‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 37 sur 672 · PARAPHRASE DU PSAUME VIII · texte numérisé non relu

PARAPHRASE DU PSAUME VIII

O Sagesse éternelle , à qui cet univers Doit le nombre infini des miracles divers Qu'on voit également sur la terre et sur l'onde!

Mon Dieu , mon Créateur, Que ta magnificence étonne tout le monde ! Et que le ciel est bas au prix de ta hauteur!

Quelques blasphémateurs , oppresseurs d'innocents, A qui l'excès d'orgueil a fait perdre le sens , De profanes discours ta puissance rabaissent :

Mais la naïveté Dont même au berceau les enfants te confessent Clôt-elle pas la bouche à leur impiété?

De moi , toutes les fois que j'arrête les yeux A voir les ornements dont tu pares les deux , Tu me semblés si grand , et nous si peu de chose ,

Que mon entendement Ne peut s'imaginer quelle amour te dispose A nous favoriser d'un regard seulement.

Il n'est faiblesse égale à nos infirmités ;

Nos plus sages discours ne sont que vanités,

Et nos sens corrompus n'ont goût qu'àdes ordures;

Toutefois , ô bon Dieu , Nous te sommes si chers , qu'entre tes créatures , Si l'ange a le premier, l'homme a le second lieu.

1 Pèle-mile est toujours de la haute poésie. Il vient de pestulum et de misculum. Pessulum est le diminutif de pessum , qui signifie le fond : pessum ire veut dire aller au fond.

(MÉN.)

2 Cimetière est un de ces mots que la poésie a laissés au langage populaire, uniquement parce qu"un usage trop familier les avilit. (BiA.RMO.NTEL.)

OEUVRES DE MALHERBE

Quelles marques d'honneur se peuvent ajouter

A ce comble de gloire où tu l'as fait monter ?

Et, pour obtenir mieux , quel souhait peut-il faire ,

Lui que , jusqu'au Ponant », Depuis où le soleil vient dessus l'hémisphère , Ton absolu pouvoir a fait son lieutenant ?

Sitôt que le besoin excite son désir,

Qu'est-ce qu'en ta largesse il ne trouve à choisir ?

Et, par ton règlement , l'air, la mer et la terre ,

-N'entretiennent-ils pas Une secrète loi de se faire la guerre A qui de plus de mets fournira ses repas ?

Certes je ne puis faire, en ce ravissement, Que rappeler mon âme , et dire bassement : O Sagesse éternelle, en merveilles féconde !

Mon Dieu, mon Créateur, Que ta magnificence étonne tout le monde ! Et que le ciel est bas au prix de ta hauteur !

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