‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 2)Chapitre 10 sur 392 · Voyez la note 1 de la p · texte numérisé non relu

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mat; ‘ ils vivent de la même façon, et devraient par conséquent se ressembler en tout, puisqu’ils subissent et reçoivent également les mêmes altérations, les mêmes influences de la terre et du ciel; mais n’avons-nous pas dans l’espèce humaine un exemple de variété semblable? Le Lapon et le Finlandais, sous le même climat, diffèrent entre eux presque autant par la taille, et beaucoup plus pour les autres attributs, que le jocko ou petit orang-outang ne diffère du grand. La seconde chose possible, c’est que le jocko ou petit orang-outang que nous avons vu vivant, celui de Tulpius, celui de Tyson et les autres qu’on a transportés en Europe, n’étaient peutêtre tous que de jeunes animaux qui n’avaient encore pris qu’une partie de leur accroissement Celui que j’ai vu avait près de deux pieds et demi de hauteur. Le sieur Nonfoux, auquel il appartenait, m’assura qu’il n’avait que deux ans : il aurait donc pu parvenir à plus de cinq pieds de hauteur s'il eût vécu, en supposant son accroissement proportionnel à celui de l’homme. L’orang-outang de Tyson était encore plus jeune, car il n’avait qu’environ deux pieds de hauteur, et ses dents n’étaient pas entièrement formées. Celui de Tulpius était à peu près de la grandeur de celui que j’ai vu; il en est de même de celui qui est gravé dans les Glanures de M. Edwards : il est donc très-probable que ces jeunes animaux auraient pris avec Tâge un accroissement considérable, et que, s’ils eussent été en liberté dans leur climat , ils auraient acquis la même hauteur, les mêmes dimensions que les voyageurs donnent à leur grand orang-outang; ainsi nous ne considérerons plus ces deux animaux comme différents entre eux, mais comme ne faisant qu’une seule et même espèce, en attendant que des connaissances plus précises détruisent ou confirment cette opinion, qui nous paraît fondée.

L’orang-outang, que j’ai vu, marchait toujours debout sur ses deux pieds, même en portant des choses lourdes; son air était assez triste, sa démarche grave, ses mouvements mesurés, son naturel doux et très-différent de celui des autres singes; il n’avait ni l’impatience du magot, ni la méchanceté du babouin, ni l’extravagance des guenons; il avait été, dira-t-on, instruit et bien appris, mais les autres que je viens de citer, et que je lui compare, avaient eu de même leur éducation; le signe et la parole suffisaient pour faire agir notre orang-outang, il fallait le bâton pour le babouin et le fouet pour tous les autres, qui n’obéissent guère qu’à la force des coups. J’ai vu cet animal présenter sa main pour reconduire les gens qui venaient le visiter, se promener gravement avec eux et comme de compagnie; je l’ai vu s’asseoir à table, déployer sa serviette, s’en essuyer les lèvres, se servir de la cuillère et de la fourchette pour porter à sa houche, verser lui-même sa boisson dans un verre, le choquer lorsqu’il y était invité, aller prendre

^ . Voyez la note 2 de la page 23.

2. C’est, en effet, ce qui était. Le jocko ou petit orang-outang de Buffon, le satyre d’Angola de Tulpius et le pygmée de Tyson, étaient de jeunes chimpanzés.

