SUR LE SACREMENT DE L'EUCHARISTIE
LECON I
Ce que c'est que le sacrement de l'Eucharistie.
Représenter l'institution de cet adorable sacrement (Matth. , xxvit, 96 , etc. Marc., xvt, 22, etc.; Luc., XXII, 7, ete.; 1 Cor., xi, 41, etc.). Les promesses de Jésus-Christ (Joan., v1, 25, etc.).
Qu'est-ce que le sacrement de l'Eucharistie?
C'est un sacrement qui contient, sous les espèces du pain et du vin, le vrai corps et le vrai sang de Notre-Seigneur, pour étre notre nourriture spirituelle.
Mais ce qu'on met d'abord sur l'autel et dans le calice, n'est-ce pas du pain et du vin?
Oui : et c'est toujours du pain et du vin, jusqu'à ce que le prétre prononce les paroles de la consécration.
Et qu'arrive-t-il par ces paroles?
Le pain est changé au corps, et le vin est changé au sang de Notre-Seigneur.
. Ne reste-t-il rien du pain et du vin?
Il n'en reste que les espèces.
Qu 'appelez-vous les espèces du pain?
C'est la blancheur du pain, la rondeur et le goüt.
Qu'appelez-vous les espéces du vin?
C'est la couleur du vin, l'humidité et le goût.
N'y a-t-il sous les espèces du pain que le corps de Notre-Seigneur ?
Il y a avec son corps, son sang, son ame, et en un mot la personne entière de Jésus-Christ, parce que tout cela est inséparable.
Et sous les espéces du vin?
Jésus-Christ y est tout entier.
Pourquoi donc Jésus-Christ ne nous parle-t-il que de son corps et de son sang ?
Parce que c’est par son corps et par son sang qu'il nous a,
sauvés.
Comment ?
En s'offrant en sacrifice sur la croix.
Et en effet que nous donne-t-il sous chaque espèce ?
Tout ce qu'il est, c’est-à-dire un Dieu parfait, et un homme parfait.
Quitte-t-il les cieux ?
A Dieu ne plaise : il demeure toujours à la droite de Dieu son Père, et n'en sortira que lorsqu'à la fin du monde il paroitra en sa majesté , pour juger les vivans et les morts.
Comment se peut-il donc faire qu'il soit sur l'autel ?
Par la toute-puissance de Dieu, qui peut tout ce qu'il veut.
Ce n'est donc pas l'homme qui fait ce miracle?
Non: c’est Jésus-Christ, dont la parole est employée dans ce sacrement. .
C'est donc lui qui consacre?
C'est lui qui consacre, comme le vrai sacrificateur; et le prétre n'est que son ministre.
A quelle fin Jésus- Christ a-t-il établi ce sacrement ?
En mémoire de sa mort. — .
En quoi consiste cette commémoration de la mort de Notre- Seigneur ?
C'est qu'en disant séparément avec Jésus-Christ: « Ceci est mon corps, ceci est mon sang, » on représente la mort violente que Jésus-Christ a soufferte par la séparation de son corps et de son sang.
Mais le corps et le sang sont-ils effectivement séparés?
Non : c'est assez que les signes le soient, et que les paroles dont on se sert pour les consacrer soient différentes.
Pourquoi ? ;
Parce que par ce moyen la mort de Jésus-Christ et l'effusion de son sang est représentée.
Fuut-il adorer le corps et le sang de Jésus-Christ?
Oui, sans aueun doute; parce que ce corps et ce sang sont inséparablement unis à la Divinité.
LECON II
De la sainte messe, et du sacrifice de l'Eucharistie.
Représenter la célébrité des sacrifices de la loi, et conclure à plus forte raison pour celui-ci. Salomon dédiant le temple (III Reg., vint ; ll Par., v. VI, vii).
Quel est le premier usage que l'on fait du corps et du sang de Jésus- Christ ?
C'est de les offrir en sacrifice à la sainte messe, au Père éternel.
Qu'est-ce à dire les offrir en sacrifice au Père éternel ?
C'est-à-dire les présenter devant sa face sur l'autel, comme la victime la plus agréable qu'on puisse lui offrir.
Pourquoi offre-t-on ce sacrifice?
En commémoration de celui de la eroix, et pour en appliquer la vertu.
Jésus-Christ répand-il son sang dans ce sacrifice, comme autrefois sur la croix ?
Non : c'est ici un sacrifice non sanglant.
Jésus-Christ est-il immolé dans ce sacrifice?
Il y est immolé mystiquement.
Comment?
En tant que son corps et son sang, présens dans ce mystère, y paroissent comme séparés l'un de l'autre.
Mais le sont-ils en effet?
Nous avons dit plusieurs fois qu'ils ne le sont pas, et ne le peuvent plus être, après la résurrection de Jésus-Christ.
