Le smitten de Bosman est le chimpanzé
9. Non. C’est au c/itmpawz^, m jocko adulte, ou peut-être au g'orille. (Voyez la note 1 delap. 2.)
— En résumé, il y a deux grands singes : l’un de l’Inde, l’autre d’Afrique; et ce qui fait
cesser toute confusion, c’est que l’un, Y orang-outang ou pongo, est exclusivement de l’Inde , et l’autre, le chimpanzé ou jocko, est exclusivement d’Afrique. Nous connaissons, depuis quelque temps, un nouveau grand singe d’Afrique, le gorille.
ADDITION
Mais nous devons ajouter à tout ce que nous en avons dit les observations des naturalistes et des voyageurs qui ont été publiées, ou qui nous sont parvenues en différents temps, sur ce qui regarde ce pongo ou grand orang-outang. M. le chevalier d’Obsonville a bien voulu nous communiquer ce qu’il avait observé sur cet animal, qu’il a vu et décrit avec autant de sagacité que d’exactitude. « C’est, dit-il, de l’orang-outang qui a cinq « pieds de haut qu’il est ici question. Cet animal ne paraît maintenant « exister que dans quelques parties de l’Afrique et des grandes îles à l’est « de l’Inde. D’après diverses Informations, je crois pouvoir dire que l’on « n’en voit plus dans la presqu’île en deçà du Gange, et que même il est « devenu très-rare dans les contrées où il propage encore : aurait-il été « détruit par les bêtes féroces, ou serait-il confondu avec d’autres?
« Un de ces individus, que j’ai eu occasion de voir deux mois après « qu’il fut pris, avait quatre pieds huit ou dix pouces de haut; une teinte « jaunâtre paraissait dominer dans ses yeux, qui étaient du reste petits et « noirs. Quoique ayant quelque chose de hagard, ils annonçaient plutôt « l’inquiétude, l’embarras et le chagrin que la férocité. Sa bouche était « fort grande, les os du nez très-peu proéminents, et ceux des joues étaient
« fort saillants Son visage avait des rides; le fond de sa carnation
« était d’un blanc bis ou basané; sa chevelure longue de quelques pouces « était brunâtre, ainsi que le poil du reste du corps qui était plus épais sur « le dos que sur le ventre ; sa barbe était peu fournie, sa poitrine large, «les fesses médiocrement charnues, les cuisses couvertes, les jambes « arquées; les pouces de ses pieds, quoiqu’un peu moins écartés des autres « doigts que ceux des autres singes, l’étaient cependant assez pour devoir « lui procurer beaucoup de facilité, soit pour grimper ou saisir
« Je n’ai vu ce satyre qu’accroupi ou debout; mais, quoique marchant « habituellement droit, il s’aidait, me dit-on, dans l’état de liberté des « mains ainsi que des pieds lorsqu’il était question de courir ou de fran- « chir un fossé; peut-être même est-ce l’exercice de cette faculté qui « contribue à entretenir dans l’espèce la longueur un peu excessive des « bras, car l’extrémité des doigts de ses mains approchait de ses genoux. « Ses parties génitales étaient assez bien proportionnées; sa verge, en état « d’inertie, était longue d’environ six pouces, et paraissait être celle d’un « homme circoncis.
« Je n’ai point vu de femelles , mais on dit qu’elles ont les mamelles « un peu aplaties; leurs parties sexuelles, conformées comme celles des « femmes, sont aussi sujettes à un flux menstruel périodique : le temps
« de la gestation est présumé être d’environ sept mois; elles ne pro-
« pagent point dans l’état de servitude
« Le mâle, dont je viens de parler, poussait quelquefois une espèce de « roupie élevé et prolongé, ou bien il faisait entendre un cri sourd; mais
« c’était lorsqu’on l’inquiétait ou qu’on le maltraitait : ainsi ces modula- « tions (le voix n’expriment que l’impatience, l’ennui ou la douleur.
