‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 40 sur 672 · LIVRE II, STANCES · texte numérisé non relu

LIVRE II, STANCES

Que de toutes ces peurs nos âmes il délivre, Et, rendant l'univers de son heur étonné, Ajoute chaque jour quelque nouvelle marque Au nom qu'il s'est acquis du plus rare monarque Que ta bonté propice ait jamais couronne !

Cependant son Dauphin d'une vitesse prompte Des ans de sa jeunesse accomplira le compte ; Et, suivant de l'honneur les aimables appas, De faits si renommés ourdira ■ son histoire , Que ceux qui dedans l'ombre éternellement noire Ignorent le soleil ne l'ignoreront pas.

Par sa fatale main qui vengera nos pertes L'Espagne pleurera ses provinces désertes, Ses châteaux abattus et ses camps déconfits; Et si de nos discords 2 l'infâme vitupère 3 A pu la dérober aux victoires du père, Nous la verrons captive aux triomphes du fils *.

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