LX: JOURNÉE
Jésus fait part de sa gloire à ses élus. Joan., xvn, 22.
« Je leur ai donné la gloire que vous m'avez donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un’. » Illa compte comme donnée, parce qu'il vouloit nous la donner, et qu'elle sera le fruit du sacrifice qu'il alloit offrir pour nous.
Il commence ici à nous découvrir une nouvelle vérité, qui est qu'après avoir été un dans la charité sur la terre , nous serons un dans la gloire, et que la gloire qui nous sera donnée sera celle de Jésus-Christ.-Il parle ici de la gloire qui devoit être donnée à Jésus-Christ selon sa nature humaine, en le ressuscitant. Cette gloire nous sera donnée, puisque nous aurons part à la gloire de sa résurrection. Bien plus : il a daigné dire dans l'Apocalypse : « Je donnerai à celui qui aura remporté la victoire, d'étre assis dans mon tróne, comme j'ai remporté la victoire et que je me suis assis avec mon Père dans son trône ?. »
Toute la sainte cité, toute la société des saints, n'est qu'un seul tróne de Dieu, qui a dit: « Je serai en eux ? : » Il y sera comme un roi, qui , aprés avoir abattu le régne du péché et de la mort, établira son empire dans tous ses sujets, en les rendant éternellement et parfaitement heureux : ce qui leur arrivera, parce que
1 Joan., xVIT, 22. — ? Apoc., 111, 21. — ? Levit., xxVI, 125 lI Cor., v1, 16; Apoc., XXI, 3.
« Dieu sera tout en tous !. » Alors donc nous serons unis dans la gloire, comme sur la terre nous aurons été unis dans la charité et dans la grace : notre gloire sera celle de Jésus-Christ notre chef, qui se répandra sur tous ses membres, et la gloire de Jésus-Christ sera celle de son Père; laquelle se trouvant en lui par sa naissance éternelle , rejaillira sur l'humanité que le Fils de Dieu s'est unie. Voilà donc tout réduit en un par la gloire et la félicité éternelle; et pour étre recus dans cette gloire, il faut étre un par la charité : car Dieu veut faire de ses fidèles un corps parfaitement un en Jésus-Christ , un corps dont l'unité aille croissant jusqu'à ce qu'elle se consomme et recoive sa dernière perfection dans le ciel.
Pour donc répondre au dessein de Dieu, nous ne pouvons nous unir assez avec nos frères, ni assez bannir tout ce qui peut faire entre nous la moindre division. Mon Dieu, plus que jamais je m'en vais rechercher en moi tout ce qui me divise de mes frères par quelque endroit que ce soit : les défiances, les jalousies , l'orgueil qui en est la source. L'orgueil tire tout à soi, veut tout pour soi, et c’est là le principe de la division. Nous vivrions sans partage, si nous vivions sans orgueil.
O vie sainte! 6 vie heureuse que celle qui est sans orgueil! c'est le vrai commencement de la vie éternelle. Commencons donc cette vie; et puisque Jésus-Christ ne cesse de nous inculquer cette unité, tournons toutes nos pensées, tous nos désirs, tous nos soins à l'établir dans notre cœur. Ayons toujours dans la pensée , toujours à la bouche ce précepte de saint Paul: « Que chacun ne regarde pas ce qui lui convient, mais ce qui convient aux autres?.» C'est là cette parfaite abnégation de soi-méme tant commandée par Jésus-Christ. Soyons un de notre cóté méme avec ceux qui ne veulent pas étre un avec nous : n'ayons rien à nous : que tout notre déplaisir soit de ne pouvoir pas communiquer assez tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes : cherchons les moyens de devenir, autant que nous pourrons, un bien commun à tous, en nous faisant « tout à tous » avec saint Paul 3.
