‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 36 sur 672 · PROSOPOPÉE D'OSTENDE · texte numérisé non relu

PROSOPOPÉE D'OSTENDE

Trois ans déjà passés , théâtre de la guerre , .l'exerce de deux chefs les funestes combats , Et fais émerveiller tous les yeux de la terre De voir que le malheur ne m'ose mettre à bas.

A la merci du ciel en ces rives je reste,

Provence; mais son armée y fut totalement détruite : ce qui l'obligea a faire une trêve, renouvelée pour dix ans. •

' Vaugelas préférait . en poésie, de moi a pour moi; mais son sentiment n'a pas été adopté.

1 Imitée de la pièce suivante deT.rotius :

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Gratins pouvait être dans sa vingtième année, lorsqu'il composacesvenqueMalherbeaplulot Imités que traduira, quelquefois au-dessous de l'original, mais lui prêtant aussi quelquefois des beautés. PasquJer en a fait une traduction pins littérale Celle de du 1 air. citée par Gassendi dans la Yk dePeiresc, ne se trouve point dans l'édition de ses oeuvre

si M v

Où je souffre l'hiver froid a l'extrémité; Lorsque l'été revient, il m'apporte la peste, Et le glaive est le moins de ma calamité.

Tout ce dont la Fortune afflige cette vie, Pêle-mêle1 assemblé , me presse tellement Que c'est parmi les miens être digne d'envie Que de pouvoir mourir d'une mort seulement.

Que tardez-vous, destins? Ceci n'est pas matière Qu'avecque tant de doute il faille décider; Toute la question n'est que d'un cimetière*. Prononcez librement qui le doit posséder.

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