« Suivant les Indiens, ces animaux errent dans les bois et sur les mon- « tagnes de difficile accès, et y vivent en petites sociétés.
« Les orangs-outangs sont extrêmement sauvages; mais il paraît qu’ils « sont peu méchants, et qu’ils parviennent assez promptement à entendre « ce qu’on leur commande Leur caractère ne peut se plier à la servi-
ce tude; ils y conservent toujours un fond d’ennui et de mélancolie pro- « fonde, qui, dégénérant en une espèce de consomption ou de marasme, (( doit bientôt terminer leurs jours. Les gens du pays ont fait cette remar- « que, et elle me fut confirmée par l’ensemble de ce que je crus entrevoir « dans les regards et le maintien de l’individu dont il a été question, »
M, le professeur Allamand dont j’ai eu si souvent occasion de faire l’éloge, a ajouté d’excellentes réflexions et de nouveaux faits à ce que j’ai dit des orangs-outangs.
« L’histoire des singes était très-embrouillée, dit ce savant et judicieux ce naturaliste , avant que M. de Buffon entreprît de l’éclaircir ; nous ne (( saurions trop admirer l’ordre qu’il y a apporté, et la précision avec « laquelle il a déterminé les différentes espèces de ces animaux, qu’il était (( impossible de distinguer par les caractères qu’en avaient donnés les « nomenclateurs. Son histoire des orangs-outangs est un chef-d’œuvre qui « ne pouvait sortir que d’une plume telle que la sienne ; mais quoiqu’il y « ait rassemblé tout ce qui a été dit par d’autres sur ces animaux singu- « liers, en y ajoutant ses propres observations qui sont bien plus sûres, et « quoiqu’il y ait décrit un plus grand nombre de singes qu’aucun auteur « n’en a décrit jusqu’à présent, il ne faut pas croire cependant qu’il ait (( épuisé la matière : la race des singes contient une si grande variété d’es- « pèces qu’il est bien difficile, pour ne pas dire impossible, de les connaître « toutes; on en apporte très-souvent en Hollande plusieurs, que M. de « Buffon, ni aucun naturaliste, n’a jamais vues. Un de mes amis, revenu « d’Amérique où il a séjourné pendant quelques années, et qui y a porté «les yeux d’un observateur judicieux, m’a dit qu’il y avait vu plus de « ciuatre-vingts espèces différentes de sapajous et de sagouins; M. de Buffon « n’en a décrit que onze. Il s’écoulera donc encore bien du temps avant « qu’on puisse parvenir à connaître tous ces animaux ; et même il est très- « douteux qu’on en puisse jamais venir à bout, vu l’éloignement et la « nature des lieux où ils habitent.
« Il y a quelques années qu’on apporta chez moi la tête et un pied d’un
1. Allamand, professeur à l’université de Leyde, fit réimprimer, de 1766 à 1779, tout ce qui, dans l’ouvrage de Buffon, se rapporte aux. généralités et aux quadrupèdes , et il y ajouta plusieurs articles que Buffon trouva si bons qu'ils les reprit à mesm’e pour les placer dans ses liupjcmenls.
ADDITION
« animal singulier : cette tête ressemblait tout à fait à celle d’un homme, « excepté qu’elle était un peu moins haute; elle était bien garnie de longs « cheveux noirs ; la face était couverte partout de poils courts ; il n’y avait « pas moyen de douter que ce ne fût la tête d’un animal, mais qui par cette « partie ne différait presque point de l’homme; et M. Albinus, ce grand « anatomiste, à qui je la fis voir, fut de mon avis. Si l’on doit juger par « cette tête de la taille de l’animal auquel elle avait appartenu , il devait « pour le moins avoir égalé celle d’un homme de cinq pieds. Le pied qu’on « montrait avec cette tête, et qu’on assurait être du même animal, était « plus long que celui d’un grand homme.
