‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 2)Chapitre 180 sur 392 · DU RENARD · texte numérisé non relu

DU RENARD

Les voyageurs nous disent que les renards du Groenland sont assez semblables aux chiens par la tête et par les pieds, et qu’ils aboient comme eux. La plupart sont gris ou bleus, et quelques-uns sont blancs. Ils changent rarement de couleur, et quand le poil dans l’espèce bleue commence à muer il devient pâle et la fourrure n’est plus bonne à rien. Ils vivent d’oiseaux et de leurs œufs, et lorsqu’ils n’en peuvent pas attraper, ils se contentent de mouches, de crabes et de ce qu’ils pêchent. Ils font leurs tanières dans les fentes des rochers

Au Kamtschatka, les renards ont un poil épais, si luisant et si beau que la Sibérie n’a rien à leur comparer en ce genre. Les plus estimés sont les châtains noirs, ceux qui ont le ventre noir et le corps rouge, et aussi ceux à poil couleur de fer ^

Nous avons parlé des renards noirs de Sibérie , dont les fourrures se vendent encore bien plus cher que celles de ces renards rouges ou châtains noirs de Kamtschatka.

En Norwége il y a des renards blancs, des renards bais et des noirs ; d’autres qui ont deux raies noires sur les reins • ceux-ci et les tout noirs sont les plus estimés. On en fait un très-grand commerce. Dans le seul port de Berghen on embarque tous les ans plus de quatre mille de ces peaux de renards. Pontoppidan, qui souvent donne dans le merveilleux, prétend qu’un renard avait mis par rangées plusieurs têtes de poissons <à quelque distance d’une cabane de pêcheurs, qu’on ne pouvait guère deviner son but, mais que peu de temps après un corbeau qui vint fondre sur ces têtes de poissons fut la proie du renard. Il ajoute que ces animaux se servent de leur queue pour prendre des écrevisses, etc.

а. Histoire générale des Voyages , t. XIX, p. 38,

б. Histoire générale des Voyages , t, XIX, p. 2S2.

c. Histoire nat. de la N rwége, par Pontoppidaa. Journal étranger, jnia 17SC,

* Voyez la nomenclature de la page 380 du II® volume.

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