‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 5)Chapitre 400 sur 403 · ET DE LA RELIGION PROTESTANTE · texte numérisé non relu

ET DE LA RELIGION PROTESTANTE

TROISIÈME ET DERNIÈRE PARTIE DU SIXIÈME AVERTISSEMENT CONTRE M. JURIEU.

1. Dessein de ce discours. 5 Il. Fondement de la Réforme, que l'Eglise n lest pas infaillible, et que ses décrets sont sujets à un nouvel examen, VOUS CRE

III. On prédit d'abord à la Réforme que ce principe la mèneroit à l'indifférence des religions. . Ko ORAN EMPIRE

IV. L'expérience a justifié cette prédiction : le Socinianisme à commencé avec la Réforme, et s'est accrue avec elle. . . us

v. L'expérience découvre de plus en plus ce mal de la Réforme: preuve par M. Jurieu : état de la religion prétendue réformée en France.

VI. Combien les prétendus réformés de France élevoient mal leur jeunesse.

vir. Témoignage de M. Jurieu sur l'état de la religion en Hollande.

vii. Le ministre contraint de reconnoitre le mal qu'il tâchoit de déguiser.

IX. Progrès de lindifférence dans les Etats protestans, selon M. Jurieu, et

premièrement en Angleterre. . . eee X. Progrès de ce même mal dans les puces Unies, selon le méme mimnistré;, 5. :

xI. Liaison de la tolérance viles avec l'ecclésiastique et : avec indifférence des religions, selon M. Jurieu.

XII. Nombre i immense des défenseurs de la tolérance eum selon M. Jurieu.

xil. Preuve de la même chose par une lettre des réfugiés de France en Angleterre au synode d'Amsterdam de l'année dernière.

XIV. Preuve de la même chose pas le décret du synode, et par ce que M. Jurieu a écrit depuis. opis . .

XY. Rapport du socinianisme avec l'indifférence des réligions selon M. Jurieu ; le socinianisme, selon lui, est une religion de plain-pied. ste

XVI. Que la constitution de l'Eglise catholique. s'oppose à toutes ces nouveautés : vaine réponse du ministre, qui tâche de faire croire qu'elle est attaquée du méme mal que la Réforme.

xvir. Que l'indifférence des religions doit l'emporter, selon les principes de la Réforme : trois règles des “ndifférens.

XVIII. Première règle des indifférens, tirée de l'autorité de T'Ecriture : que la Réforme ne peut la nier, et qu ‘elle les met à couvert de ce que les trente-quatre réfugiés proposent contre eux.

XXI. Que la même règle des indifférens les met à couvert de jn: decisdn du synode d'Amsterdam qui les condamna l’année passée. s

XX. Que l'autorité des Confessions de foi de la Réforme, selon M. Jurieu, ne lie point les consciences et n'emporte pas la perte du salut. .

xx1. La méme chose se doit dire des synodes, et de celui de Dordrecht ; et tout cela n'est pas une loi pour les prétendus réformés qui embrassent l'indifférence.

Xxil. Seconde règle des indifférens, tirée de a même Ecriture : e cette

règle les met à couvert des attaques de la, Réforme : la discussion de l'Ecriture impossible aux simples, selon le ministre Jurieu. . .

xxiM. Quel examen M. Jurieu laisse au fidèle, et qu'au fond ce n qut rien moins qu'un examen : sa doctrine et celle de M. Claude sur l'évidence de goût et de sentiment. .

RIVE Que ce goût et ce TUUS SON une i manifeste, 4 un n autre nom qu'on donne à la prévention et à l'autorité.

XXV. Troisiéme principe des indifférens, quil faut tourner l'Ecriture au sens le plus peu MS selon la raison : que la Réforme ne peut éviter ce piége- - 5S. .

XXVI. "Due par la croyance du calviniste sur la présence réelle, le socinien lui prouve qu'il élude la règle qu'il lui propose, .

XxvIrt. Que les réponses du ministre sur cette objection sont insoutenables dans la bouche d'un calviniste. E

xxvi. Si les calvinistes sont reçus à dire que le mystère de la Trinité et les autres sont moins opposés à la raison que celui de la présence réelle.

xxIX. Si les calvinistes sont reçus à dire qu'ils ont pour eux les sens . . xxx. Que ce qui détourne les calvinistes de la présence réelle est précisément la méme chose qui délourne les sociniens des autres d c’est-à-dire la raison humaine. Preuve par M. Jurieu. . . : xxx1. Qu'en alléguant l'Ecriture , le calviniste ne fait qu'imiter le socinien, et qu'il retombe dans la discussion dont M. Jurieu vouloit letirer. . . xxx11. Que visiblement le calviniste est déterminé contre la présence réelle par le principe socinien. . . OS .

XXXIII. Autre argument des sociniens sur ' les articles fondamentaux, dont ils demandent qu'on leur fasse voir la distinclion par l'Ecriture ; ce que le ministre avoue quil ne peut fare. . . . . . 5 OU xxx1V. De trois moyens proposés par le ministre pour distinguer les articles fondamentaux, deux d'abord lui sont inuliles : son aveu qu'on ne peut faire ce discernement pars tEeritüre» MEME Dic xxxv. Démonstration manifeste de Tillusion qu’ on | fait aux prétendus réformés, en les renvoyant à leur goüt pour distinguer les articles fondamientauf. 20.0.0... 272 LUI polso) e MEE xxxvi. Suite de la méme démonstration ; les calvinistes n'ont point de régle pour tolérer Luther et les luthériens Abus ust les autres. Semipélagianisme desluthériens. |. . .

