POUR LES DEMI-DIEUX MARINS CONDUITS PAR NEPTUNE
O qu'une sagesse profonde Aux aventures de ce monde Préside souverainement , Et que l'audace est mal apprise De ceux qui font une entreprise Sans douter de l'événement!
Le renom que chacun admire Du prince qui tient cet empire Nous avait faits ambitieux De mériter sa bienveillance ,
■ Ourdir, au figuré, <■-.( un mol très-beau <•( très-poétique; il est étrange que nos poètes ne \ euillenl pins s'en Ben ir.
(MÉN.)
" i)is<<ir<i est viens ; il ciaii énergique et plus sonore que différend les poètes devraient le rajeunir. Habmoktel.)
* Ce mol , déjà \ leilll du temps de Vaugelas et de Ménage , est perdu pour noire langue.
i Cette pièce offre pen de stances où l'on ne rencontre quelque chose que l'on Bouhailerail pouvoir changer, en conservant ce lieau Mus. cette élégance merveilleuse, et cet Inimitable toar de vers qu'on trouve partout dans les excellents ouvrages de Malherbe, Pellissoj
5 Ces stances furent Faites pour MM. deGulse,de Bellegarde et autres seigneurs , qui représentaient la mer dans le carrousel des quatre éléments. (MÉN.) — l.a reine avait . ta M février IU06 , mis au monde madame I hréttenneon Christine, depuis duchesse de Savoie , et c'est pour célébrer son heureuse délivrance que fui donné ce carrousel.
Et donner à notre vaillance Le témoignage de ses yeux '.
Nos forces, partout reconnues, Faisaient monter jusques aux nues Les desseins de nos vanités; Et voici qu'avecque des charmes Un enfant qui n'avait point d'armes Nous a ravi nos libertés!
Belles merveilles de la terre, Doux sujets de paix et de guerre , Pouvons-nous avecque raison Ne bénir pas les destinées Par qui nos âmes enchaînées Servent en si belle prison?
L'aise nouveau de cette vie Nous ayant fait perdre l'envie De nous en retourner chez nous , Soit notre gloire ou notre honte, Neptune peut bien faire compte De nous laisser avecqne vous.
Nous savons quelle obéissance Nous oblige notre naissance De porter à sa royauté ; Mais est-il ni crime ni blâme Dont vous ne dispensiez une âme Qui dépend de votre beauté?
Qu'il s'en aille à ses Néréides Dedans ses cavernes humides , Et vivre misérablement Confiné parmi ses tempêtes :
Quant à nous , étant où vous êtes , Nous sommes en notre élément.