LES ORANGS-OUTANGS. ‘i'i

une tasse et une soucoupe, l’apporter sur la table, y mettre du sucre, y verser du thé, le laisser refroidir pour le boire, et tout cela sans autre instigation que les signes ou la parole de son maître, et souvent de luimême. Il ne faisait du mal à personne , s’approchait même avec circonspection, et se présentait comme pour demander des caresses; il aimait prodigieusement les bonbons, tout le monde lui en donnait; et comme il avait une toux fréquente et la poitrine attaquée , cette grande quantité de choses sucrées contribua sans doute à abréger sa vie : il ne vécut à Paris qu’un été, et mourut l’hiver suivant à Londres; il mangeait presque de tout, seulement il préférait les fruits mûrs et secs à tous les autres aliments; il buvait du vin, mais en petite quantité, et le laissait volontiers pour du lait, du thé ou d’autres liqueurs douces. Tulpius®, qui a donné une bonne description avec la figure d’un de ces animaux qu’on avait présenté vivant à Frédéric-Henri, prince d’Orange, en raconte les mêmes choses à peu près que celles que nous avons vues nous-mêmes , et que nous venons de rapporter; mais si l’on veut reconnaître ce quî appartient en propre à cet animal, et le distinguer de ce qu’il avait reçu de son maître, si l’on veut séparer sa nature de son éducation, qui en effet lui était étrangère, puisque, au lieu de la tenir de ses père et mère, il l’avait reçue des hommes, il faut comparer ces faits, dont nous avons été témoins, avec ceux que nous ont donnés les voyageurs qui ont vu ces animaux dans leur état de nature, en liberté et en captivité. M. de la Brosse, qui avait acheté d’un Nègre deux petits orangs-outangs qui n’avaient qu’un an d’âge, ne dit pas si le Nègre les avait éduqués; il paraît assurer, au contraire, que c’était d’eux-mêmes qu’ils faisaient une grande partie des choses que nous avons rapportées ci-dessus. « Ces animaux , dit-il , ont l’instinct de s’asseoir à table comme « les hommes; ils mangent de tout sans distinction; ils se servent du cou- « teau, de la cuillère et de la fourchette pour couper et prendre ce qu’on

a. « Erat hic satyrus quadrupes , sed ah humanâ specie quam præ se fert vocatur Indis « ourang-outang , Homo silvestris, uü Africanis quojasmorrou : exprimens longitudine « pueram trimiim , ut crassitie sexennem ; corpore erat nec oheso nec gracili , sed quadrato , « hahilissimo tamen ac pernicissimo. Artuhus rerô tam strictis et musculis adeo vastis , ut « quidvis et auderet et posset. Anterius undique glaber at pouè hirsutus ac nigris crinibus « obsitus. Faciès mentiebatur bominem , sed nares simæ et aduncæ rugosam et edentulam « anum. Aures verô nil discrepant ab humanâ formà, uti neque pectus ornatum utrinque « mammâ prætumidà (erat euim sexûs fœmiuei). Venter babebat umbilicum profundiorem , « et artus , cum superiores tum inferiores , tam exactam cum bomine similitudinem ut \ix « ovum OYO videris similius. Nec cubito defuit débita commissura, nec manibus digitorum « ordo ; nedum pollici figura bumana yel cruribus suræ vel pedi calcis Mcrum. Quæ concinna « ac decens membrorum forma in causa fuit, quôd multoties incederet erectus , neque attol- « leret minus gravatè quàm transferret facilè qualecumque gravissimi oneris pondus. Bibi- « tiums præbendebat canthari ansam manu altéra, alteram verô vasis fundo supponens;

« abstergebat deinde madorem labüs relictum Eandem dexteritatem observabat cubitum

« iturus; inclinans caput in pulvinar et corpus stragulis convenienter operiens, etc. » Tulpii Observ. Medicœ, lib. ni, cap. lvi.

so

« leur sert sur l’assiellej ils boivent du vin et d’autres liqueurs: nous les « portâmes à bord; quand ils étaient à table, ils se faisaient entendre des « mousses lorsqu’ils avaient besoin de quelque chose; et quelquefois, quand « ces enfants refusaient de leur donner ce qu'ils demandaient, ils se met- « talent en colère, leur saisissaient les bras, les mordaient et les abattaient

« sous eux Le mâle fut malade en rade; il se faisait soigner comme une

« personne ; il fut même saigné deux fois au bras droit : toutes les fois qu’il « se trouva depuis incommodé, il montrait son bras pour qu’on le saignât, « comme s’il eût su que cela lui avait fait du bien. »