Que doit-on faire en assistant à ce sacrifice?
Contempler Jésus-Christ mourant, comme si on étoit présent sur le Calvaire, et se laisser attendrir au souvenir de sa mort.
Qu'est-ce que l'Eglise offre dans le sacrifice de l'autel , avec le corps et le sang de Jésus-Christ ?
Les vœux et les prières de tous les fidèles.
Pourquoi ?
Parce qu'elles sont agréables étant offertes à Dieu avec le corps
etle sang de son fils.
Qu'est-ce que l'Eglise offre encore à Dieu avec le corps et le sang ?
Elle s'offre elle-même, afin d'offrir à Dieu tout ensemble le chef et les membres.
Qu'est-ce à dire offrir tout ensemble le chef et les membres ?
("est offrir Jésus-Christ avec ses fidéles.
A qui offre-t-on le sacrifice ?
A Dieu seul.
Pourquoi y fait-on mémoire des Saints qui sont avec Dieu?
En actions de graces pour les bienfaits qu'ils en ont recus.
Pourquoi particuliérement dans ce. sacrifice ?
Pour montrer qu'ils ont été sanctifiés par la victime qu'on offre.
Pourquoi prie-t-on Dieu d'avoir agréables les priéres que les Saints lui font pour nous ?
Pour faire concourir, dans ce sacrifice, les vœux de toute l'Eglise, tant de celle qui est dans le ciel que de celle qui est sur la terre.
Ne fait-on pas aussi mémoire des ames pieuses qui ne sont pas encore dans le ciel ?
Qui : on en fait mémoire, afin de tout unir dans ce sacrifice,
Quel soulagement recoivent ces ames par ce sacrifice ?
Un trés-grand soulagement.
Pourquoi ?
Parce que Jésus-Christ, qu'on y offre , est la commune propitiation de tout le genre humain.
Que devons-nous apprendre par ce sacrifice ?
A nous offrir en Jésus-Christ et par Jésus-Christ, comme des hosties vivantes, à la majesté divine.
LEÇON III
De la communion.
Marie-Madeleine pleurant devant le tombeau de Jésus, et y cherchant son corps enseveli. Quelle ardeur pour ce corps vivant et glorifié ! (Joan., XX, 11,-etc.)
Pourquoi Jésus-Christ se présente-t-il à nous sous les espèces du pain et du vin ?
Pour nous montrer qu'il est notre nourriture spirituelle.
Qw'appelez-vous notre nourriture spirituelle ?
Celle qui donne la vie à l'ame.
Que croyez-vous recevoir sous les espèces du pain ?
Le propre corps de Jésus-Christ, et lui-méme tout entier.
Mais quand on est quelquefois obligé de rompre une hostie ?
Jésus-Christ ne se divise pas pour cela.
Pourquoi ?
Parce qu'il demeure tout entier sous chaque parcelle du pain , et sous chaque goutte du vin consacré.
Cela se peut-il? :
Oui, par la toute-puissance de Dieu.
Ne pourriez-vous point apporter quelque exemple sensible de cette merveille ?
On se sert ordinairement de l'exemple d'un miroir, qui étant cassé , fait paroitre en chaque parcelle le méme visage qu'il représentoit en son-entier.
Cet exemple explique-t-il parfaitement ce mystère?
Non : il n'y arien dans la nature qui en puisse égaler la grandeur.
Pourquoi recevons-nous Jésus-Christ ?
Pour étre consommés en un avec lui.
Qu'est-ce qu'étre consommé en un avec lui ?
C'est étre uni avec lui, et lui avec nous, corps à corps et esprit à esprit.
Comment s'accomplit cette union de notre part ?
C'est que prenant par la bouche le corps de Jésus, m la foi nous nous unissons à sa divinité.
Et Jésus, que fait-il de son cóté ?
Jésus, réciproquement par notre corps, auquel a s'unit , fait passer la vertu de sa divinité dans notre ame.
Ne sancti fie-t-il pas aussi notre corps?
Oui : il sanctifie notre corps, et nous apprend à le conserver en toute pureté.
Qui a porté Jésus-Christ à se donner à nous de cette sorte?
Son amour,
Comment le devez-vous recevoir ?
Avec amour, et ne vivre dorénavant que pour lui.
Par où est-on excité à cet amour envers Jésus-Christ ?
Par sa mort et passion , dont on célèbre la mémoire toutes les fois que l’on communie.
Faut-il communier souvent ?
L'Eglise désireroit que l'on communiât tous les jours et toutes les fois que l'on entend la sainte messe, comme dans la primitive ' Eglise. (Cone. Trid., sess. xxu, Cap. vi.)
Pourquoi donc ne le fait-on pas ?
Parce qu'on n'est pas assez parfait.
Que faut-il faire du moins toutes les fois qu'on entend la messe?
Communier spirituellement.