O charité! ó amour! à compassion! Ó condescendance! ó Sup”
1 I Cor., xv, 28. — ? Philipp., 11, 4. — 3 I Cor., 1x, 22.
SERMONS DE NOTRE-SEIGNEUR, LXIe JOURNÉE. 649
port! Aumónes, libéralité, consolation, entrailles de miséricorde, paix entre les frères en Dieu notre Père et en Jésus-Christ Notre- Seigneur; vous êtes l'objet de mes vœux, je ne veux plus penser autre chose. Amen, Amen.
VVVVVULVUVVLUULVLT VULT TVA ULLA VULAVAVULAA VUUUEL VOLAUVULVtUtA VWAAVAVULVVLULVUUUU tA UV.
LXI JOURNÉE
Les élus consommés en un. Joan., xvn, 93.
« Je suis en eux et vous en moi, afin qu'ils soient consommés, » réduits « en un, et que le monde connoisse que vous nravez envoyé, et que vous les avez aimés comme vous m'avez aimét!. » Il revient toujours à cette sainte unité : elle fait les délices de son cœur, et il ne peut quitter un sujet qui lui plait si fort. Il va toujours approfondissant de plus en plus cette matière; et il nous apprend ici que la source de cette unité, c'est qu'il est en nous comme son Pere est en lui.
Les saints Pères ont interprété ces paroles en cette sorte : « Je suis en eux, » par mon esprit; « je suis en eux » par ma chair que je leur donne dans l'Eucharistie : je leur rends par ce moyen tout ce que j'ai pris d'eux : je leur donne en méme temps tout ce que j'ai recu de vous : ma divinité est à eux aussi bien que mon humanité. Dans l'humanité : qui està eux et en eux , ils trouvent la divinité qui lui est unie, et ils en peuvent jouir comme de leur bien. C'est donc ainsi que « je suis en eux : et vous, mon Père, vous êtes en moi. » Tout est donc en eux, tout est à eux : que leur faut-il davantage pour être parfaitement consommés en un ? Et néanmoins voici encore quelque chose de plus touchant : c'est, mon Père, que « vous les aimez comme vous m'avez aimé. » Ils ne sont enfans que par adoption et par grace ; et moi, qui suis Fils par la nature, j'ai trouvé cet admirable moyen de me les unir comme mes membres, afin que cet amour paternel que vous avez pour moi s'étendit sur eux : « afin, continue-t-il, que l'amour dont vous m'avez aimé soit en eux, comme je suis aussi en eux *. »
1 Joan., xvir, 23. — ? Ibid., 26.
O homme, regarde donc combien tu es chéri de Dieu. Quoi! le monde te plait encore! Quoi! tu peux penser autre chose que Dieu même ! il en faudroit mourir de regret et de honte. Il faut se taire ici dans une profonde admiration et action de graces, en.considérant, en goütant ce que nous sommes à Dieu par Jésus-Christ. C'est un mystère ineffable et inénarrable. Oh ! si le monde le pouvoit connoitre, il connoitroit en méme temps que Jésus-Christ est vraiment envoyé de Dieu : et qu'un Dieu envoyé au monde ne pouvoit rien enseigner ni opérer de plus grand !
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LXII JOURNÉE
Gloire de Jésus , il veut que les élus y soient avec lui. Joan., xvir, 24.
« Mon Père, je veux que là où je suis, ceux que vous m'avez donnés y soient aussi avec moi, afin qu'ils voient la gloire que vous m'avez donnée , parce que vous m'avez aimé avant l'établissement du monde.»
« Mon Père, je veux. » Jusqu'ici il avoit dit : « Je prie; » il change de langage, et il dit plus absolument : « Je veux. » En parlant aux hommes, il pouvoit dire : « Je veux, » à même titre qu'il leur dit : Je vous commande. Car il est leur maitre et leur seigneur : toute puissance lui est donnée sur eux. Il pouvoit aussi, méme en parlant à son Père , parler ou en inférieur ou en égal ; et'étant Dieu comme son Père, étant la parole même de son Père, il pouvoit dire comme lui et avec lui : «Je veux. » Mais pourquoi il ne l’a fait qu'ici, et pourquoi dans une prière, et pourquoi ayant accoutumé partout ailleurs, lorsqu'il parle de volonté absolue, de ne nommer que celle de son Pére à laquelle la sienne étoit attachée avec une parfaite soumission, il parle ici seulement d'une manière si déterminée et si absolue? Mon Sauveur, est-il permis de vous le demander?
