‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 96 sur 672 · A M. LE MARQUIS DE LA VIEUVILLE · texte numérisé non relu

A M. LE MARQUIS DE LA VIEUVILLE

SUPEBINTENDANT DES FINANCES.

Il est vrai, la Vieuville, et quiconque le nie Condamne impudemment le bon guùt de mon roi; Nous devons des autels à la sincère foi Dont ta dextérité nos affaires manie.

Tes soins laborieux , et ton libre génie ,

• Il sied bien aux poètes de se louer : la bonne opinion qu'ils ont d'eux-mêmes est un effet de leur enthousiasme. De tout t. mps, et chez toutes les nations, ils en ont usé de la sorte.

(MÉN.)

Qui hors de la raison ne connaît point de loi , Ont mis fin aux malheurs qu'attirait après soi De nos profusions l'effroyable manie.

Tout ce qu'à tes vertus il reste à désirer,

C'est que les beaux esprits les veuillent honorer,

Et qu'en l'éternité la muse les imprime.

J'en ai bien le dessein dans mon âme formé; Mais je suis généreux, et tiens cette maxime, Qu'il ne fautpointaimer quand on n'est point aimé.

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