« M. de Buffon soupçonne qu’il y a un peu d’exagération dans le récit de a Bontius, et un peu de préjugé dans ce qu’il raconte des marques d’intel- « ligence et de pudeur de sa femelle orang-outang; cependant ce qu’il en « dit est confirmé par ceux qui ont vu ces animaux aux Indes : au moins c( j’ai entendu la même chose de plusieurs personnes qui avaient été à a Batavia, et qui sûrement ignoraient ce qu’en a écrit Bontius. Pour savoir « 9 quoi m’en tenir là-dessus, je me suis adressé àM. Relian, qui demeure « dans cette même ville de Batavia, où il pratique la chirurgie avec beau- « coup de succès : connaissant son goût pour l’histoire naturelle et son « amitié pour moi, je lui avais écrit pour le prier de m’envoyer un orang- « outang, afin d’en orner le cabinet de curiosités de notre Académie; et en « même temps je lui avais demandé qu’il me communiquât ses observations « sur cet animal, en cas qu’il l’eût vu. Voici sa réponse, qu’on lira avec « plaisir; elle est datée de Batavia, le 15 janvier 1770.
«J’ai été extrêmement surpris, écrit M. Relian, que l’homme sauvage « qu’on nomme en malais orang-outang , ne se trouve point dans votre « Académie; c’est une pièce qui doit faire l’ornement de tous les cabinets « d’histoire naturelle. M. Pallavicini, qui a été ici sabandhaar, en a amené « deux en vie, mâle et femelle, lorsqu’il partit pour l’Europe en 1759; ils « étaient de grandeur humaine, et faisaient précisément tous les mouve- « ments que font les hommes, surtout avec leurs mains, dont ils se ser- « valent comme nous. La femelle avait des mamelles précisément comme «celles d’une femme, quoique plus pendantes; la poitrine et le ventre « étaient sans poils, mais d’une peau fort dure et ridée. Ils étaient tous les « deux fort honteux quand on les fixait trop ; alors la femelle se jetait dans « les bras du mâle et se cachait le visage dans son sein, ce qui faisait un « spectacle véritablement touchant; c’est ce que j’ai vu de mes propres « yeux. Us ne parlent point, mais ils ont un cri semblable à celui du singe, « avec lequel ils ont le plus d’analogie par rapport à la manière de vivre, « ne mangeant que des fruits, des racines, des herbages, et habitant sur des « arbres, dans les bois les moins fréquentés : si ces animaux ne faisaient « pas une race à part qui se perpétue, on pourrait les nommer des monstres
« de la nature humaine. Le nom A’ hommes sauvages qu’on leur donne, leur « vient du rapport qu’ils ont extérieurement avec l’homme, surtout dans « leurs mouvements, et dans une façon de penser qui leur est sûrement parce ticulière, et qu’on ne remarque point dans les autres animaux ; car celle-ci « est toute différente de cet instinct plus ou moins développé qu’on voit « dans les animaux en général. Ce serait un spectacle bien curieux si l’on « pouvait observer ces hommes sauvages dans les bois sans en être aperçu, « et si l’on était témoin de leurs occupations domestiques : je dis hommes « sauvages, pour me conformer à l’usage; car cette dénomination n’est « point de mon goût, parce qu’elle présente d’abord une idée analogue aux « sauvages des terres inconnues, auxquels ces animaux-ci ne doivent point « être comparés. L’on dit qu’on en trouve dans les montagnes inaccessibles « de Java; mais c’est dans l’île de Bornéo oû il y en a le plus, et d’oû l’on « nous envoie la plupart de ceux qu’on voit ici de temps en temps. »