Henri Grosse “ dit « qu’il se trouve de ces animaux vers le nord de Coro- « mandel, dans les forêts du domaine du raïa de Carnate; qu’on en fit pré- « sent de deux, l’un mâle, l’autre femelle, à M. Home, gouverneur de «. Bombay; qu’ils avaient à peine deux pieds de haut, mais la forme entiè- « rement humaine; qu’ils marchaient sur leurs deux pieds, et qu’ils étaient « d’un blanc pâle, sans autres cheveux ni poil qu’aux endroits où nous en « avons communément; que leurs actions étaient très-semblahles pour la « plupart aux actions humaines, et que leur mélancolie faisait voir qu’ils « sentaient fort bien leur captivité; qu’ils faisaient leur lit avec soin dans la « cage dans laquelle on les avait envoyés sur le vaisseau ; que quand on les « regardait, ils cachaient avec leurs mains les parties que la modestie « empêche de montrer. La femelle, ajoute-t-il, mourut de maladie sur le « vaisseau, et le mâle, donnant toutes sortes de signes de douleur, prit tel- « lement à cœur la mort de sa compagne, qu’il refusa de manger et ne lui « survécut pas plus de deux jours, w François Pyrard ^ rapporte « qu'il se trouve dans la province de Sierra- « Leona une espèce d’animaux, appelée baris, qui sont gros et memhrus, « lesquels ont une telle industrie que si on les nourrit et instruit de jeu- « nesse ils servent comme une personne; qu’ils marchent d'ordinaire sur « les deux pattes de derrière seulement; qu’ils pilent ce qu’on leur donne « à piler dans des mortiers; qu’ils vont quérir de l’eau à la rivière dans de « petites cruches qu’ils portent toutes pleines sur leur tête, mais qu’arri- « vaut à la porte de la maison, si on ne leur prend bientôt leurs cru- « elles, ils les laissent tomber, et voyant la cruche versée et rompue ils « se mettent à crier et à pleurer. » Le P. du Jarric, cité par Nieremberg % dit la même chose et presque dans les mêmes termes. Le témoignage de Schoutten ^ s’accorde avec celui de Pyrard au sujet de l’éducation de ces animaux : « On en prend, dit-il, avec des lacs, on les apprivoise, on leur

a. Voyage aux Indes Orientales, par Henri Grosse, traduit de l’anglais. Londres, 1758, p. 329 et suivantes.

b. Voyage de François Pyrard de Laval. Paris, 1619, t. II, p. 331.

c. Eus. Nieremberg. Ilist. nat. peregrin, lib. ix, cap. xlv.

d. Voyages de Gaut. Schoutten aux Indes orientales. Amsterdam, 1707.

« apprend à marcher sur les pieds de derrière et à se servir des pieds de de- « vanl, qui sont à peu près comme des mains, pour faire certains ouvrages « et même ceux du ménage, comme rincer des verres, donner à boire, « tourner la broche, etc. » — « J’ai vu à Java, dit le Guat un singe fort « extraordinaire; c’était une femelle; elle était de grande taille et ma^rchait « souvent fort droit sur ses pieds de derrière; alors elle cachait d’une de «ses mains l’endroit de son corps qui distinguait son sexe; elle avait le « visap sans autre poil que celui des sourcils, et elle ressemblait assez en « général à ces faces grotesques des femmes Hottentotes que j’ai vues au « Cap : elle faisait tous les jours proprement son lit, s’y couchait la tête « sur un oreiller et se couvrait d’une couverture... Quand elle avait ma! à « la tête elle se serrait d’un mouchoir, et c’était un plaisir de la voir « ainsi coiffée dans son lit. Je pourrais en raconter diverses autres petites « choses qui paraissent extrêmement singulières; mais j’avoue que je ne « pouvais pas admirer cela autant que le faisait la multitude, parce que,

