DU LIÈVRE
Tout le monde sait que les lièvres se forment un gîte, et qu’ils ne creusent pas profondément la terre comme les lapins pour se faire un terrier; cependant j’ai été informé par M. Hettlinger, habile naturaliste, qui fait travailler actuellement aux mines des Pyrénées, que dans les montagnes des environs de Baigory les lièvres se creusent souvent des tanières entre des rochers, chose, dit-il, qu’on ne remarque nulle part®.
On sait aussi que les lièvres ne se tiennent pas volontiers dans les endroits qu’habitent les lapins ; mais il paraît que réciproquement les lapins ne multiplient pas beaucoup dans les pays où les lièvres sont en grand nombre.
« Dans la Norwége (dit Pontoppidan) les lapins ne se trouvent que dans « peu d’endroits, mais les lièvres sont en fort grand nombre ; leur poil brun
a. Extrait d’une lettre écrite par M. Hettlinger à M. de Buffon, datée de Baigory, le 16 juillet 1774.
* Voyez la nomenclature de la page 539 du II« volume.