reçut pas agréablement quand on les lui présenta : ce qui lil que M illi. i !>.• ne les continua pli Ml I
RS
ŒUVRES DE MALHERBE
Qui donne aux fortunes du monde Leur fatale nécessité N'a fait loi qui moins se révoque, Que celle du flux réciproque De l'heur et)de l'adversité.