« n ignorant pas le dessein qu’on avait de porter cet animal en Europe « pour le faire voir, j avais beaucoup de penchant à supposer qu’on l’avait « dressé à la plupart des singeries que le peuple regardait comme lui étant « naturelles : à la vérité, c’était une supposition. Il mourut à la hau- « leur du cap de Bonne-Espérance dans un vaisseau sur lequel j’étais; il « est certain que la figure de ce singe ressemblait beaucoup à celle de « homme, etc. » Gemelli-Carreri dit en avoir vu un qui se plaignait comme un enfant, qui marchait sur les deux pieds de derrière, en portant sa natte sous son bras pour se coucher et dormir. Ces singes, ajoutet-il, paraissent avoir plus d’esprit que les hommes à certains égards; car, quand ils ne trouvent plus de fruits sur les montagnes, ils vont au bord de la mer ou ils attrapent des crabes, des huîtres et autres choses semblables.

y a une espèce d huîtres qu’on appelle taclovo, qui pèsent plusieurs livres et qui sont souvent ouvertes sur le rivage ; or le singe craignant que, quand Il veut les manger elles ne lui attrapent la patte en se refermant, il jette une pierre dans la coquille qui l’empêche de se fermer, et ensuite il mange 1 huître sans crainte.

« Sur les côtes de la rivière de Gambie, dit Froger», les singes y sont « plus gros et plus méchants qu’en aucun endroit de l’Afrique; les Nègres « les craignent et ils ne peuvent aller seuls dans la campagne sans courir « risque d’être attaqués par ces animaux qui leur présentent un bâton et « es obligent à se battre... Souvent on les a vus porter sur les arbres des « en ants de sept à huit ans qu’on avait une peine incroyable à leur ôter;

« a P upart des Nègres croient que c’est une nation étrangère qui est

O. Voyages de Fr. le Guat. , t. II, p. 96 et 97.

. Relation du voyage de Gennes , par Froger, p. 42 et 43.

« venue s’établir dans leur pays, et que , s’ils ne parlent pas. c’est qu ils

« craisnent qu’on ne les oblige à travailler. » ^

« On se passerait bien, dit un autre voyageur de voir a Macaçar un « aussi grand nombre de singes, car leur rencontre est souvent funeste ; il « faut toujours être bien armé pour s’en défendre... Ils nont point de « queue, ils se tiennent toujours droits comme des hommes, et ne vont

« jamais que sur les deux pieds de derrière. »

Voilà du moins, à très-peu près, tout ce que les voyageurs les moins crédules et les plus véridiques nous disent de cet animal; j ai cru devoir rapporter leurs passages en entier, parce que tout peut paraître important dans l’histoire d’une bête si ressemblante à l’homme; et pour qu on puisse prononcer avec encore plus de connaissance sur sa nature, nous allons exposer aussi toutes les différences qui éloignent cette espèce de 1 espece humaine et toutes les conformités qui l’en approchent; il diffère de 1 homme à l’extérieur par le nez qui n’est pas proéminent, par le front qui est trop court, par le menton qui n’est pas relevé à la base ; il a les oreilles proportionnellement trop grandes, les yeux trop voisins l’un de l’autre, intervalle entre le nez et la bouche est aussi trop étendu; ce sont la les seules différences de la face de l’orang-outang avec le visage de l’homme Le corps et les membres diffèrent en ce que les cuisses sont relativement trop courtes, les bras trop longs, les pouces trop petits, la paume des mains trop longue et trop serrée , les pieds plutôt faits comme des mains que comme des pieds humains; les parties de la génération du mâle ne sont différentes de celles de l’homme qu’en ce qu’il n’y a point de frein au prépuce ; les parties de la femelle sont à l’extérieur fort semblables a celles

