‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 3)Chapitre 246 sur 257 · IH · texte numérisé non relu

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Nous déclarons aux prieure, religieuses, couvent et monastère de Jouarre, comme nous avons déjà fait plusieurs fois et par toutes les manières les plus authentiques, que nous avons défendu et défendons sous peine d'interdiction encourue ÿps0 facto, à tous prêtres séculiers et réguliers, de confesser lesdites prieure et religieuses sans notre permission spéciale et par écrit : laquelle nous accorderons à celles desdites prieure et religieuses qui nous l'ont demandée et nous ont reconnu pour supérieur ou le feront à l'avenir, dont nous donnerons les noms aux confesseurs; jugeant et déclarant les autres qui refusent de nous obéir incapables de recevoir les sacremens, et révoquant tout pouvoir contraire à la

1 Luc., 1x, 62. — ? II Pefr., 11, 21.

présente défense, à ce qu'elles n'en ignorent et ne s'exposent à faire des confessions nulles et sacriléges.

Nous leur déclarons pareillement que nous laissons en ce lieu jusqu'à notre prochain retour, notre trés-cher en Notre-Seigneur, M** Jean Phelipeaux, prêtre docteur de Sorbonne, chanoine et trésorier de notre église cathédrale, avec tout pouvoir de nous de donner les permissions et approbations nécessaires par écrit , pour confesser celles qui auront recours à nous , et nous reconnoitront pour supérieur, et non les autres, quelque titre et office qu'elles aient dans la maison, méme celui de prieure.

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Bien que la mère de la Croix, première prieure, soit des plus coupables envers nous et envers l'obéissance, puisque dûment averlie de nos intentions par messire Hugues Janon, prétre, que nous avons envoyé avant la visite, et par nous-méme dés le moment de notre arrivée , elle nous a néanmoins obligé depuis d'implorer jusqu'à deux fois le bras séculier pour nous faire ouvrir le monastère, sans vouloir se présenter devant nous nonobstant tous les commandemens que nous lui en faisions par tous les moyens possibles, ni permettre à celles qui lui adhéroient de s'y présenter, pendant qu'à l'exemple du bon Pasteur nous les cherchions de tous cótés avec un esprit de douceur et de charité : nous ordonnons néanmoins qu'on lui rendra l'obéissance requise, tant que nous trouverons à propos de la tolérer dans sa charge, non toutefois dans les choses qui seroient contraires aux ordres par nous donnés verbalement ou par écrit.

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Et d'autant qu'il se pourroit faire que ladite première prieure refuseroit à ses sœurs les permissions nécessaires en certains cas, nous les renvoyons en cas de refus aux autres prieures , officières et anciennes successivement, auxquelles nous donnons à cet effet tous les pouvoirs nécessaires.

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