A MADAME LA PRINCESSE DE CONTI
ici y.
Race de mille rois, adorable princesse, Dont le puissant appui de faveurs m'a comblé , Si faut-il qu'à la (in j'acquitte ma promesse , Et m'allège du faix dont je suis accablé.
Telle que notre siècle aujourd'hui vous regarde , Merveille incomparable en toute qualité ; Telle je me résous de vous bailler en garde Aux fastes éternels de la postérité.
Je sais bien quel effort cet ouvrage demande; Mais si la pesanteur d'une charge si grande Résiste a mon audace et me la refroidit «,
Vois-je pas vos bontés à mon aide paraître , Et parler dans vos yeux un signe qui me dit Que c'est assez payer que de bien reconnaître.
AL ROI1
APRÈS LA GUERBE DE 1G21 ET 1G22 CONTRE LES Ht (.1 BNOTS.
Muses, je suis confus; mon devoir me convie •\ Imirr de mon roi les rares qualités : Mais le mauvais destin qu'onl les témérités l'ait peur a ma faiblesse , et m'en ôte l'envie.
a quel front orgueilleux n'a l'audace ravie l.e nombre des lauriers qu'il a déjà plantés?
Il ee que sa Valeur a fait en dell\ êtes
Meule l'eût-il lait en deux siècles de vie?
' Le propre de la pesanteur Q'esl pas il'' refroidir; c'est d'ac-
Min
• Louli xin , nia et successeur de Henri IV.
Il arrivait à peine a l'âge de vingt ans ' . Quand sa juste colère assaillant nos Titans Nous donna de nos maux 1 heureuse délivrance.
Certes , ou ce miracle a mes sens éblouis ,
ou Mars s'esl mis lui-même au trône de 1 1 France,
Et s'est fait notre roi sous le nom de Louis.