‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 5)Chapitre 242 sur 403 · PARTIE II, CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

PARTIE II, CHAPITRE VII

outre cette raison, les saints Pères trouvoient ici un grand mystere. Car Hésychius et les autres, en comparant la nouvelle Pâque avec l’ancienne , nous disent que le Saint-Esprit a voulu nous marquer par ce feu qu'aprés avoir recu et comme digéré dans notre esprit tout ce que nous entendons de l'Eucharistie, les restes qu'on ne peut pas pénétrer doivent étre consumés et comme dévorés par la foi et comme par un feu divin. Le feu étoit donc ici le symbole de l'ardeur céleste, avec laquelle la foi consumoit toutes les difficultés de l'Eucharistie, et les doutes que le sens humain faisoit naître sur un mystère si profond. Qu'y a-t-il là qui ne soit respectueux envers Jésus-Christ ou qui déroge à sa présence? Et cependant l'Anonyme ose dire que c'est « condamner Jésus-Christ au feu, et le faire brüler tout vif ‘. » Qui pourroit souffrir ces sophistes, qui prennent les choses si fort à contre-sens, et qui substituant leurs idées profanes à celles de nos pères, tournent leurs respects en irrévérences ?

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