CHAPITRE IX
digieux. C'esten gros ce que veulent dire les deux cent millions, et ce seroit une erreur grossière de s'imaginerici des nombres précis.
47. Des cuirasses de feu, d'hyacinthe et de soufre. Hyacinthe, c'est la couleur violette et celle du fer poli. Le feu du soufre approche de cette couleur; et lorsque la lumiere du soleil bat dessus, on croit voir des escadrons enflammés '. Les Perses étoient armés de fer, de pied en cap, eux et leurs chevaux.
Les tétes des chevaux, comme des tétes de lions. Cette redoutable cavalerie marchoit au combat avec l'ardeur et la force des lions.
De leur bouche il sortoit du feu. On voitici des chevaux ardens et courageux qui semblent jeter le feu par les narines.
Collectumque premens volvit sub naribus ignem. III Georg.
18. Et par ces trois plaies, le feu, la fumée et le soufre; par l'impétuosité des soldats armés de cette sorte. La force des armées est représentée par le feu : « Le bouclier de ces braves soldats est enflammé ; les brides de leurs chevaux sont tout en feu, » Nah., 1, 3.
19. La puissance de ces chevaux est dans leur bouche et dans leurs queues, qui ressemblent à des serpens. Les Parthes qui com posoient ces armées, puisque les Perses, comme on a vu, n'avoient fait que changer le nom de cet empire, combattoient par devant et par derrière, et ils tiroient méme en fuyant; et ces serpens sont les traits dont ils percoient leur ennemis, la téte tournée.
20. Et les autres hommes..... ne se repentirent point ,.... pour n'adorer plus les démons et les idoles d'or et d'argent... Cela fait ' voir que le prophéte a passé des Juifs aux idolàtres. Car on ne peut assez remarquer que comme les afflictions des chapitres vi et vin regardoient les Juifs, il n’y est point parlé d’idolâtrie.
94, De leurs homicides, de leurs empoisonnemens... Il est aisé de faire voir que les violences, les impuretés et les empoisonnemens des idolàtres étoient allés à l'extrémité.
1 Hist. Aug. in Alex. Sev., Edit. Salm., p. 133; Heliod., Hist. Æthiop., VII.