XXXVII. Que le semi-pélagianisme est et n "est. pas une erreur ‘fondamentale. Contradietion du ministre et des calvinistes. : . « . . T ES XXXVIH. Que le goût des calvinistes et du ministre varie sur le semipélagianisme et sur la nécessité de l'amour de Dieu et des bonnes ceuvres. XxxIX. Le ministre et les protestans réduits à compter les voix, et à se faire infaillibles contre les indifférens et les tolérans. . . . . . . . . XL. Troisième moyen de discerner les articles fondamentaux, où le ministre montre sa foiblesse contre les sociniens, . . . eate XLI. Que le ministre est à bout sensiblement dans la preuve qui il entreprend des articles fondamentaux. . . Ce Sud XLU. Quelle preuve les tolérans demandoient à M. Jarieu. sur l'évidence des articles fondamentaux, et que ce ministre n'a rien eu à leur répondre. xLHI. Preuve de l'inévidence des articles fondamentaux selon les principes des: calvinistes? . "v —. so Man XLIV. Toutes les preuves du ministre sur rles articles fondamentaux tombent

d'elles-mémes au seul exemple de la doctrine de la grace et de celle de

la présence réelle. . . . ; ^ 4 ve e ERE

XLV. Suite de la méme matière ; ‘chicane du ministre. a Cu ptc

XLVI. Suite de l'insuffisance de la preuve des points fondamentaux ; et la Réforme forcée encore une fois de recourir à l'autorité et à la pluralité destvolxaQ ms A PAPE A: US

xLVII. Le ministre encore une fois sensiblement forcé à demeurer court sur les points fondamentaux. . . . . . . s.

XLVIII. Vaine tentative du ministre pour prouver par Ecriture les articles fondamentaux. . . Sisi s 5^9 ;

XLIX. Si le ministre a mieux établi les articles fondamentaux dans le Traité de l'Unité où il nous renvoie : qu'il y met la nécessité de la grace au rang des conséquences non fondamentales. . .

L. Autre conséquence non fondamentale, que la satisfaction de Jésus- Christ soit ou ne soit pas d'une absolue nécessité : importance de cet aveu du ministre. ud v NE NEN Soc c

LI. Suite de cette matière : sur quoi est fondé le prétendu goût et le prétendu sentiment des articles fondamentaux ; absurdité manifeste de cette doctrine parla'seule'expósiüon, ^, loe RI

LII. Que le sentiment prétendu du besoin qu’on a d'une satisfaction infinie, visiblement est insuffisant pour établir les points fondamentaux. LI. Témérité de mettre au nombre des articles fondamentaux l'opinion qui a réduit Dieu à n'avoir qu'un seul moyen de sauver les hommes. . LIV. Autre preuve de l'absurdité manifeste du prétendu sentiment de

M. Jurieu. . . ^ Lv. Que le ministre détruit. en | termes formels sa prétendue évidence ‘des articles fondamentaux dans celle de nos besoins. . 2

LVI. Le goüt et le sentiment où le ministre réduit la Réforme est un aveu de son impuissance à établir les points fondamentaux par la parole de Dieu.

LVI. Autre moyen de reconnoitre les articles fondamentaux, proposé par le ministre, et la Réforme rappelée enfin à l'autorité de l'Eglise.

LviH. Le ministre donne pour loi le consentement des chrétiens, et suppose l'Eglise infaillible. : : CUS

LIX. Le ministre dit clairement ne le consentement actuel des ‘chrétiens est dans chaque temps la marque certaine d’une vérité fondamentale.

LX. Que cet aveu du ministre démontre que l'accusation qu'il nous fait sur l'idolátrie est une manifeste calomnie : aveu formel du ministre sur l'universalité du culte qu'il prétend idolátre. . .

LXI. Le ministre, contraint de se dédire de infaillibilité qu "i accordoit au consentement ‘actuel de tous les chrétiens, retombe dans les mêmes embarras, en proposant pour règle infaillible le consentement des siècles passés.

Lxir. Le ministre voudroit se dédire d'a avoir donné pour règle : au peuple le consentement de tous les siècles : mais il est contraint d'y revenir et de ramener la Réforme à la voie d'autorité. . . . 58 .

Lxii. Deux erreurs du ministre : première erreur, de rendre infoillibles les sociétés schismatiques, et même les hérétiques, comme celle des ariens.

LXIV. La cause de cette erreur est d'étendre l'effet de la promesse hors du sein de l'unité catholique.

LXV. Seconde erreur du ministre , de ‘restreindre “arbitrairement les promesses de Jésus-Christ et les vérités qu'il a Ait de conserver dans son Eglise. . . . Duo

LxvI. Le ministre abuse de l'autorité de l'Eglise romaime-15. v. oU

Lxvir. La Réforme combien éloignée de ses premières maximes : elle reconnoit expressément l'infailibilité des conciles : passage du synode de Delpht, proposé dans l'Histoire des Variations. . . S €

LxvII. Chicanes de M. Basnage, et pleine démonstration de la vérité. A re

LXxix. Passage de Bullus pour lnfaillibilité des conciles et pour la voie d'autorité. . . :

LXx. M. Jurieu, contraint d'établir T autorité des conciles, a détruit en 'méme temps : comment et pourquoi.

LXXII. Preuve, par l'exemple de M. Jurieu, de M. Burnet et de M. Basnage, que tout tend dans la Réforme à l'indifférence et au socinianisme.

LxxI1. M. Basnage autorise le grand principe des sociniens. :

LxxiH. De tous les ministres Eie celui qui tient le plus du socinia-

nisme, c'est M. Jurieu. . . . :

LXXIV. Que les excuses de ce ministre, sur ce > qu li a dit contre Y immutabilité de Dieu, achévent de le convaincre. . . Tips SE ars

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