‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 107 sur 672 · SUR LA PRISE DE LA ROCHELLE · texte numérisé non relu

SUR LA PRISE DE LA ROCHELLE

Enfin mon roi les a mis bas ,

Ces murs qui de tant de combats

Furent les tragiques matières; La Rochelle est en poudre , et ses champs désertés

N'ont face que de cimetières Où gissent les Titans qui les ont habités.

FRAGMENT

Elle était jusqu'au nombril Sur les ondes paraissante,

1 II y a auprès de Lectoure une maison de campagne où ces vers sont gravés au pied d'une fontaine , d'un caractère qui parait ancien ; la commune créance du pays est qu'ils sont de du Bartas , et que du Bartas les lit en faveur de sa sœur, à qui cette maison appartenait. Mais j'ai ouï dire à madame la marquise de Rambouillet que Malherbe les avait faits , à sa prière , pour la fontaine de l'hôtel de Rambouillet, ou ils furent gravés lorsque cette fontainefut revêtue de pierre la première fois. Malherbe était l'homme du monde le moins plagiaire ; et d'ailleurs ces vers sont plus élégants que ni le siècle, ni le style de du Bartas ne le comportent. Il ne faut donc point douter que ces vers ne soient de Malherbe. On les a encore fait graver depuis peu au pied de la fontaine du couvent des Capucins, à Angers. (MÉN.)

2 Ce mot , dans le sens propre , n'appartient qu'aux médecins et aux sages-femmes qui disent les choses par leur nom ; mais la bienséance et l'honnêteté ne nous permettent pas de 1rs imiter. ( Chevreau. )

Telle que l'aube naissante Peint les roses en avril.

ÉPIGRAMME

Tu dis , Colin , de tous côtés , Que mes vers , a les ouïr lire , Te font venir des crudités, Et penses qu'on en doive rire.

Cocu de long et de travers , Sot au delà de toutes bornes , Comment te plains-tu de mes vers, Toi qui souffres si bien les cornes?

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