Commencons par adorer, quelle qu'elle soit, la vérité enseignée dans celte parole : « Je veux. » Oui, le Verbe, qui est la sagesse
1 Joan., xvii, 24.
SERMONS DE NOTRE-SEIGNEUR, LXII* JOURNÉE. 651 méme, à eu sa raison pour l'inspirer à l’ame de Jésus-Christ, qui lui est unie de cette manière ineffable; et cette ame sainte a pu dire, en conformité de la volonté supréme du Père et de son Verbe : « Je veux. » Et c'est une chose admirable, que ce soit en faisant pour nous la demande la plus importante, que Jésus-Christ ait parlé de cette sorte : « Je veux, mon Père, que là où je suis, » dans votre gloire éternelle, « ceux que vous m'avez donnés » les apótres dont il a dit : « Ils étoient à vous et vous me les avez donnés, et ceux qui devoient croire par leurs paroles !, » qui n'auroient pas cru si son Père ne les lui avoit aussi donnés : « Je veux, dis-je, que tous ceux-là soient là où je suis. » Il semble qu'après avoir dit «qu'ils soient où je suis, » il ne servoit de rien d'ajouter : « Qu'ils y soient avec moi; » mais on ne pouvoit trop exprimer ce qui fait toute la douceur de cette demande , puisqu'étre avec Jésus-Christ c'est ce qui satisfait le cœur de l'homme : être avec Jésus-Christ, c'est étre avec la vérité et la vie : y étre dans le ciel et dans la gloire éternelle, ce n'est plus étre avec lui comme avec célui qui estla voie, mais comme avec celui qui est le terme de notre course, et en qui nous trouvons la vie éternelle dans la consommation de notre amour. C'est pour nous obtenir un si grand bien que Jésus-Christ dit : « Je veux, » d'une manière si déterminée.
Mais écoutons la suite : « Je veux que là oü je suis, ils y soient aussi avee moi, afin qu'ils voient ma gloire. » Il semble qu'il y manqueroit quelque chose, qu'elle ne seroit pas complète, si ses amis ne la voyoient. Mais est-ce assez de la voir ? Jésus-Christ ne veut-il pour nous que cet avantage, et ne veut-il pas que nous y ayons part, comme il l'a dit tant de fois ? La voir, c'est y avoir part : la voir, c'est en jouir : qui voit la gloire de Jésus-Christ dans le sein de son Père, il est heureux : heureux premièrement du bonheur de la gloire de Jésus-Christ qui fait la leur; et heureux ensuite en eux-mémes, parce que cette bienheureuse vision de la gloire de Jésus-Christ nous transforme en elle-même ; et que qui le voit lui est semblable, conformément à cette parole : « Nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu'il est?. »
1 Joan., XViI, 6, 20, — ? L-Joan., 111, 2.
Commencons donc dés cette vie à contempler par la foi la gloire de Jésus-Christ, et à lui devenir semblables en l'imitant : un jour nous lui serons semblables par l'effusion de sa gloire ; et n'aimant en nous que le bonheur de lui ressembler, nous serons enivrés de son amour. Ce sera là la derniere et parfaite consommation de l'œuvre pour lequel Jésus-Christ est venu; et peut-être pourquoi il en demande l'accomplissement par ce « Je veux » si déterminé, si absolu, si aimable et si doux à entendre aux hommes.
