‹ Œuvres complètes de BordeuChapitre 36 sur 96 · cm. Ciîiquieme preuve de V action particulière des nerfs · texte numérisé non relu

cm. Ciîiquieme preuve de V action particulière des nerfs

dans les sécrétions.

Tout le monde sait que l’imajç^nation augmente certaines sécrétions, et on convient qu’elle agit sur les organes à la faveur des nerfs; il est aisé de conclure que , puisque la tension que l’imagination cause aux nerfs augmente les sécrétions , ils doivent être regardés eux- mêmes comme les principaux instruinens de cette fonction.

On ne peut pas dire que l’imagination augmente les sécrétions en donnant seulement du mouvement aux humeurs, en faisant contracter le cœur plus souvent et plus vigoureusement; car si' cela étoit , d’où vient que les sécrétions se font si difficilement dans le chaud de la fièvre , quoique le mouvement du sang soit fort rapide alors? cela dépend sans doute de la disposition des sécrétoires que la fièvre resserre trop, et que l’imagination met ordinairement à leur point; car il faut convenir qu’elle peut

ANATOMIQüÉS.

ansBÎ arrêter les sécrétions; ce qui prouve toujours cô que nous avons avancé.

Il seroit fort ennuyeux de rappeler ce qu’on sait que les passions produisent sur les secrétions de la salive , celle des larmes , de la semence , de l’urine et de l’estomac , etc. II suffit de faire remarquer que tous ces phénomènes dépendent évidemment des cliaii” gemeiis qui arrivent aux nerfs des organes.

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