de la femme. . , , i

A l’intérieur, cette espèce diffère de l’espèce humaine par le nombre des

côtes; l’homme n’en a que douze, l’orang-outang en a treize»; il a aussi les vertèbres du cou plus courtes, les os du bassin plus serrés, les hanches plus plates, les orbites des yeux plus enfoncées; il n’y a point d apophjse épineuse à la première vertèbre du cou ; les reins sont plus ronds que ceux de l’homme, et les uretères ont une forme différente, aussi bien que la vessie et la vésicule du üel qui sont plus étroites et plus longues que dans l’homme; toutes les autres parties du corps, de la tête et des membres, tant extérieures qu’intérieures, sont si parfaitement semblables a celles de l'homme qu’on ne peut les comparer sans admiration et sans être étonné (uie d’une conformation si pareille et d’une organisation qui est absolument la même 2 il n’en résulte pas les mêmes effets. Par exemple, la langue

a. Description historique du royaume de Macaçar . Paris, 1688, p. SI,

1 C’estle chimpanzé qui en a treize; mais c’est, en effet, le chimpanzé que décrit Buffon. (Voyez la note 3 de la page S3.) Le gorille en a aussi treize. Vorang-outang

2^ Elle n’est pas absolument la même : il s’en faut beaucoup. (Voyez la note 1 de la p. 1 ;.)

et tous les organes de la voix ‘ sont les mêmes que dans l’homme, et cependant l’orang-outang ne parle pas; le cerveau ^ est absolument de la même forme et de la même proportion, et il ne pense pas : y a-t-il une preuve plus évidente que la matière seule, quoique parfaitement organisée, ne peut produire ni la pensée ni la parole qui en est le signe, à moins qu’elle ne soit animée par un principe supérieur? L’homme et l’orang-outang sont les seuls qui aient des fesses et des mollets, et qui par conséquent soient faits pour marcher cfebout^; les seuls qui aient la poitrine large, les épaules aplaties et les vertèbres conformées l’un comme l’autre; les seuls dont le cerveau, le cœur, les poumons, le foie, la rate, le pancréas, l’estomac, les boyaux, soient absolument pareils, les seuls qui aient l’appendice vermiculaire au cæcum; enfin l’orang-outang ressemble plus à l’homme qu’à aucun des animaux, plus même qu’aux babouins et aux guenons, nonseulement par toutes les parties que Je viens d’indiquer, mais encore par la largeur du visage, la forme du crâne, des mâchoires, des dents, des autres os de la tête et de la face, par la grosseur des doigts et du pouce, par la figure des ongles, par le nombre des vertèbres lombaires et sacrées, par celui des os du coccyx, et, enfin, par la conformité dans les articulations, dans la grandeur et la figure de la rotule, dans celle du sternum, etc.; en sorte qu’en comparant cet animal avec ceux qui lui ressemblent le plus, comme avec le magot, le babouin ou la guenon, il se trouve encore avoir plus de conformité avec l’homme qu’avec ces animaux'^, dont les espèces cependant paraissent être si voisines de la sienne qu’on les a toutes désignées par le même nom de singes : ainsi les Indiens sont excusables de l’avoir associé à l’espèce humaine par le nom d’ orang-outang , homme sauvage, puisqu’il ressemble à l’homme par le corps plus qu’il ne ressemble aux autres singes ou à aucun autre animal. Comme quelques-uns des faits que nous venons d’exposer pourraient paraître suspects à ceux qui n’auraient pas vu cet animal, nous avons cru devoir les appuyer de l’autorité de deux célèbres anatomistes, Tyson “ et Cowper, qui l’ont ensemble disséqué avec

a. L’orang-outang ^ ressemble plus à l’iiomme qu’aux singes ou aux guenons : 1° en ce qu’il a les poils des épaules dirigés en bas et ceux des bras dirigés en haut ; 2» par la face qui est plus semblable à celle de l’homme , étant plus large et plus aplatie que celle des singes; 3° par

1. Les organes de la voix sont différents : le larynx de V orang-outang , du chimpanzé , du gorille porte deux grands sacs membraneux qui communiquent avec les ventricules de la glotte.

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