« Cette lettre, continue M. Allamand, confirme pleinement de ce qu’a dit « Bontius; elle est écrite par un témoin oculaire, par un homme qui est lui- « même observateur curieux et attentif, et qui sait que ce qu’il assure avoir « vu a été vu aussi par plusieurs personnes qui sont actuellement ici, et que « je suis à portée de consulter tous les jours pour m’assurer de la vérité « de sa relation; ainsi il n’y a pas la moindre raison pour douter de la «vérité de ce qu’il m’a mandé. Au récit de Bontius, il ajoute la taille de « ces orangs-outangs; ils sont de grandeur humaine; par conséquent, ce ne « sont pas les hommes nocturnes de M. Linnæus, qui ne parviennent qu’à la « moitié de cette stature, et qui, suivant cet auteur, ont l’admirable talent « de parler; il est vrai que c’est en sifflant, ce qui pourrait bien signifier « qu’ils parlent comme les autres singes, ainsi que l’observe M. Relian. « Je ne dirai rien du degré d’intelligence que leur attribue mon corres- « pondant; il n’y a rien à ajouter aux réflexions de M. de Buffon sur cet « article. Si ceux que M. Pallavicini a embarqués avec lui quand il est venu « en Europe étaient arrivés ici en vie, on serait en état d’en rapporter plu- « sieurs autres particularités qui seraient vraisemblablement très-intéres- « santés; mais sans doute ils sont morts sur la route; au moins est-il « certain qu’ils ne sont pas parvenus en Hollande. »
Nous croyons devoir ajouter ici ce que M. le professeur Allamand rapporte d’un grand singe d’Afrique, qui pourrait bien être une variété dans l’espèce du pongo ou grand orang-outang, par laquelle cette espèce se rapprocherait du mandrill.
« Plusieurs personnes m’ont parlé d’un singe qu’elles avaient vu à Suri- « nam, où il avait été apporté des côtes de Guinée; mais faisant peu de « fond sur des relations vagues de gens qui sans aucune connaissance de « l’histoire naturelle examinent peu attentivement les objets nouveaux qui « se présentent à eux, je me suis adressé à M. May, capitaine de haut-bord
ADDITION
« au service de la province de Hollande; je savais qu’il avait été à Surinam « pendant que cet animal y était, et je ne doutais pas qu’il ne l’y eût vu; « personne ne pouvait m’en rendre un compte plus exact que lui : il est aussi « distingué par son goût pour toutes sortes de sciences, que par les connais- « sauces qui forment un excellent officier de mer; voici ce que j’en ai appris.
« Étant avec son vaisseau sur les côtes de Guinée, un de ses matelots y « fit l’acquisition d’un petit singe sans queue, âgé d’environ six mois, qui « avait été apporté du royaume de Bénin ; de là , ayant fait voile pour se « rendre à Surinam , il arriva heureusement à Paramaribo , où il vit ce « grand singe dont je viens de parler. II fut étonné en voyant qu’il était prête cisément de la même espèce que celui qu’il avait à son bord; il n’y avait (( d’autre différence entre ces animaux que celle de la taille, mais aussi «était-elle très-considérable, puisque ce grand singe avait cinq pieds et « demi de hauteur, tandis que celui de son matelot surpassait à peine un « pied. Il n’avait point de queue; son corps était couvert d’un poil brun, « mais qui était assez peu touffu sur la poitrine pour laisser voir sa peau qui « était bleuâtre; il n’avait point de poil à la face; son nez était extrême- « ment long et plat, et d’un très-beau bleu; ses joues étaient sillonnées de « rouge sur un fond noirâtre; ses oreilles ressemblaient à celles de « l’homme; ses fesses étaient nues et sans callosités; c’était un mâle, et il « avait les parties de la génération d’un rouge éclatant. Il marchait égale- « ment sur deux pieds ou sur quatre; son attitude favorite était d’être assis « sur les fesses; il était très-fort; le maitre à qui il appartenait était un « assez gros homme : M. May a vu ce singe le prendre par le milieu du « corps, l’élever de terre avec facilité, et le jeter à la distance d’un pas ou « deux. On m’a assuré qu’un jour il se saisit d’un soldat qui passait tout « près de lui, et qu’il l’aurait emporté au haut de l’arbre au pied duquel il « était attaché, si son maitre ne l’en eût pas empêché. Il paraissait fort « ardent pour les femmes; il était depuis une vingtaine d’années à Suri- « nam, et il ne semblait pas avoir acquis encore son plein accroissement. « Celui à qui il appartenait assurait qu’il avait remarqué que sa hauteur « était augmentée encore cette année même. Un capitaine anglais lui en « offrit cent guinées; il les refusa, et deux jours après cet animal mourut.
