‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 94 sur 672 · A MONSEIGNEUR LE DUC D'ORLÉANS · texte numérisé non relu

A MONSEIGNEUR LE DUC D'ORLÉANS

Muses, quand finira cette longue remise De contenter Gaston et d'écrire de lui ? Le soin que vous avez de la gloire d'autrui Peut-il mieux s'employer qu'a si belle entreprise?

En ce malheureux siècle où chacun vous méprise, Et quiconque vous sert n'en a que de l'ennui , Misérable Neuvaine*, où sera votre appui, S'il ne vous tend les mains et ne vous favorise ?

Je crois bien que la peur d'oser plus qu'il ne faut , Et les difficultés d'un ouvrage si haut, Vous ôtent le désir que sa vertu vous donne :

Mais tant de beaux objets tous les jours s'auimien- Puisqu'en âge si bas leur nombre vous étonne. [JantS, Comme y fournirez-vous quand il aura vingt ans ?

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