Qu'est-ce, communier spirituellement ?
C'est, en se ressouvenant de la mort de Notre-Seigneur, désirer de communier en effet.
Que faut-il faire pour communier spirituellement ?
Il faut, autant qu'on peut, s'exciter à la méme dévotion que si l'on communioit sacramentellement.
Quand est-ce qu'on est obligé de communier sacramentellement ?
Dans le péril de mort; et au surplus l'Eglise n'oblige de communier dans tout le cours de l'année , qu'une fois dans la quinzaine de Pàque; mais les fidéles ne doivent pas se contenter de cette seule communion.
Y a-t-il quelque régle certaine pour fréquenter la communion ?
Non : cela dépend de la disposition de chaque fidèle, et du profit qu'il fait de la communion par son application à mener une bonne vie.
Mais quelle régle peut-on suivre dans la vie commune ?
Il est à souhaiter que tout fidèle se mette en état de communier du moins une fois le mois, et les fétes solennelles de l'année.
Mais qu'y a-t-il en cela de plus certain ?
C'est que chacun devroit vivre de maniére qu'il püt communier tous les jours.
Peut-on communier plusieurs fois en un jour ?
Non.
Et que faut-il faire le reste de la journée? ,
La passer en actions de graces, et savourer cette viande céleste.
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LEÇON IV
Pratique de la communion suivant la doctrine précédente, et premièrement ce qu'il faut faire avant la communion.
La parabole des conviés et de l'habit nuptial, pour expliquer la netteté intérieure et extérieure qu'il faut apporter à la sainte table. (Matth., xx11, 4; Luc., xiv, 16, etc.)
Que faut-il faire pour bien communier ?
Il y a des préparations qui regardent l'ame, et il y en a qui regardent le corps.
Quelles sont les préparations de l'ame pour faire une bonne communion ?
C'est la paix avec Dieu, la charité avec le prochain : ce sont les actes de foi et d'humilité : c'est le souvenir de la passion du Fils de Dieu.
Qu'appelez-vous la paix de l'ame avec Dieu?
C'est la pureté de conscience , qui ne sent aucun reproche du péché, au moins qui soit mortel.
Dites-moi pourquoi il faut recevoir ce sacrement en état de grace?
C'est que ce sacrement est la nourriture de l'ame, et que la nourriture suppose la vie.
Que concluez-vous de là ?
Qu'il faut que l'ame vive de la vie de la grace, pour recevoir sa nourriture par ce sacrement.
Est-ce un grand péché que de communier avec un péché mortel dans l'ame ?
C'est le péché de Judas, et un borrible sacrilége.
- Qu'appelez-vous la charité avec le prochain ?
^ Cest l'esprit d'union et de concorde avec lui , et une sincère réconciliation, si on étoit auparavant dans l'inimitié.
Apprenez-moi à faire quelque acte de foi, qui dispose à la communion P
Mon Sauveur, je crois fermement que votre corps, votre sang , votre ame, et votre divinité sont au saint sacrement de l’autel, parce que vous l'avez dit. Je suis prêt à‘donner ma vie pour cette vérité.
Et comment faites-vous un acte d'humilité ? [
Combien de fois ai-je mérité par mes péchés de souffrir la soif du mauvais riche, et la faim des damnés ! Cependant, à mon Dieu,
vous daignez devenir vous-même mon aliment et mon breuvage.
Pourquoi faut-il penser au mystére de la passion, pour se préparer à da communion ?
C'est que le Fils de Dieu ayant institué le sacrement de l'eucharistie en mémoire de sa passion, cette dévotion est selon l'esprit du mystère.
N'y a-t-il point quelque autre préparation de l'ame ?
Il faut, autant qu'il se peut, dès le jour précédent de la communion, s'y préparer par la récollection et par la retraite.
Et quoi encore ?
Se priver des plaisirs méme permis.
Pourquoi ?
Pour apporter à Jésus-Christ un esprit et un corps plus pur, et être tout occupé de lui.
Quelles doivent étre les préparations du corps pour bien communier ?
Il faut étre à jeun, et n'avoir pris aucune chose par forme de nourriture ni de médicament depuis le minuit.
Si en lavant la bouche on avoit avalé quelque goutte d'eau , sans y penser, cela pourroit-il empêcher la communion ?
Il faut prendre garde que cela n'arrive point ; mais pourtant la chose étant arrivée, elle ne doit point empécher qu'on ne communie.
LEÇON V
Ce qu'il faut faire quand on est prét à communier, et dans la communion méme.
L'humilité et la foi du centenier quand Jésus veut entrer chez lui (Matth. vir, 8.) La foi de la femme qui se croit guérie en touchant seulement le bord de sa robe. Jésus accablé du monde qui l'environnoit, ne se sent véritablement touché que de celle qui le touche avec foi. (Matth., 1x, 20; Luc., vim, 42, 43 45, 46, ete.) Kar ciere
Que faut-il faire quand on est prêt à communiter ?
