LE DOUC
CCS grands singes des parties méridionales de l’Inde sont l’ouanderou et te doue; nous croyons donc que c’est à ces espèces qu’il faut rapporter la production des bézoards : on prétend que ces bézoards de singe sont toujours d’une forme ronde, au lieu que les autres bézoards sont de différentes figures®.
Caractères distinctifs de cette espèce.
Le doue n’a point de callosités sur les fesses', il les a garnies de poil partout j sa queue, quoique longue, ne l’est pas autant que la tête et le corps pris ensemble; il a la face rouge et couverte d’un duvet roux; les oreilles nues et de même couleur que la face, les lèvres brunes, aussi bien que les orbites des yeux; le poil de couleurs très-vives et très-variées; il porte un bandeau &, un collier d’un brun pourpre ; il a du blanc sur le front, sur la tête, sur le corps, les bras, les Jambes, etc. , une espèce de barbe d’un blanc jaunâtre; il a du noir au-dessus du front et à la partie supérieure des bras; les parties du dessous du corps sont d’un gris cendré et d’un jaune blanchâtre; la queue est blanche, aussi bien que le bas des lombes ; il marche aussi souvent sur deux pieds que sur quatre, et il a trois pieds et demi ou quatre pieds de hauteur lorsqu’il est debout. J’ignore si les femelles, dans cette espèce, sont sujettes à l’écoulement périodique.
a. Comme les singes, aussi bien que les chèvres, mangent les boutons de certains arbrisseaux, il se produit dans leur ventre des pierres de bézoard : on en trouve souvent dans leurs excré- ' ments , que la peur qu’ils ont d’ètre battus leur fait lâcher en courant : ces pierres de bézoard sont les plus chères et les plus estimées de toutes celles qui se trouvent dans les Indes , elles i sont aussi plus rondes que les autres, et ont bien plus de force : on a éprouvé quelquefois qu’un grain de celles-ci avait autant d’effet que deux de celles qui viennent des chèvres. Descript. j hist. de Macaçar, page 51. — Nota. En comparant ce passage avec celui de Knox, que nous avons rapporté à l’article du ouanderou, il parait que ce sont les ouanderous qui vivent de boutons d’arbres, et que par conséquent ce sont eux qui produisent le plus communément des bézoards.