RACINE AU MÊME
Versailles , 1 1 avril IG02.
\ us deux lettres sont à merveille , et je les donnerai tantôt. M. de Pontcbartrain oublia de parler hier, et ne peut parler que dimanche; mais j'en fus bien aise . parce que M. de Chevreuse aura le temps de l" voir. m. de Pontchartrain me parla «le notre autre pension , el de fo petit* académie, mais avec une bonté incroyable, en me disant que, dans un autre temps, il prétend bien faire d'autres choses pour vous et pour moi.
Je ne crois pas aller à Auteuil : ainsi , ne m'y attende/ point. Je ne crois pas même aller a Paris encore demain; et, en ce cas, je vous prie de tout
' Boileauavail apparemmanl rail sur la surdité quelque plal lanterle, qui ne plul paa I l'ami dont il faisait son juge. 1 H
mon cceui de faire bien mes excuses à M. de Pontchartrain ', que j'ai une extrême impatience de revoir. Madame sa mère me demanda hier^fort obligeamment si nous n'allions pas toujours chez lui; je lui dis que c'était bien notre dessein de recommencer à y aller.
J'envoie à Paris pour un volume de M. de Noailles, que mon laquais prétend avoir rapporté chez lui; et qu'on n'y trouve point. Cela me désole. Je vous prie de lui dire si vous ne croyez point l'avoir chez vous. Je vous donne le bonjour.