‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 484 sur 672 · AU MÊME · texte numérisé non relu

AU MÊME

Paris, 1 avril 17 10.

Il n'y a point, mon révérend père, à se plaindre du hasard. Peut-être a-t-il bien fait; car j'avais répandu fort à la hâte sur le papier les corrections que je vous ai envoyées, et je suis persuadé que j'en aurais rétracté plusieurs dans les entretiens que je prétendais sur cela avoir avec vous. Ainsi, laissant toutes ces corrections , bonnes ou mauvaises , trouvez bon que je me contente de vous remercier de

1 L'abbé d'Olh et.

2 Malherbe n'a jamais parlé différemment ; et cette façon l de parler s'est longtemps conservée dans le style familier.

ôl!)

votre agréable présent. Je ne manquerai pas de porter à M. le Verrier, chez qui je vais aujourd'hui dîner, le volume dont vous m'avez chargé pour lui. Il meurt d'envie de vous donner à dîner, et il faut que nous prenions jour pour cela. Adieu, mon illustre père. Aimez-moi toujours, et croyez que je ne perdrai jamais la mémoire du service considérable que vous m'avez rendu, en contribuant si bien à détromper les hommes de l'horrible affront qu'on voulait me faire, en m'attribuant le plus plat et le plus monstrueux libelle qui ait jamais été fait. Je vous embrasse de tout mon cœur, et suis trèsparfaitement....

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