‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 5)Chapitre 325 sur 403 · PARTIE II, CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

PARTIE II, CHAPITRE XXXI

plus encore par un transport de leur joie que par la beauté de leurs habits blancs ; ni qu'il eût attribué aux uns et aux autres les alimens salutaires, en entendant néanmoins, sans avoir besoin d'exprimer tout ce détail dans sa poésie, qu'on les donnoit à chacun convenablement et selon que la coutume les y admettoit.

Quand le prêtre Gennadius que M. de la Roque objecte encore *, nous fait voir les petits enfans «fortifiés par l'imposition des mains et par le chréme , et admis aux mystères de l'Eucharistie ?, » i| ne dit rien contre la pratique dont nous parlons. C'est étre admis aux mystères que de recevoir le sang de Notre-Seigneur ; on le prend du méme autel que le corps, et on participe à tout le sacrifice. Ainsi l'on ne voit rien jusqu'ici dans l'Eglise d'Occident qui s'éloigne de la tradition dont nous avons vu le témoignage dans saint Cyprien. L'Eglise grecque n'avoit pas une autre pratique , et le passage de Jobius va le faire voir clairement.

Page 1