« En lisant ceci, on se rappellera d’abord le mandrill, avec lequel ce singe « a beaucoup de rapport, tant pour la figure que pour la grandeur et la « force. La seule dilfércncc bien marquée qu’il y ait entre ces animaux con- « siste dans la queue, qui, quoique fort courte, se trouve dans le mandrill, « mais qui manque tout à fait à l’autre.
« Voilà donc une nouvelle espèce de singe sans queue , habitant de « l’Afrique, d’une taille qui égale, si même elle ne surpasse pas celle de « riiomme, et dont la durée de la vie parait être la même, vu le temps qui « lui est nécessaire pour acquérir toute sa grandeur. Ce singe ne pourrait-il
« pas être celui dont parlent quelques voyageurs, et dont les relations ont « été appliquées à l’orang-outang? au moins, je serais fort porté à croire « que c’est le sniitlcn de Bosman et le quimpezé de M. de La Brosse : les « descriptions qu’ils en donnent lui ressemblent assez, et celui dont parle « Battel, qui avait une longue chevelure, a bien l’air d’être de la môme « espèce que celui dont j’ai vu la tête; il ne paraît en différer qu’en ce qu’il « a le visage nu et sans poil. »
Nous venons de présenter tous les faits que nous avons pu recueillir au sujet du pongo ou grand orang-outang; il nous reste maintenant à parler du jocko ou petit orang-outang. Nous en avons la dépouille au cabinet du Roi; c’est d’après cette dépouille que nous nous sommes assurés que les principaux caractères par lesquels il diffère du pongo sont le défaut ou, pour mieux dire, le manque d’ongle au gros orteil des pieds de derrière ‘,1a quantité et la couleur roussàtre du poil dont il est revêtu, et la grandeur, qui est d’environ moitié au-dessous de la grandeur du pongo ou grand orang-outang. M. Allamand a vu cet animal vivant, et en a fait une très-bonne description ; il en a donné la figure (pl. n) dans l’édition faite en Hollande de mes ouvrages sur l’histoire naturelle.
« J’ai donné, a dit ce savant naturaliste, 1a figure d’un singe sans queue, « ou orang-outang , qui m’avait été envoyé de Batavia : cette figure faite « d’après un animal qui avait été longtemps dans de l’eau-de-vie , d’où je « l’avais tiré pour le faire empailler, ne pouvait que le représenter très- « imparfaitement; je crus cependant devoir la publier, parce qu’on n'en « avait alors aucune autre. Il me paraissait difiérent de celui qui a été « décrit par Tulpius; depuis j’ai eu des raisons de croire que c’est le même, « sans que pour cela j’aie trouvé meilleure la figure que cet auteur en a « donnée.
« Quelques années après, au commencement de juillet 1776, on envoya « du cap de Bonne-Espérance à la ménagerie de M. le prince d’Orange, « une femelle d’un de ces animaux, et de la même espèce que celui que « j’avais décrit. On a profité de cette occasion pour en donner une figure « plus exacte; on la voit dans la planche xviii.
« Elle arriva en bonne santé; dès que j’en fus averti, j’allai lui rendre « visite, et ce fut avec peine que je la vis attachée à un bloc par une grosse « chaîne qui la prenait par le cou, et qui la gênait beaucoup dans ses mou- « vements ; je m’insinuai bientôt dans ses bonnes grâces par les bonbons « que je lui donnai, et elle eut la complaisance de souffrir que je l’examiu nasse tout à mon aise.
«La plus grande partie de son corps était couverte de poils roussâtrcs «partout à peu près de la même longueur, excepté sur le dos, où ils