« Parce que vous m'avez aimé avant l'établissement du monde.» Il semble qu'il parle ici de l'amour qu'il a de toute éternité pour son Fils, qui lui est coéternel. C'est proprement cet amour qu'il a pour lui « avant la constitution du monde. » Car encore que le Pére éternel ait un amour éternel pour ses créatures par la volonté de les créer et par celle de les rendre heureuses, si c'étoit. d'un amour semblable qu'il voulüt parler, il ne se distingueroit pas assez ni des hommes, ni des anges bienheureux qu'il a aimés d'un semblable amour, quoique dans un degré fort inégal.
Entendons done que le « Père a aimé son Fils avant l'établissement du monde, » parce qu'il étoit ce Fils unique avant cet établissement, et qu'il étoit par conséquent aimé de son Pére. Que faisoit Dieu, s'il est permis de le demander, avant qu'il eüt fait le monde : il aimoit son Fils : ille produisoit dans son sein : il l'embrassoit : il se l'unissoit : ou plutót il étoit un avec lui. Et pourquoi nous rappeler toujours à un si sublime mystère ? Parce que c'est toute la source de notre bonheur. La source de notre bonheur , c'est que ce Fils que Dieu aime et qu'il porte dans son sein avant que le monde füt et de toute éternité, se soit fait homme; en sorte que ne faisant qu'une seule et méme personne avec l'homme qui lui est uni, il aime ce tout comme son Fils; d’où il s'ensuit que répandant sur les hommes qui sont ses membres le méme amour qu'il à pour lui, il s'ensuit, dis-je, que l'amour qu'il a pour nous est une extension et uue effusion de celui qu'il porte dans l'éternité à son Fils unique. C'est la source de notre bonheur. C'est pourquoi Jésus-Christ nous y. rappelle : et il veut que nous entendions par ces dernières paroles combien est grande, combien est
SERMONS DE NOTRE-SEIGNEUR, LXIIIe JOURNÉE. 653
immense la gloire que nous verrons et à laquelle nous aurons part en la voyant.
Que lélévation de l'homme est un grand mystère! Tout le mystère de Dieu et toute cette éternelle et intime communication du Père et du Fils y est déclarée : et c'est ainsi que « Dieu est tout à tous, » selon l'expression de saint Paul‘.
Chrétien, es-tu chrétien, si aprés cela tu languis encore dans l'amour des choses de la terre? Quand entendrons-nous que nous ne pouvons assez épurer nos pensées, nos affections , notre esprit et notre cœur ? Seigneur Jésus, achevez ; et aprés nous avoir montré de si sublimes vérités, élevez-nous-y , et faites-les-nous aimer d'un pur et éternel amour.
AATVVATRRATVAUUUNAUUTM LA LX LU MM LU LE LULU LL AE ALU UE UU UV LAUR UR LUE
LXIIE JOURNÉE. | :
Justice de Dieu inconnue au monde. Joan., xvi, 25.
« Mon Père juste, le monde ne vous a pas connu ?. » Jésus- Christ ne donne dans cette oraison que deux qualités à son Père : «Mon Père saint; » et ici: « Mon Père juste. »
« Mon Pére saint, sanctifiez-les en vérité : je me sanctifie pour eux, afin qu'ils soient saints en vérité *, » par la communication de votre sainteté, qui est aussi la mienne. On pourroit entendre de méme : « Mon Père juste,» parce que, comme dit saint Paul, « Dieu est juste et justifiant celui qui croit en Jésus-Christ ^. »
Mais la suite semble demander quelque chose de plus : « Mon Pére, vous étes juste et le monde ne vous connoit pas : » non-seulement il est corrompu et ne connoît pas votre justice; mais c'est encore par,votre justice que l'abandonnant à sa corruption , dont il ne veut pas sortir et ne le peut de soi-même, vous le laissez privé de votre connoissance : « Le monde donc ne vous connoit pas, et moi je vous connois : et ceux-ci ont connu que vous m'avez envoyé 5. » C'est ainsi qu'ils vous connoissent. Ils méri-