Il y a des choses qui regardent l'ame, et d'autres qui regardent le corps.
Que faut-il faire à l'égard de l'ame?
Il faut premièrement entendre la messe à laquelle on désire de communier, avec une dévotion particulière.
Que faut-il faire particulièrement pour cela ?
Se joindre à l'intention du prétre, qui un peu aprés l'élévation, incliné profondément vers l'autel, demande la grace de Dieu pour tous ceux qui communieront.
1l est donc à propos d'entendre la messe, et de communier à celle qu'on entend ?
Oui, autant qu'il se peut, et c'est l'esprit de l'Eglise.
À quel endroit de la messe est-il à propos de communier ?
Après la communion du prêtre, et avant qu'il achève la messe.
Pourquoi?
Pour se conformer au prétre, se préparer avec lui à la communion, communier avec lui, et faire avec lui ses actions de graces.
A quoi faut-il principalement penser ?
A la mort et à la passion de Notre-Seigneur.
Pourquoi ?
Pour s'exciter à un tendre amour envers lui.
Que faut-il faire encore?
De fréquens actes de foi.
En quel endroit principalement ?
Quand le prêtre se retourne, l'hostie à la main, en disant ces paroles : £'ece Agnus Dei, c'est-à-dire : « Voici l'Agneau de Dieu, voici celui qui Óte les péchés du monde, » il faut dire la même chose en son cœur.
Et quels autres actes faut-il faire?
Des actes d'adoration et d'humilité.
En quel endroit principalement ?
Quand le prétre dit: Domine, non sum dignus, M faut dire de cœur avec lui : « Seigneur, je ne suis pas digne que vous veniez à moi, mais dites seulement un mot, et'mon ame sera sauvée. »
Et quand le prêtre dit, Corpus Domini nostri Jesu Christi, custodiat animam tuam in vitam æternam. Amen?
Il faut dire du moins de cœur, Amen. « ll est ainsi. Je crois, Seigneur, que ce que je recois, c’est votre corps: qu'il conserve mon ame pour la vie éternelle. » :
Quel est donc le vrai esprit de la communion ?
De se conformer aux intentions de l'Eglise, et aux paroles du prétre.
Qu'y a-t-il à observer pour le corps ?
. étre modeste et propre, autant qu'il se peut, mais sans affectation.
Que faut-il observer particulièrement à l'égard des habits?
Les hommes doivent poser le chapeau, la calotte, l'épée, les gants; et les femmes doivent baisser leurs jupes, et faire descendre leurs coiffes un peu plus bas que les yeux; ne point paroitre la gorge découverte, ni avec des mouches sur le visage, ou avec des parures qui sentent la vanité.
Que doivent-elles apprendre de là ?
A mépriser toute leur vie ce qu'elles n'osent porter devant Jésus-Christ. j
Comment faut-il tenir la téte?
Il faut tenir la téte ferme et droite sans la remuer, ni l'avancer ni la retirer en arrière, crainte d'accident.
Comment les yeux ?
Il ne faut pas les laisser égarer cà et là, mais on les doit tenir baissés, ou les arréter sur la sainte hostie.
Comment faut-il ouvrir la bouche?
Avec médiocrité, ni trop, ni trop peu.
Comment faut-il avoir la langue ?
Un peu avancée sur les lèvres.
Ne faut-il point mácher la sainte hostie ?
Il n'est pas nécessaire.
Qu'en faut-il donc faire ?
La laisser quelque peu de temps sur sa langue ; puis étant un peu humectée, l'avaler avec révérence.
Ne la faut-il pas laisser fondre tout à fait en la bouche ?
-Non, à cause du péril qu'il y auroit de ne pas communier.
Mais que faudroit-il faire si la sainte hostie s'attachoit au palais?
Il ne se faut point troubler de cela; mais la détacher seulement : avec la langue, sans y porter les doigts.
SECOND CATÉCHISME. i35
Après avoir communié , faut-il essuyer les lèvres avec la nappe?
Non, mais si on sent, ou si on doute que quelque particule de la sainte hostie soit demeurée sur les lèvres , il faut avec révé- rence l'attirer dans sa bouche, sans y appliquer les doigts.
Si quelquefois le prêtre, en communiant, donnoit deux ou trois hosties , ou bien n'en donnoit que la moitié d'une , cela devroit-il troubler le communiant?
Non, puisqu'on ne recoit pas plus en trois hosties qu'en une, ni moins en la moitié d'une qu'en une tout entière.
Faut-il faire des prières vocales, et jeter des soupirs, quand on est sur le point de communier ?
Il faut cesser pour lors de le faire, et prier de l'esprit plutót que du mouvement des lèvres.