LIVRE VIL
Récit des Variations et de la Réforme d'Angleterre sous Henri VIII, depuis l'an 1529 jusqu'à 1547; et sous Edouard VI, depuis 1547 jusqu'à 1553, avec la suite de l'histoire de Cranmer jusqu'à sa mort en 1556.
SOMMAIRE
La réformation anglicane, condammable par l'histoire méme de M. Burnet. Le divorce de Henri VIII. Son emportement contre le Saint-Siége. Sa primauté ecclésiastique. Principes et suites de ce dogme. Hors ce point, la foi catholique demeure en son entier. Décision de foi de Henri. Ses six articles. Histoire de Thomas Cranmer, archevéque de Cantorbéri, auteur de la réformation anglicane ; ses lâchetés, sa corruption, son hypocrisie. Ses sentimens honteux sur la hiérarchie. La conduite des prétendus réformateurs, et en particulier celle de Thomas Cromwel, vice-gérent du roi au spirituel. Celle d'Anne de Boulen, contre laquelle la vengeance divine se déclare. Prodigieux aveuglement de Henri dans tout le cours de sa vie. Sa mort. La minorité d'Edouard Vl, son fils. Les décrets de Henri sont changés. La primauté ecclésiastique du roi demeure seule. Elle est portée à des excès dont les protestans rougissent. La réformation de Cranmer appuyée sur ce fondement. Le roi regardé comme l'arbitre de la foi. L'antiquité méprisée. Continuelles variations. Mort d'Edouard Vl. Attentat de Cranmer et des autres contre la reine Marie sa sceur. La religion catholique est rétablie. Honteuse fin de Cranmer. Quelques remarques particulières sur l'histoire de M. Burnet et sur la réformation anglicane.
L. La mort de Luther fut bientôt suivie d’une autre mort, qui
La mort de
amor eausa de grands changemens dans la religion. Ce fut celle de
uar Henri VIII, qui après avoir donné de si belles espérances dans les
on entre-
med à premieres années de son regne, fit un si mauvais usage des rares
cette oc-
con à qualités d'esprit et de corps dont la divine libéralité l'avoit rem-
raconter
“en. Pli(a). Personne n'ignore les déréglemens de ce prince , ni l'aveu-
mence-
vetet glement où il tomba par ses malheureuses amours, ni combien
suite de la
réfom il répandit de sang depuis qu'il s'y fut abandonné, ni les suites ion 9? effrovables de ses mariages, qui presque tous furent funestes à "UU". celles qu'il épousa. On sait aussi à quelle occasion, de prince trèscatholique il se fit auteur d'une nouvelle secte , également dé-
testée par les catholiques, par les luthériens et par les sacramen-
(a) 1re édit, : Que Dieu lui avoit données.