X XIV
A M. LE CARDINAL DE RICHEUlll
A ce coup nos frayeurs n'auront plus de raison, Grande âme aux grand s travaux sans repos adonnée : Puisque par vos conseils la France est gouvernée, Tout ce qui la travaille aura sa guérison.
Tel que fut rajeuni le veil âge d' T.son,
Telle cette princesse ' en vos mains résignée
1 il était né le ~ septembre 1601.
i . iston . duc d'Orléans . frère du n>i. 3 Ménage croyait que ce sonnet avait été fait en 16M mais il se trouve imprimé dans on recueil daté de I8S7. Pour il"n ncr aux >li h v derniers vers un Bens raisonnable, nous i cru devoir le taire remonter .i 1624. Gaston avait alors quinze ans.
. Ronsard s'est servi plus d'une Ibis de m uvaitu . en pariant des Muses. Ce mot ne me déplaît pas, et Je aérais bien aise qu'on le réintégrai dans cette acception. La Latins onl ap
pelé de mè Il - Uusea 'v m. b
i ostar, el après lui Ménage, n'onl vu qu'une bari [ue dansoelte métamorphose de la Frauce m Prim ■
Vaincra de ses destins la rigueur obstinée, Et reprendra le teint de sa verte saison.
Le bon sens de mon roi m'a toujours fait prédire Que les fruits de la paix combleraient son empire , Et comme un demi-dieu le feraient adorer :
Mais, voyant que le vôtre aujourd'hui le seconde, Je ne lui promets pas ce qu'il doit espérer, Si je ne lui promets la conquête du monde.
AU ROI
Qu'avec une valeur à nulle autre seconde, El qui seule est fatale à notre guérison, Votre courage , mûr en sa verte saison , IS'ous ait acquis la paix sur la terre et sur l'onde ;
Que l'hydre de la France , en révoltes féconde , Par vous soit du tout morte ou n'ait plus de poison : Certes c'est un bonheur dont la juste raison Promet à votre front la couronne du monde.
Mais qu'en de si beaux faits vous m'ayez pour témoin, Connaissez-le , mon roi , c'est le comble du soin Que de vous obliger ont eu les destinées.
Tous vous savent louer, mais non également : Les ouvrages communs vivent quelques années; Ce que Malherbe écrit dure éternellement1.