11 Cor., xv, 28. — ? Joan., XVII, 25. — ? Ibid., 11, 17, 19. — * Rom., ri, 26. — 5 Joan., XVII, 25.
toient, comme les autres, de ne vous connoitre jamais; mais moi, qui vous connois seul et qui seul suis digne de vous connoitre, je vous ai fait connoître à eux, en me faisant connoitre moi-même, parce qu'ils sont ces petits et ces humbles dont je vous ai dit ailleurs : « Je vous loue, mon Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que vous avez caché ces choses aux sages et aux prudens de la terre, et vous les avez révélées aux petits : ainsi soit-il, mon Père ,'parce que vous l'avez voulu: toutes choses me sont données par mon Père, et personne ne connoit le Fils, si ce n'est le Pére; et personne ne connoit le Père, si ce n'est le Fils et ceux à qui le Fils le voudra faire connoitre !. » C’est pourquoi il dit ici : « Le monde ne vous connoit pas; » par la méme vérité qui lui fait dire : « Vous avez caché ce secret aux sages du monde, » qui enflés de leur vaine science, n'ont pas voulu se soumettre à la justice de Dieu : « Mon Père juste, ceux-là ne vous connoissent pas: et moi je vous connois, et je vous ai fait connoitre à ceuxci,» qui ont su chercher la vérité dans la petitesse et dans l'humble abaissement de leur esprit. Mon Pére juste, faites-leur adorer en tremblant le juste et terrible jugement que vous exercez sur le monde, qui est privé de votre connoissance, et la merveilleuse , miséricorde avec laquelle vous avez daigné vous faire connoitre à ceux que vous avez séparés de la corruption.
Chrétien, rendez-vous petit, si vous voulez connoitre Dieu et en Dieu Jésus-Christ, de la manière qu'il le faut connoitre pour être saint.
LULU LUE RA TUN? VA, VUA. 97 AE TACTA VAR WMWAAVUVAVVS VAT UV UV LUE VULY VU UV LV LA AUN UU UE
LXIV* JOURNÉE
Justice de Dieu inconnue aux présomplueux. Ibid.
« Mon Père juste, le monde ne vous connoit pas. » Quoi! les Juifs ne vous connoissent-ils pas, eux qui ont votre loi? Et n'étesvous pas celui dont il est écrit, « que ses » beautés « invisibles, et son éternelle vertu et divinité sont manifestées » aux Gentils « par les ouvrages » de votre puissance, « en sorte qu'ils sont inexcu-
! Matth., 1x, 25-97. |
sables '? » Entendons done de quelle manière Dieu n'est point connu du monde.
Il n'est point connu du monde : il n'est point connu de ceux qui présument d'eux-mémes; et c'est pourquoi saint Paul ajoute, sur ces Gentils qui ont connu Dieu, « que se disant sages, ils sont devenus fols ?. »
En ce sens les Juifs mémes ne l'ont pas connu, puisqu'ils «ont le zèle de Dieu, mais non pas selon la science; et qu'ignorant la justice que Dieu donne et cherchant leur propre justice, » celle qu'on eroit avoir de soi-méme, « ils n'ont pas été soumis à la justice de Dieu?. » Ainsi pour connoitre Dieu de cette manière secréte, dont il assure que le monde ne le connoit pas, il faut bannir toute présomption de notre propre justice, et reconnoitre que « Dieu à tout renfermé dans l’incrédulité, afin d'avoir pitié de tous. O profondeur des richesses de la sagesse et de la science de Dieu! que ses jugemens sont incompréhensibles, et que ses voies sont impénétrables! Car qui a connu les desseins de Dieu, ou qui est entré dans ses conseils, ou qui est-ce qui lui a donné le premier quelque chose pour ensuite en recevoir la rétribution? Parce que de lui et par lui et en lui sont toutes choses : la gloire lui en soit rendue dans tous les siècles! Amen *. »