PRÉFACE
. Cet Ouvrage n’est qu’un essai sur l’explication d’une des [ plus importantes questions de l’économie animale, je veux i dire le mécanisme de l’excrétion des différentes humeurs J qui viennent du sang.
Les Alédecins savent tous que les maladies ne se terminent ■ ordinairement que par des évacuations ou des excrétions , et : Ton sait d’ailleurs que les évacuations naturelles sont d’une i nécessité absolue pour la conservation de la santé ; mais on ] ignore le mécanisme de ces fonctions , et on ne connoît pas < exactement les forces qui les dirigent.
Est-il possible qu’une matière aussi intéressante ait été si ) négligée jusqu’ici P On ne trouve dans les auteurs que quei~
I ques passages épars, dans lesquels ils ne font qu’eflleurer la I question, et l’on est forcé de convenir que tout ce qu’ils ont ; avancé sur les sécrétions ne suffit pas pour l’éclaircir.
Comment un praticien ménagera-t-il les forces de la nature,
: comment les dirigera-t-il pour remédier aux excrétions sus- ^pendues , qui sont les maladies les plus ordinaires, s’il ignore Tes lois que la nature elle-même suit dans l’état sain, pour se ; défaire des humeurs inutiles?
Si l’ordre , le rapport et les variations des excrétions con» stituent la santé , un Alédecin ne doit-il pas faire tous ses : efforts pour les connoître comme il faut?
: Les embarras où je me suis trouvé, surtout lorsque j’ai î commencé de me livrer sans guide au traitement des maladies , m’ont déterminé cà travailler au système dont je présente ici une ébauche. Encore un coup, je ne donne qu’un, essai ; je ne fais qu indiquer l’application qu’on peut faire de ce système à ce qui regarde les maladies,- il me siéroit mal de prétendre terminer des questions qui exigent de longs et de pénibles travaux, et des connoissances fort étendues: c’est aux observateurs consommés à faire part au public de leurs réflexions sur cette matière.
Les glandes sont les principaux instrumens que la nature emploie dans l’excrétion des différentes humeurs; il étoit donc nécessaire d’examiner exactement la posHJon et les liaisons de ces organes, pour en connoître faction ; on con*