‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 292 sur 672 · R01I.EAU · texte numérisé non relu

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sans en avertir, cette menace précipitée dans la bouche de ce guerrier bouillant et furieux. En effet, son discours aurait langui, s'il y eut entremêlé : Hector dit alors de telles ousemblablcs paroles. Au lieu que, par cette transition imprévue, il prévient le lecteur, et la transition est faite avant que le poëte même ait songé qu'il la faisait. Le véritable lieu donc où l'on doit user de cette figure , c'est quand le temps presse, et que l'occasion qui se présente ne permet pas de différer; lorsque sur-le-champ il faut passer d'une personne à une autre, comme dans Hécatée ' : « Ce héraut ayant assez pesé * la conséquence de « toutes ces choses, il commande aux descendants « des Héraclides de se retirer : Je ne puis plus rien « pourvous, non plus que si je n'étais plusau monde. «Vous êtes perdus, et vous me forcerez bientôt « moi-même d'aller chercher une retraite chez quel- « que autre peuple. » Démosthène 3, dans son oraison contre A ristogiton, a encore employé cette figure d'une manière différente de celle-ci, mais extrêmement forte et pathétique. « Et i! ne se trouvera per- « sonne entre vous , dit cet orateur, qui ait du res- « sentiment et de l'indignation devoir un impudent, « un infâme, violer insolemment les choses les plus « saintes! Un scélérat, dis-je, qui.... O le plus mé- « chant de tous les hommes! rien n'aura pu arrêter « ton audace effrénée? Je ne dis pas ces port; « ne dis pas ces barreaux , qu'un autre pouvait rom- « pre comme toi. » Il laisse là sa pensée imparfaite, la colère le tenant comme suspendu et partagé sur un mot entre deux différentes personnes; qui.... Ole plus méchant de tous les hommes! Et ensuite, tournant tout d'un coup contre Aristogiton ce même discours, qu'il semblait avoir laisse là, il touche bien davantage, et fait une bien plus f >rte impression. 11 en est de même de cet emportement de Pénélope, dans Homère, quand elle voit entrer chez elle un héraut de la part de ses amants.

De mes fâcheux amants minisire injurieux . Héraut , que chefches-tu ? qui t'amène en ces lieux? Y viens-tu, de la part de cette troupe avare, Ordonner qu'à l'instanl le Festin se prépare? Fasse le juste ciel, avançant leur trépas,

Que ce repas peur eux gOll le dernier i

Lâches, qui pain- d'orgueil el faibles de corn

■ Livre perdu. Bon..)

»M. Lefèbvre el M. Dacier donnenl un nuire >en- a ce pas>

.1 Hécatée . 1 1 font même une restitution sur ù; u.r, wv,

dont ils changent ainsi t'acceni &>i \':f. <Tx: pr. tendant que c'csl

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peut-être quïla se trompent, puisqu'on ne sait de quoi il s' t en cet endroit, le livre d'Hécatée étanl p rdu. En attendant doneqa celivresoil retrouvé, J'ai cru que le plus sûr était de suivre le sens de Gabriel de Pétra el des autres interprètes, sans y changer ni accent ni virgule. Boil.) Page IM . édit. de Baie. Bon .

Consumez de son fils le fertile héritage , Vos pères autrefois ne vous ont-il9 point dit Quel homme était Ulysse ' ? etc.

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