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Paris, lundi 20 janvier 1698.
J'ai reçu une lettre de la mère abbesse de Port-
1 François l.ouisde Bourbon-Contl, néen [664, mort en 1700.
Ifassillon ni - raison funèbre; et J. B. Rousseaa déplora
dans une belle ode (Hv. il, ode i) cette mort prématurée; olijd des regrets universels,
1 Racine rédigeai! alors un mémoire dans les Intérêts temporels des religieuses de Port-Royal des Champs, mit la demande de sa tante, qui était supérieure de cette maison.
3 Hardouin de la Hoguette, oeveu de Pérétixe. Ce prélat aval! eu la délicatesse, en 1686, de refuser le cordon bleu, parce qu'il lui manquait un degré, il suivait l'exemple donné par Pabert en 1661, et fut imité pu- CaUnal en 1706.
■< Prédicateur fort médiocre, s'il faut en juger par l'éplgramme suivante : Comme quelqu'un s'étonnait devant Racine des ap plaudissemenlsque \a Judith deBoyer avait d'abord obtenus,
lesslffletB, dit l'auteur A'Athalie, étaient a la cour aux 6cr- > mon* do l'abbé Iioilcau. »
M. le marquis d'Aubeterre, qui a passé ici, m'a dit, monsieur, que vous lui aviez parlé de notre ancienne amitié; et il m'a rappelé des souvenirs qui vous vaudront un quarteau de fenouillette : c'est le présent le plus magnifique que je vous puisse faire d'un ermitage tel que celui-ci G. J'avais résolu . l'hiver passé , d'aller vous surprendre dans le vôtre, et d'y rendre M. de Villette témoin de notre tendresse. Ma mauvaise santé m'empêcha d'exécuter ce projet ; j'espère qu'il ne sera que différé. En attendant , si vous nous jugiez dignes de lire vos derniers ou\ rages, et que vous voulussiez nous les envoyer, je trouverais mon pauvre petit présent plus que payé. Notre ami M. Racine sait notre adresse, quoiqu'il ne s'en serve point; mais vous êtes tous si dévots , que je ne suis point étonnée de vous perdre de vue. Cependant je ne vous estime et ne vous honore pas moins. Je suis, monsieur, votre très-humble, etc. Marsilly de Villette.
' La mère Agnès-Salnte-Thècle Racine, sa tante. 1 Ce sont les trois dernières.
3 L'un dis trois trésoriers des deniers royaux
4 Le lils aine di- Racine avait reçu «le M deTorey, ministre des affaires étrangères, une mission prés de M. de Bonrepaux, ambassadeur de France a la Baye,
5 Je rapporte cette lettre a eau»' du témi ignage rendu à la piété des deux poètes. | /."«/n Rat
' Marsflly, petit rillageprèsde tlogeot-sur-Sdne, département de l'Aube.