‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 564 sur 672 · FAST. II · texte numérisé non relu

FAST. II

a Que Jupiter, s'il veut, t'offre encor ses soupirs.

Ctque fers vidit lurpes in pellice vultus; Hujus in amplexus Jupiter, inquit, eat.

Fast. ir, 179.

Je porte au hasard mon flambeau :

Otez à l'Amour son bandeau, Vous rendrez le repos au monde.

Ainsi parlait l'Amour. Mais quel heureux effort

Pouvait accomplir ce miracle?

C'est à vous , belle Iris , c'est à vous que le sort Permettait de lever cet invincible obstacle : Un Dieu jouit par vous de la clarté du jour ; Mais dans vos yeux , ô ciel ! quelle clarté nouvelle

S'offrit aux regards de l'Amour !

Surpris en vous voyant si charmante et si belle, Il vous donna dès lors une foi solennelle D'abandonner pour vous et Vénus et sa cour.

L'Amour a quitté sa mère Pour se soumettre à vos lois : Il ne vit que pour vous plaire; Et la reine de Cythère N'ose condamner son choix.

Les Grâces et la Jeunesse Vous parent de mille fleurs , Et peignent votre sagesse Des plus riantes couleurs.

L'Amour a quitté sa mère Pour se soumettre à vos lois :

II ne vit que pour vous plaire ; Et la reine de Cythère N'ose condamner son choix.

Goûtez, mortels, goûtez les heureux avantages Qui depuis si longtemps vous étaient inconnus. L'Amour est sans bandeau; que de maux prévenus! Et pour vous, jeunes cœurs, quels fortunés présages !

Iris a dessillé les yeux Du dieu qui régit la nature ; Amour, tes traits victorieux Ne partent plus à l'aventure.

On ne voit plus d'amant rebelle , Ni de cœurs lassés de leurs fers :

Les yeux de l'Amour sont ouverts; Il n'en blesse plus que pour elle.

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